Ruth Montgomery et ses guides

 

            Comme je l’ai raconté dans mes ouvrages précédents, je rencontre les Guides chaque matin à neuf heures, et après une courte méditation je pose légèrement mes doigts sur le clavier de ma machine à écrire. Alors, en gardant les yeux fermés, l’écriture commence. J’ai souvent suggéré à ceux qui aimeraient essayer l’écriture automatique, de le faire toujours à la même heure chaque jour. Ceci établit un moment précis pour un Guide d’un niveau élevé ou pou un Groupe. Je leur ai aussi recommandé de réciter à voix basse une brève prière pour demander une protection, car une fois que nos vibrations ont été assez élevées pour contacter le plan spirituel quand nous sommes en état alpha, il est aussi facile pour une mauvaise entité de nous atteindre qu’il l’est pour une entité bienveillante.

            Ma prière est la suivante : « O Seigneur, s’il te plaît, protège-moi du mal et de toutes entités malveillantes, et permets seulement au bien et à la vérité de venir vers moi. ». Ayant été journaliste pendant trente-cinq ans, j’ai un profond souci de ne pas tromper le public, et au matin du 5 avril 1982, il se peut que j’aie murmuré la dernière partie de cette prière avec une ferveur inhabituelle, car  l’écriture commença ainsi :

            « Ruth, nous essayons toujours de ne vous transmettre que la vérité, l’absolue vérité, mais nous ne sommes pas totalement infaillible parce que nous ne sommes pas des âmes parfaites. Nous nous efforçons d’accomplir la mission à laquelle nous nous sommes engagés, démontrer qu’il n’y a aucune barrière entre les vivants et ceux qui sont passés sur le plan des esprits; qu’en fait nous sommes tous un, qu’on soit dans un corps physique ou éthérique, et que la recherche de la perfection découle de notre désir naturel et insatiable de retourner à la source de notre énergie, de notre être – la réunion avec notre Créateur. Nous avons tous commencé autrefois comme des parties de ce grand Pouvoir, et notre amour pour le Créateur est plus grand que pour nous-mêmes, puisque nous ne sommes qu’un fragment du tout. Aussi jamais nous ne voulons tromper qui que ce soit, puisque chacun de nous est une partie du tout, et comme tel nous sommes des fragments les uns des autres. Quand parfois nous commettons une erreur, c’est uniquement parce que nous interprétons mal l’avenir ou que nous utilisons mal l’exercice du libre arbitre qui a été donné à l’homme pour l’exercer de façon bénéfique. Si nous voyons d’avance une catastrophe, il se peut que nous ne soyons pas conscients des événements intermédiaires qui influencent sa réalisation. Notre situation avantageuse nous permet de voir beaucoup plus loin que quand nous sommes sur le plan physique, car ainsi le futur s’étend devant nous.

            Les Guides ont déjà comparé le plan des esprits, où ils se trouvent, à un pilote d’avion, qui de là-haut peut voir beaucoup plus loin devant lui que peuvent le faire ceux de nous, dans un corps physique, qui sommes comme les pagayeurs dans un canot et dont le vision se limite au proche rivage d’une rivière. Et moi aussi je suis parfois un récepteur imparfait des messages des Guides.

 

Ruth Montgomery, Threshold to Tomorrow, Fawcett Crest, N.Y., pp. 201-202.