L’Androgynie
dans les fresques de Michel-Ange
Fidèle
à l’enseignement de
Les prophètes et les sibylles

Le prophète Joël La sibylle de
Delphes
¨
La sibylle d’Érithrée Le prophète Isaïe

>Le prophète Ézéchiel La sibylle
de Cumes


La sibylle de Perse Le prophète Daniel


Le prophète Jérémie La
sibylle de Libye
Les Nus (Ignudi) et les Putti
Michel-Ange
a toujours été impressionné par les statues antiques gréco-romaines qui
représentaient des corps physiques que Socrate présentait comme le canon de

À
cause de son attirance vers les beaux jeunes éphèbes, certains historiens ont
conclu que Michel-Ange aurait peut-être été homosexuel (ce mot n’existait pas
de son temps). Il n’y a aucune certitude à ce sujet, car il sculptait aussi des
nus féminins (voir

Toutefois, il n’a jamais été
marié : sa seule maîtresse était la sculpture (son art). On remarque
facilement que ces nus ont un caractère féminin et qu’il utilisait de beaux
jeunes gens pour dessiner les canevas des personnages féminins de ses fresques.
Peut-être voulait-il exprimer par là l’androgynie de l’être humain, suggérée
abondamment dans













.jpg)
Les nus féminins ne sont pas absents dans les fresques de Michel-Ange. Ils figurent également chez les « Putti » et dans d’autres tableaux.


Précédemment, nous avons vu dans la Chute selon Michel-Ange que l'interprétation que l'artiste faisait de la scène de la tentation ne suivait pas l'interprétation traditionnelle de l'Église qui associe la sexualité au péché originel. Dans cette fresque, l'artiste soulignait le libre-arbitre de l'homme, au lieu du concept chrétien traditionnel du péché originel.
Lors de l'inauguration de la restauration des fresques de la chapelle Sixtine, le Pape Jean-Paul II affirmait ceci au mérite du génie de Michel-Ange: "Il semble que Michel-Ange, à sa manière, se soit laissé guider par les paroles suggestives du livre de la Genèse qui, en ce qui concerne la création de l'homme, homme et femme, relève: « Tous deux étaient nus [..], et ils n'avaient pas honte l'un devant l'autre » (Gn 2, 25). La Chapelle Sixtine est précisément - pour ainsi dire - le sanctuaire de la théologie du corps humain. En témoignant de la beauté de l'homme créé par Dieu comme homme et femme, elle exprime aussi, d'une certaine manière, l'espérance d'un monde transfiguré, le monde inauguré par le Christ ressuscité, et avant même le Christ du Mont Thabor. Nous savons que la Transfiguration constitue l'une des principales sources de la dévotion orientale; elle est un livre éloquent pour les mystiques, de même que le Christ crucifié contemplé sur le mont de La Vema a été un livre ouvert pour saint François." (Homélie du 8 avril 1994).
[1] L’Église défendait alors la dissection des cadavres même des condamnés pour meurtre. Seule l’université de Bologne en avait la permission.