Seth et le Christ
Beaucoup plus tard nous avons découvert que certaines des conceptions de Seth figuraient dans des manuscrits ésotériques remontant à plusieurs milliers d’années. Cependant, à mesure que notre connaissance progressait, nous avons constaté que, dans certains domaines délicats, les idées de Seth s’écartaient de celles qui étaient généralement tenues pour vraies dans nombre d’écrits spiritualistes et métaphysiques.
Par exemple, Seth n’accepte pas l’existence d’un Christ historique, bien qu’il accepte la légitimité de l’esprit du Christ – comme vous le verrez plus loin dans l’ouvrage.
Jane Roberts, Le Livre de Seth, p. 154.
« J’ai cité la Crucifixion, en disant une fois que c’était une actualité, bien qu’elle n’ait pas eu lieu dans votre réalité temporelle. Elle relève du même processus que le rêve, pourtant sa réalité a été ressentie pendant des générations. Bien qu’elle n’ait pas eu de réalité physique, elle a influencé le monde plus encore qu’un événement physique n’aurait pu le faire.
« La Crucifixion a été une des réalités qui ont enrichi à la fois l’univers des rêves et l’univers de la matière, et elle a son origine dans l’univers des rêves. Ce fut une contribution majeure de ce système au vôtre, et qui pourrait être comparé à l’émergence d’une nouvelle planète dans l’univers physique. »
Seth ne dit pas ici que la Crucifixion fut « seulement un rêve ». « Bien qu’elle n’ait pas eu lieu historiquement, affirme-t-il, elle a surgi dans une autre réalité et émergé comme une idée plutôt que comme un événement physique – une idée qui a changé la civilisation. » (Selon Seth, naturellement, une idée est un événement, qu’elle se matérialise physiquement ou non.)
Seth poursuit en disant : « L’Ascension du Christ ne s’est pas produite dans le temps tel que nous le connaissons. C’est aussi une contribution de l’univers des rêves à votre système physique : elle personnifiait la connaissance selon laquelle l’homme est indépendant de la matière physique…
« Dans l’état de rêve, de nombreuses conceptions et des inventions pratiques restent à l’état potentiel jusqu’à ce qu’un homme les accepte comme possibles dans le cadre de la réalité physique… L’imagination est le lien entre l’homme à l’état de veille et le système onirique. Souvent l’imagination intègre des données existant à l’état de rêve et les applique aux circonstances et problèmes particuliers de la vie quotidienne…
« L’univers du rêve, donc, contient des éléments qui, à un moment donné, transformeront complètement l’histoire du monde physique; les refuser en tant que possibilité diffère leur émergence. »
Ibidem, pp. 256-257.
Mais si Dieu ne peut être objectivé, qu’en est-il du Christ? Seth dit qu’il n’a pas existé en tant que personnage historique.
« Quand l’espèce est en difficulté, en proie au stress, elle se tourne vers quelqu’un comme le Christ. Elle cherchera et, d’elle-même, produira les véritables personnalités nécessaires qui lui donneront la force.
« Il y eut trois hommes dont les vies se sont confondues dans l’histoire et ont fusionné pour donner corps au mythe du Christ. Chacun d’eux était particulièrement doué sur le plan psychique, connaissait le rôle qu’il avait volontairement accepté. Les trois hommes appartenaient à une même entité et ont un jour accédé à la vie physique. Pourtant, ils ne sont pas nés à la même date. Certaines raisons ont conduit l’entité à ne pas revenir en tant que personne unique. La première c’est que la conscience totale d’une entité est trop forte pour un seul support physique; par ailleurs, l’entité voulait un milieu plus diversifié que celui qu’elle aurait obtenu autrement.
« L’entité est née une fois sous le nom de Jean Baptiste, puis elle s’est incarnée sous deux autres formes, le Christ étant une d’elles, ainsi que la tradition le révèle… Je vous parlerai de l’autre personnalité ultérieurement. Il y avait communication constante entre ces trois fractions de l’entité, bien qu’elles aient été engendrées à des dates différentes. L’espèce tire ces personnalités de sa propre banque psychique, de l’ensemble des consciences individualisées qui étaient à sa disposition. »
Ibidem, pp. 337-338.
