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Le phénomène
de la Vie et de la Mort

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D |
u point de vue de notre connaissance sensorielle, il nous semble plus facile de voir les différences qui existent entre un être vivant, tel un chat, et un objet inerte, tel un caillou, que d’expliquer ou de définir le phénomène de la Vie. Mais penser ainsi c’est, en fait, nous illusionner par nos propres projections, car en réalité tout est vivant, même la Terre et les minéraux qui existent grâce au jeu incessant des énergies pleines de vie et de conscience aux niveaux atomique et moléculaire. La différence que nous faisons entre un animal et un objet dit « inerte » est une approche erronée de la réalité, parce que nous croyons que ce dernier n’est pas vivant, alors que rien dans la nature n’est inerte, que tout est animé par l’Énergie Primaire qui est Vie et Source de la vie. Dans ce sens, dire que la Terre est vivante et notre Mère à tous, ce n’est pas que symbolique : c’est la réalité. Pour le comprendre et l’accepter, il faut délaisser les apparences sensorielles et voir la Terre comme un être conscient, qui a une âme propre et qui s’exprime par le changement des saisons, la croissance des végétaux, l’entretien et l’action et les comportements des animaux et de l’homme. « Par analogie, les montagnes et les océans, les vallées et les rivières et tous les phénomènes naturels jaillissent de l’âme de la terre, tout comme les événements et tous les objets manufacturés émanent de la vision intérieure ou de l’âme de l’humanité. » Le monde intérieur de chaque être humain est uni à l’univers intérieur de la terre. En conséquence, une partie de l’âme de chacun est liée à l’âme du monde ou l’âme de la terre (1).
Les atomes qui composent le corps humain, comme ceux qui composent toutes les créatures, sont dotés de vie et de conscience. La biosphère, que les biologistes limitent aux êtres dits vivants qui habitent la Terre, inclut donc également celle-ci, car la Terre est constituée et formée par des atomes conscients et vivants. Les clairvoyants qui voient l’aura entourant des êtres dits inanimés (pierre, métaux, montagnes rocheuses, etc.) témoignent, par là, de cette vitalité qui rayonne de toutes choses.
Les rythmes de notre corps et de notre conscience sont synchrones avec ceux de la terre. Chaque atome et chaque molécule qui la composent ont leur propre forme de conscience et la structure de la planète est constituée de l’association de toutes ces formes de conscience et de leur coopération.
Si nous considérons la formation de la terre, selon notre perspective du temps linéaire, elle a eu lieu par un échange constant entre les réalités intérieures (psychiques et invisibles) et les projections des êtres physiques dans la matière. C’est avec l’apparition des animaux, des végétaux et des minéraux que se sont développé les émotions, la sensibilité, la conscience, les concepts et les croyances. Concomitamment et parallèlement sont apparues les structures des systèmes nerveux complémentaires, ainsi que les formations physiques bien définies, comme les montagnes, les vallées, les mers et l’ensemble de la géographie et de l’écologie. Toutefois dans la perspective de la simultanéité du temps, tous ces événements se sont produits (ou, mieux, se produisent) en même temps.
Nos sentiments, comme les arbres, font partie de l’environnement terrestre qu’ils influencent directement. Et on peut faire un lien entre des crises épileptiques et les séismes : quand ceux-ci se produisent, les propriétés physiques de la terre sont alors perturbées par la conjugaison d’une grande énergie et un état d’instabilité. Il y a aussi beaucoup de ressemblance entre la circulation du sang dans les veines et les courants atmosphériques; même si la première semble se passer à l’intérieur du corps et les courants de l’air à l’extérieur, ce sont « des manifestations interdépendantes d’un même mouvement. » À un certain point de vue, nous sommes à l’intérieur du corps de la terre. Comme les cellules du corps influencent ce dernier de l’intérieur, ainsi la météo reflète les sentiments de l’ensemble des individus dans le monde selon les rythmes intérieurs profonds de l’émotion (2).
