Ce que nous sommes (6)

 

            Le progrès n’est pas lié au temps mais à la concentration psychique et spirituelle. Chaque pièce est totalement indépendante de toutes les autres. Il n’est donc pas correct de supposer que vos actes dans cette vie ont pour origine un existence antérieure, ou que vous êtes pénalisés pour des crimes commis dans une existence passée. Les vies sont simultanées.

            Votre personnalité multidimensionnelle est à ce point douée qu’elle peut enregistrer toutes ces expériences en conservant son identité. Elle est, bien sûr, affectée par les spectacles auxquels elle participe. Il y a communication en temps réel ou, si vous préférez, un système d’ajustement instantané.

            Ces pièces sont loin d’être sans objectif. La personnalité multidimensionnelle y apprend en agissant. Elle expérimente une variété infinie de postures, de modèles de comportement, d’attitudes. Et il en résulte des changements. Le mot « résulte » nous ramène automatiquement à la cause et à l’effet – la cause intervenant avant l’effet, et ceci est simplement un exemple dû aux déformations et aux difficultés inhérentes à la pensée verbale qui, toujours, implique une description linéaire.

            Vous êtes se Soi multidimensionnel qui mène ces existences, qui crée ces jeux cosmiques de la passion et qui les interprète. C’est seulement parce que vous vous concentrez sur ce rôle précis que vous confondez la totalité de votre être avec ce dernier. Ce n’est pas sans raison que vous avez établi ces règles pour vous-mêmes. La conscience est dans un état de devenir permanent, c’est pourquoi le Soi multidimensionnel dont je parle n’est pas une structure achevée et donnée une fois pour toutes : il est également dans un état de devenir.

            Il apprend l’art de la réalisation. Il a en lui des sources infinies de créativité et des possibilités de développement illimitées. Mais il doit aussi acquérir les moyens de la réalisation et tracer les voies susceptibles de faire éclore les créations encore larvées qui sont en lui.

 

Jane Roberts, L’enseignement de Seth, pp. 80-81.