« Naturellement, si vous croyez au diable, vous provoquerez des manifestations diaboliques. Votre monde n’a pas encore expérimenté ce qui vous libérerait. Le christianisme ne fut qu’une déformation de cette vérité essentielle – le christianisme organisé tel que vous le connaissez. Je ne parle pas des préceptes d’origine. On ne leur a pas laissé une grande chance. Nous en discuterons plus tard dans ce livre.
Jane Roberts, L’enseignement de Seth, pp. 215-216.
« Ces créations artistiques sont perçues par éclairs ou par bribes quand vous êtes en état de semi-rêve. Ou au cours d’autres périodes de dissociation. Il existe de nombreuses sortes d’arts multidimensionnels et donc quantité de niveaux où oeuvrent les créateurs. L’histoire du Christ est une création de ce genre.
Ibidem, pp. 221-222.
« Une personnalité très respectable qui fonda une Église – ou, si vous préférez, engendra une civilisation – a dit une fois : ‘Quelqu’un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui l’autre.’ La signification originelle de cette remarque devrait être prise à bon escient. Vous devriez tendre l’autre joue parce que vous avez conscience que, fondamentalement, l’agresseur ne frappe que lui-même.
Ibidem, p. 226.
« Votre image du Christ représente symboliquement votre idée de Dieu et de Ses relations. L’Histoire a fondu en une seule trois individualités séparées qu’on a appelées le Christ – d’où les nombreuses divergences des récits. C’était à chaque fois un homme parce qu’à cette période vous n’auriez pas accepté de contrepartie féminine.
« Ces individualités faisaient partie d’une entité. Vous ne pouviez imaginer Dieu que comme un père et sous des apparences humaines. Composantes terrestres, ces trois figures résolvaient un drame hautement symbolique, projeté par une énergie puissamment concentrée.
« Pourtant, les événements tels qu’ils ont été rapportés n’appartiennent pas à l’Histoire. La crucifixion du Christ est une fiction purement psychique. Des idées d’une ampleur presque inimaginable furent représentées.
« Judas, par exemple, ne fut pas un homme au sens où vous l’entendez. Il fut – comme les autres disciples – une personnalité ‘fragment’, bénie, créée, formée par le Christ. Il représentait l’autotrahison. Il incarna comme dans une dramatique cette part propre à toute individualité qui lutte âprement pour accéder à la réalité physique, niant le soi intérieur dépourvu d’agressivité. Les douze apôtres représentaient chacune des individualités de sa personnalité et l’ensemble de ses qualités. Le Christ tel que vous le connaissez n’était autre que le soi intérieur. Les apôtres, donc, plus le Christ (trois figures en une) formaient une personnalité individuelle terrestre – le soi intérieur – et les douze principales caractéristiques liées au soi égotiste. Comme le Christ est entouré de ses disciples, le soi intérieur a tout un faisceau de potentialités qui ne demandent qu’à s’extérioriser dans la réalité quotidienne du monde extérieur tout en vivant dans l’orbite du soi intérieur.
« Les disciples, donc, détenaient leur réalité physique du soi intérieur, tout comme vos caractéristiques terrestres viennent de votre nature intérieure. C’était une parabole vivante, s’incarnant parmi vous, un jeu cosmique étudié à votre intention, transmis dans des termes que vous pouviez comprendre. Les leçons devenaient faciles dans la mesure où les idées qu’elles véhiculaient étaient personnifiées. Si vous me pardonnez cette expression, c’était comme une fable morale localisée, dans votre univers, à votre intention. Cela ne signifie pas qu’elle était moins réelle que vous ne l’aviez supposé auparavant. En fait ce qui est dit ici devrait faire ressortir clairement les aspects les plus convaincants de la divinité. (…)
« Les trois personnalité étaient nées sur votre planète; en vérité, elles se firent chair au milieu de vous. Aucune d’entre elles ne fut crucifiée. Les douze disciples rassemblèrent en eux les énergies combinées de ces trois personnalités. Ces dernières furent vraiment dotées d’une originalité, mais leur principale tâche était de manifester clairement par elles-mêmes certaines capacités inhérentes à tous les hommes.