Un biologiste définira la vie comme la faculté que possède un être de s’entretenir lui-même de l’intérieur et de se reproduire. Mais il ne saurait, en tant que biologiste, expliquer la nature de la vie, parce qu’il observe les phénomènes vitaux de l’extérieur. La vie apparaît dans notre monde physique comme l’expression et le produit de la conscience à tous ses échelons : atomique, moléculaire, organique et corporel. Dans cette optique, la conscience est action, la conscience est vie car elle émane de l’Énergie Primaire qui est la Vie. Le propre de la Vie est donc le changement, la modification des structures et, le cas échéant, leur mort ou destruction : un être vivant est donc une forme d’énergie en changement constant. Il en est ainsi de la Terre qui est un être vivant : elle change de formes sous l’effet de l’érosion (ainsi sont détruites les civilisations créées par l’homme). Mais l’énergie qui crée ces formes physiques n’est jamais détruite, elle est seulement transformée, comme l’énergie de nos ego qui changent constamment ainsi que celle de nos multiples personnalités physiques, toutes créées par l’énergie formidable de notre Entité totale, notre âme.
Cette transformation de l’énergie en une nouvelle forme implique nécessairement la destruction de la forme ancienne qu’elle exprimait. La forme physique créée par l’énergie de la conscience de l’individu, n’est pas l’individu lui-même, mais une expression de lui-même parmi beaucoup d’autres possibles. La vie de l’individu se perpétue à travers ce phénomène de la transformation, qu’on appelle la Mort.
Qu’est-ce que la Mort?
La mort ne frappe pas à un moment précis,
indivisible, séparé. La vie est un état en devenir et la mort fait partie de ce
processus. Jane Roberts, L’enseignement
de Seth, p. 158.

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L |
a vie est une vibration : elle possède donc un rythme de fréquence qui passe du positif (manifestation physique) au négatif (manifestation dans une dimension invisible). Comme une luciole (3), elle est douée de pulsations : à un instant donné, notre conscience vit dans la réalité physique, puis l’instant suivant elle est concentrée dans un autre système de réalité. On pourrait dire qu’à notre point de vue, dans cet instant, elle est morte ou sans vie; puis à l’instant suivant elle est de nouveau vivante dans notre réalité. Mais nous ne sommes pas conscients de l’instant intermédiaire de non-vie, car notre perception de la continuité repose sur la perception d’une pulsation sur deux.
La structure de l’univers physique existe de la même façon car il est, comme notre corps, composé d’atomes et de molécules. En d’autres mots, il est intermittent et existe selon un certain rythme, comme celui de la respiration. Logiquement, la mort est l’arrêt de la pulsation physique, puisqu’elle est « simplement l’insertion d’une plus longue durée de pulsation » dont nous ne sommes pas conscients ou une longue pause dans l’autre dimension où s’exerce maintenant notre conscience. « La mort du tissu physique n’est qu’une partie du processus de vie tel que vous le connaissez dans votre système, une parcelle du processus du devenir. Et de ces tissus, une nouvelle vie surgira (4). »
Puisque des cellules de notre corps meurent et que d’autres naissent constamment, nous sommes donc vivants « au milieu de petites morts et des parties de notre propre image « s’émiettent d’instant en instant » et sont immédiatement remplacées. « Ainsi, vous êtes dans une certaine mesure, vivants au sein d’une mort perpétuelle de vous-mêmes – vivants en dépit et à cause de la multitude de morts et de renaissances qui se manifestent dans votre corps physique (5). »
Parallèlement à notre état de veille sous forme de pulsations, nous expérimentons également durant le sommeil cette plongée dans une autre dimension lorsque le corps et l’ego sont endormis et inconscients. C’est pourquoi traditionnellement, on a comparé la mort à un sommeil. Mais dans les rêves, notre âme est toujours vivante, ainsi en est-il à la mort du corps physique. Qu’arrive-t-il alors à ce « moment » de la mort?
Le processus se déroule sans que nous en ayons conscience, car les pulsations, expliquées plus haut, ont une durée trop brève pour être consciemment perçues. Mais à ce « moment » nous ne pouvons plus combler l’écart entre deux pulsations : le rythme se fait plus long et c’est alors que nous percevons le temps comme celui de la mort (6).Dans cette perspective, la prochaine pulsation serait la réincarnation dans un nouveau corps. Mais ce que nous voulons savoir, c’est ce qui arrive quand nous n’avons plus conscience de la réalité physique et quand momentanément, nous n’avons plus d’image physique (7).
La réponse à cette question est complexe. Il n’y a pas de réponse unique, nous dit Seth, « parce que chacun de vous est une individualité ». Les types de morts dépendent des conditions dans lesquelles se trouve alors la conscience individuelle. Cette nouvelle réalité après la mort sera interprétée à la lumière de nos croyances (8) jusqu’à ce que nous ayons mieux compris, avec l’aide de guides, la nature de cette nouvelle existence. Pour nous adapter alors à la vie de l’au-delà, nous devrons abandonner certaines croyances qui ne concordent pas avec cette réalité, telles que la croyance à « un jugement dernier » et à « une récompense au ciel ou une punition en enfer ». Nous développerons davantage cette perspective dans le dernier chapitre.