« Cette dramatique a été représentée de diverses manières, et bien qu’elle soit toujours différente, elle est toujours la même. Cela ne veut pas dire que le Christ est apparu dans chaque système de réalité. Cela signifie que l’idée de Dieu s’est manifestée dans chaque système d’une façon compréhensible pour ses habitants.
« Ce drame continue à se jouer. Il n’appartient pas à votre passé. Vous l’avez simplement situé là. Cela ne signifie pas qu’il resurgit toujours. Le drame était loin d’être sans signification, et l’esprit du Christ est, dans votre perspective, légitime. C’est le drame divin que vous choisissez de percevoir comme d’autres le font à leur propre échelle.
« Que la crucifixion ait eu lieu ou non, c’était un événement psychique, et comme tous les autres, il est en relation avec le drame. Nombre d’entre eux furent d’ordre physique mais quelques-uns non. Il est évident que l’événement psychique a affecté votre monde autant que l’événement physique. Le drame dans sa totalité a surgi en réponse aux besoins du genre humain. Il fut créé en fonction de ce besoin; il prit de l’ampleur à partir de lui, mais son origine n’était pas dans votre système de réalité.
« D’autres religions reposèrent sur des drames différents; les idées y étaient interprétées d’une façon qui les rendait compréhensibles par différentes cultures. Malheureusement, les variantes d’un drame à l’autre, ont souvent conduit à des malentendus et ont servi d’excuses à la guerre. Sur le plan intime, ces drames trouvent souvent leur solution à l’état de rêve. Les figures de Dieu, personnifiées, furent d’abord présentées à l’homme dans le rêve. Ainsi le chemin était préparé.
« Dans les visions, l’homme savait que le drame du Christ serait joué. Partant de là, il L’a reconnu pour ce qu’Il était quand Il est apparu dans le monde physique. Son pouvoir et Sa force ont fait retour vers l’univers du rêve. Il avait accru Sa vigueur et Son intensité à travers la matérialisation physique. Dans les rêves particuliers, les hommes étaient alors en relation avec les principales figures du drame, et, à l’état de rêve, ils reconnaissaient sa véritable importance.
Ibidem, pp 266-269
« Le dogme chrétien parle de l’Ascension du Christ, ce qui implique une montée verticale. Le développement de l’âme est souvent évoqué en termes de direction. Progresser est synonyme de monter tandis que l’horreur de la punition religieuse, l’enfer, est considérée comme le fond de toutes choses.
Ibidem, p. 305.
« Dans quelques-uns de ces mondes, le drame du Christ ne pourrait jamais apparaître comme il l’a fait dans le vôtre. La même remarque s’applique à chacune de vos grandes religions, bien que, comme je l’ai dit dans le passé, les bouddhistes soient ceux qui, d’une façon générale, ont le mieux approché la nature de la réalité. Ils n’ont pourtant pas compris la permanence de l’âme, relativement à son invulnérabilité. Ils n’ont pas non plus été capables de ressentir son caractère unique. Mais Bouddha, comme le Christ, interprétait à peu près ce qu’il savait dans les termes de votre propre réalité. Non seulement de votre réalité physique mais de votre réalité probable.
Ibidem, p. 309.
« L’entité Christ en était un (speaker). Le Bouddha un autre. Ces Speakers sont aussi actifs lorsqu’ils ne sont pas dans la réalité physique que lorsqu’ils y sont. L’entité Christ a connu de nombreuses incarnations avant l’émergence de la « personnalité » Christ telle qu’elle est connue (c’est-à-dire Jésus de Nazareth); il en est de même pour le Bouddha.
Ibidem, p. 376.
« Par exemple, le personnage principal d’un drame religieux historique est plus ou moins conscient des voies par lesquelles l’information lui est donnée. Et pourtant, il croit avoir la connaissance, car la nature du dogme originel lui sera expliqué en des termes qu’il peur comprendre. Jésus savait qui Il était, mais Il savait aussi qu’Il représentait une des trois personnalités composant une entité. Dans une large mesure, Il partageait la mémoire des deux autres. La troisième personnalité mentionnée souvent par moi ne s’est pas encore manifestée – si l’on s’en tient à votre conception du temps -, bien que son existence ait été prophétisée comme la « seconde venue » (Matthieu, 24). Ces prophéties furent exprimées en des termes correspondant à la culture courante de l’époque et donc adaptées. Toute déformation est déplorable car le Christ ne viendra pas à la fin des temps comme les prophéties l’ont annoncé.
« Il ne viendra pas pour récompenser le juste et punir les méchants. Il interprétera un nouveau drame religieux. Comme c’est déjà arrivé. Il ne sera généralement pas reconnu pour ce qu’Il est. Il n’y aura pas de proclamation glorieuse devant laquelle le monde entier s’inclinera. Il reviendra pour redresser le christianisme qui aura régressé au moment de Son arrivée et dès lors Il mettra en place un nouveau système de pensée dont le monde aura doublement besoin. (…)
« La troisième personnalité du Christ sera, bien sûr, considérée comme un grand médium car elle enseignera à l’humanité la manière d’utiliser ses sens internes qui, seuls, rendent possible la vraie spiritualité.
Ibidem, p. 418-419.
« Reprenons. Le troisième personnage historique – déjà né selon vos évaluations – qui constituait une partie de la personnalité du Christ assuma le rôle d’un Zélote. Il avait une énergie et un pouvoir supérieurs et de grandes capacités en tant qu’organisateur. Les erreurs qu’il commit consciemment engendrèrent des altérations dangereuses. Les rapports concernant cette période sont dispersés et contradictoires.
« L’homme, historiquement, était Paul ou Saül. Il lui fut donné de mettre en place un cadre. Mais ce devait être un cadre d’idées et non de prescriptions et de règles; d’hommes et non de groupes. Il échoua dans sa tâche et reviendra comme la troisième personnalité mentionnée dans votre futur. Dans cette perspective, il n’y a pas quatre personnalités.
« Saül est venu, dans une large mesure, comme une identité séparée. Ses caractéristiques, par exemple, semblaient tout à fait différentes de celles du Christ historique. Il s’est « converti » au cours d’une expérience personnelle intense – ce qui signifie que se sont greffés en lui des aspects personnels et non institutionnels. Ainsi certains exploits remontant aux débuts de sa vie ont été attribués au Christ – non au Christ lorsqu’il était jeune homme mais au Christ encore enfant.
« Toutes les personnalités ont un libre arbitre et résolvent leurs propres défis. Il en fut de même pour Paul. Les altérations ayant trait aux problèmes d’organisation étaient également inévitables compte tenu du cadre historique dans lequel les événements devaient être compris. Les tendances de Saül étaient connues à un autre niveau. Elles servaient un but. Et c’est pour cette raison qu’il reviendra une fois encore pour détruire ces déformations.
« En ce temps-là, il ne les créa pas de lui-même, mais les projeta sur la réalité historique. Il les créa jusqu’à ce qu’Il fût lui-même forcé d’admettre certains faits; dans le monde d’alors, le pouvoir terrestre était nécessaire pour maintenir les idées chrétiennes à l’écart de nombreuses autres théories et religions, pour assurer leur cohésion au milieu des factions adverses. Son travail consista donc à créer une structure physique, et bien qu’il ait un temps redouté que le cadre n’étranglât les idées, il ne vit pas d’autre moyen.
« On l’appelait selon ces deux noms (Saül et Paul). Quand la troisième personnalité émergera de nouveau dans l’Histoire, il ne sera pas appelé le vieux Paul, mais il aura les caractéristiques des trois personnalités. (…)
« Paul a essayé de nier toute connaissance de lui-même jusqu’à l’expérience de sa conversion. Allégoriquement, il représentait une fraction du soi en rébellion et fortement orientée vers la vie physique. Il semblerait qu’il soit passé d’un extrême à l’autre : après s’être opposé au Christ, il s’est fait son disciple. Mais la véhémence était toujours là ainsi que le feu intérieur, comme les tendances qu’il avait tenté si longtemps de tenir cachées. Sa destinée le portait vers la réalité physique et sa manipulation, et il possédait de fortes qualités pour y arriver. Dans une certaine mesure, ces dernières le dominaient. À la « mort » du Christ historique, il eut pour tâche de formuler ses idées spirituelles et de leur donner un support physique afin qu’elles subsistent. Ce faisant, il jeta les bases d’une organisation destinée à servir de modèle à ces idées. Il devait survivre au Christ, à l’inverse de Jean Baptiste qui l’avait précédé. Ensemble ils ont représenté les trois aspects d’une période. Jean Baptiste et le Christ remplirent leur rôle avec succès. Seul Paul demeura insatisfait. C’est pour cette raison que le Christ futur se réincarnera à partir de sa personnalité.