Je terminerai cependant ce thème de la vie et de la mort par les affirmations suivantes, tirées des enseignements de Seth. Malgré l’incertitude et la crainte que tout être humain ressent devant la mort, « il est naturel de vivre après la mort, de rendre le corps à la terre et d’en créer un autre. » Il est également naturel d’avoir des « moi » apparents tout autant que des vies antérieures (9). L’existence avant et après la mort est « un phénomène aussi naturel que votre vie présente (10) . […] Tout en demeurant lui-même, le corps apparaît et disparaît. Il ne se sent pas amoindri lorsqu’une cellule meurt, car il en forme une nouvelle (11). »
Il est certain que nous survivrons à la mort du corps, mais dans une autre image de nous-mêmes. Actuellement, nous sommes des créatures physiques qui s’expriment à travers un corps et un monde matériel qui constitue notre mode d’expression. Plus tard, nous prendrons d’autres formes (12).
Dans l’expérience hors-du-corps qu’un individu fait lors d’une EMI, il fonctionne dans une autre sorte de corps, différent de celui qu’il vient de quitter, mais qui a tous les moyens de perception que possède le corps physique, quoique sur un mode très différent. Par exemple, sa perception du temps n’est pas linéaire, mais globale. Voyons ce qui se passe concrètement au cours d’une NDE ou d’une EMI.
NOTES
(1) La réalité personnelle, T-I, p. 29. Voir aussi Document E : La Nature vivante.
(2) La réalité personnelle, T-II, pp. 203-205.
(3) L’enseignement de Seth, p. 158.
(4) Ibidem, p. 159-160. Voir aussi Document D : La Mort.
(5) Ibidem,
p. 158.
(6) Ibidem, pp. 160-161.
(7) Ibidem.
(8) Ibidem, p. 161. Voir Document H : L’état d’après-mort.
(9) La réalité personnelle, T-I, p. 186.
(10) Ibidem, p. 187.
(11) Ibidem,
p. 191.
(12) La réalité personnelle, T-II, p. 28.
DOCUMENTS
D
La Mort
La mort n’est rien d’autre que le franchissement d’une porte au-delà de
laquelle on nous appelle. Et le passage est si bref, si rapide que nous nous en
rendons à peine compte. Ce qui est important, c’est ce qui se trouve au-delà de
la porte. Le corps est fatigué et affaibli. À un moment donné, le cœur
s’arrête; et ce n’est pas seulement parce que le mécanisme ne peut plus
fonctionner; c’est aussi et surtout parce que l’âme s’est enfuie en se glissant
par la porte ouverte. Certaines âmes s’en vont allègrement, d’autres avec plus
de réticence; mais toutes obéissent à l’appel universel de la paix et de la
tranquillité…
Il faut se pénétrer avant tout du
fait que la mort elle-même n’a pas d’existence réelle. Toute substance existe
depuis le commencement de la création; rien ne se détruit, tout se transforme
exactement comme la chenille devient papillon et se désintègre ensuite lorsque l’esprit passe à un état différent.
Tel est le cycle : être en constant devenir et n’avoir pas de fin…
Ruth
Montgomery, Au-delà de notre monde,
pp. 20, 100.
E
La Nature
vivante
Il n’en reste pas moins que les
animaux, les rochers, le sol et toutes les autres choses vivantes possèdent une
personnalité et une âme, même si cette personnalité et cette âme nous
apparaissent différentes de celles que nous identifions chez l’homme au cours de
son étape sur terre. Ce sont des substances qui respirent et qui vivent, qui
ont en elles des étincelles de Dieu; et bien qu’aucune ne soit aussi évoluée
que les âmes qui prennent la forme humaine durant leur séjour sur terre, elles
n’en sont pas moins le reflet du Créateur et répondent à son amour, tout comme
celles qui sont destinées à prendre la forme d’une femme ou d’un homme…
Les « objets » ne sont pas
plus des objets que nous ne le sommes nous-mêmes. Chacun d’eux possède sa
propre forme de vie et d’être. Les rochers constituent une partie du plan
divin, tout comme les oiseaux, les abeilles et chacun de nous. Tous les êtres,
quels qu’ils soient, ont leur place dans l’arrangement divin…
Ruth Montgomery, Au-delà de notre monde, pp. 101 et 103.