« L’entité dont ces personnalités sont l’incarnation, cette entité que vous pouvez appeler l’entité Christ, était consciente de ces manifestations. Les personnalités terrestres, en revanche, ignorèrent le drame dans sa globalité bien que pendant des périodes de transe et d’exaltation une grande part du rituel fût portée à leur connaissance. Paul représente aussi la nature militante de l’homme qui doit prendre en considération le développement de celui-ci à un moment donné. Ce militantisme de l’homme changera complètement de nature et disparaîtra sous la forme que vous lui connaissez, quand la prochaine personnalité du Christ émergera. Il est donc convenable que Paul soit présent.
Ibidem, pp. 421-423.
« Je voudrais clarifier certains points. La « nouvelle religion » qui suivra la Seconde venue ne sera pas chrétienne au sens où vous l’entendez, même si la troisième personnalité du Christ en sera l’instigatrice.
« Cette personnalité se référera au Christ historique, elle reconnaîtra Sa relation avec lui; mais en lui les trois personnalités groupées formeront une nouvelle entité psychique et psychologique. En même temps qu’elle se mettra en place, une métamorphose commencera également sur le plan humain dans la mesure où évidemment les capacités intérieures seront acceptées et développées.
« Cette évolution aboutira à un mode d’existence différent. Nombre de vos problèmes actuels sont le résultat de votre ignorance spirituelle. Quand chacun reconnaîtra que sa propre vie fait partie d’un ensemble, aucun homme ne pourra alors en dominer un autre sous prétexte qu’il est d’une race différente.
« Quand chacun sera conscient de l’expérience acquise à de nombreux niveaux de la société et donc en mesure d’interpréter quantité de rôles, l’appartenance à un sexe où le fait de tenir un rôle particulier ne pourra être considéré comme une marque de supériorité. Une conscience sans limites sentira ce qui la lie aux autres êtres vivants. La continuité de la conscience deviendra apparente. Tout ce processus aboutira à la transformation des structures sociales et gouvernementales qui reposent sur vos croyances courantes.
« La personnalité humaine recueillera des richesses, inconcevables aujourd’hui. Une conscience sans limites disposera implicitement d’une liberté beaucoup plus étendue. Dès leur naissance, on apprendra aux enfants que l’identité de base ne dépend pas du corps et que le temps tel que vous le connaissez est une illusion. L’enfant sera conscient de nombre de ses existences passées et capable de s’identifier avec le vieil homme ou la vieille femme que, selon vous, il deviendra.
« Les nombreuses leçons « qui viennent avec l’âge » seront innées. Mais les vieillards ne perdront pas pour autant l’agilité intellectuelle de leur jeunesse. Ceci est, en soi, important.
« Pendant quelque temps, les incarnations futures seront tenues secrètes pour des raisons pratiques.
« De nouvelles zones du cerveau seront activées afin que les changements en cours soient pris en considération sur le plan physique. Il sera alors possible de localiser dans le cerveau les lieux où la mémoire de la vie passée pourra être suscitée.
« Au cours de ces modifications d’ordre spirituel, la signification de la religion échappera aux limites des organisations pour devenir une partie vivante de l’existence individuelle. Les instances psychiques prendront le pas sur les structures physiques et constitueront les fondements de la civilisation.
L’expérience de l’homme sera tellement étendue que votre espèce semblera avoir changé de nature. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y aura pas de problèmes mais que l’homme disposera de ressources plus abondantes. Cela présuppose une structure plus riche et plus diversifiée. Hommes et femmes se retrouveront dans une relation confraternelle, non seulement comme les gens qu’ils sont mais aussi comme les gens qu’ils furent.
« Les relations familiales connaîtront peut-être de grands changements. Il y aura place, dans la famille, pour des échanges émotionnels qui sont aujourd’hui impossibles. L’esprit conscient sera plus au fait du matériel inconscient. J’intègre cette information dans ce chapitre sur la religion parce qu’il est important que vous soyez conscients de votre ignorance spirituelle et du fait que celle-ci est à l’origine de nombre de vos problèmes. De toute évidence, vos seules limitations sont de cet ordre.
« La métamorphose engendrée par la troisième personnalité – dont nous avons déjà parlé – aura une telle force et un tel pouvoir qu’elle exigera de l’humanité qu’elle fasse montre des qualités qui sont déjà les siennes. Ces dernières ont toujours été présentes. Finalement, elles traverseront les voiles de la perception physique et conduiront vers de nouvelles voies.
« Actuellement l’humanité manque d’une telle ouverture. La troisième personnalité représente cette ouverture. Soit dit en passant, il n’y aura pas de crucifixion dans ce drame. Cette personnalité sera évidemment multidimensionnelle, consciente de toutes ses incarnations. Elle ne sera pas orientée en termes de sexe, de couleur ou de race.
« Pour la première fois, donc, elle brisera les conceptions terrestres de la personnalité, en libérant cette dernière. Elle aura la capacité de mettre en évidence les divers effets de ses choix. Nombreux sont ceux qu’effraie l’idée d’accepter la nature de leur propre réalité ou de se voir révéler les dimensions de leur véritable identité.
« Comme Ruburt (Jane Roberts) l’a dit, plusieurs raisons s’opposent à ce que je donne plus de détails, tant en ce qui concerne le nom qui sera utilisé que la terre natale. Vous seriez trop nombreux à tenter de sauter prématurément sur cette image.
« Les événements ne sont pas prédéterminés. Pourtant le cadre de cette émergence a déjà été dressé dans votre système de probabilités. L’émergence de cette troisième personnalité affectera directement le drame historique originel du Christ tel qu’il est connu actuellement. Il y a et il doit y avoir interaction.
Ibidem, pp. 425-427.
« Les drames expriment certaines réalités intérieures et servent de memento à ceux qui n’accordent aucune confiance à l’expérience directe du soi intérieur. Ils prennent les symboles pour la réalité. Quand ils découvrent que tel n’est pas le cas, ils s’estiment trahis. Le Christ utilise le thème du père et du fils parce que, à ce moment-là, c’était, dans votre terminologie, la méthode visuelle. L’histoire qu’il racontait décrivait la relation existant entre le soi intérieur et le soi engagé dans la vie physique. Aucune religion nouvelle ne surprend réellement qui que ce soit car le drame a déjà été joué sur un mode subjectif.
« Évidemment, ce que j’ai dit s’applique tout autant au Bouddha qu’au Christ : les deux ont accepté les projections intérieures et ont essayé de les représenter physiquement. Ils ont pourtant l’un et l’autre largement dominé ce drame. Le mahométisme, en revanche, s’est révélé différent. Dans ce cas, la violence l’emporte.
Ibidem, p. 430.
« Dans une période historique donnée, un drame religieux peut finalement émerger en tant que représentation extérieure, mais il y a également de nombreux drames mineurs, des « projections » qui ne sont pas prises en compte. Celles-ci représentent, évidemment, des événements probables. Certains d’entre eux peuvent supplanter le drame extérieur actuel. À l’époque du Christ, il y avait de nombreux cas de ce genre et de nombreuses personnalités ont ressenti la force de la réalité intérieure et ont réagi.
« En d’autres termes, à cette époque, vivaient des gens qui prétendaient être le Christ. Pour différentes raisons que je n’exposerai pas ici, ces projections ne reflétaient pas les événements intérieurs assez fidèlement. C’étaient pourtant des hommes vivant approximativement dans le même milieu, qui répondaient au climat psychique intérieur et ressentaient l’attraction et la responsabilité du héros religieux. (…)
« Ces hommes intériorisaient parfaitement leur participation à ce drame, ils comprenaient leur situation au sein de Tout Ce Qui Est. Ils possédaient tous le don de clairvoyance et des communications télépathiques; ils avaient des visions et entendaient des voix.
« Ils entraient en contact par le rêve. Paul conserva la mémoire d’un grand nombre de rêves avant de se sentir poursuivi par le Christ. Il persécuta les chrétiens à la suite d’une série de rêves récurrents. Il percevait le Christ comme une sorte de diable qui le pourchassait dans ses rêves. À un niveau inconscient pourtant, il connaissait la signification des rêves, et sa « conversion » évidemment, ne fut qu’un événement temporel consécutif à une expérience intérieure. Jean Baptiste, le Christ et Paul étaient tous associés à l’état de rêve et Jean fut averti de l’existence du Christ avant que celui-ci ne naquit.
« Parce qu’il avait des devoirs particuliers, Paul avait besoin de renforcer son ego. De ce fait, il était beaucoup moins conscient de son rôle. La connaissance intérieure, naturellement, explosa dans l’expérience de la conversion physique. (…)
« La naissance (de la troisième personnalité) interviendra le moment venu, à l’époque donnée (l’année 2075). Les autres changements auront lieu sur une période de plus d’un siècle, mais les résultats se feront sentir bien avant ce temps.
Ibidem, pp. 439-441.
« Pour votre édification :
« Le Christ,
le Christ historique, n’a pas été crucifié. Ici vous devez m’accorder un peu de
temps. (Pause.) Il n’avait pas l’intention de mourir ainsi; mais
d’autres pensaient que pour réaliser ses prophéties, la crucifixion était une
nécessité. Le Christ n’y a pas pris part (Pause.) Une conspiration s’organisa dans laquelle Judas joua un rôle, une
tentative pour organiser un martyre sans le Christ. L’homme choisi a été drogué
– d’où la nécessité de l’aider à porter sa croix (voir Luc 23) – et on lui a
dit qu’il était le Christ.
« Il
crut qu’il l’était. Il fut au nombre de ceux qui furent trompés, mais il crut
que c’était à lui – et non au Christ historique –
que revenait l’accomplissement des prophéties. Marie vint parce qu’elle était pleine de douleur pour l'homme qui
croyait être son fils. Elle vint par compassion. Ceux qui étaient à l’origine de ce drame
voulaient démontrer qu’une partie des Juifs étaient responsables de la
crucifixion du Christ mais ils n’avaient pas songé que le peuple juif tout
entier en serait blâmé.
Un
thème difficile à exposer, même pour moi. En ce qui concerne le tombeau du
Christ, il était vide parce que ce même groupe de personnes avait sorti le
martyr présumé. Marie-Madeleine, pourtant, a vu le Christ aussitôt après sa
mise au tombeau (voir Matthieu, 28) (Longue pause.) Le Christ était un grand médium. Il a fait apparaître des plaies sur
son propre corps. Elles devinrent visibles aux yeux de ses disciples à la fois
sur le plan physique et au cours d’états hors-du-corps. Il tenta pourtant
d’expliquer ce qui était arrivé ainsi que Sa situation. Mais ceux qui n’étaient
pas dans la conspiration ne comprirent pas et firent une mauvaise
interprétation de Ses déclarations.
« Pierre
a renié trois fois le Seigneur (Mathieu, 26). En fait, il s’était rendu compte
que celui qu’on prenait pour tel n’était pas le Christ. Le
reproche : « Pourquoi, Pierre, m’as-tu renié? » venait de
l’homme qui croyait être le Christ – Sa version tronquée. Judas désigna cet
homme comme la victime. Il savait à quoi s’en tenir sur la conspiration et
craignait que le vrai Christ ne fût capturé. Donc, il désignait aux autorités
un homme auto-investi du rôle de Messie, pour sauvegarder la vie du Christ
historique.
« Sue
la plan symbolique, l’idée de crucifixion donna corps, dans la psyché humaine,
à des dilemmes et à de multiples interprétations. C’est ainsi que la
crucifixion per
se devint une
réalité plus importante que les événements survenus à cette époque. Voyez-vous,
seuls les gens victimes d’une persécution courent le risque d’un tel sacrifice
ou le trouvent nécessaire. Seuls ceux
qui sont limités par les idées de crime et de châtiment sont attirés par ce
genre de drame religieux et reconnaissent en lui les échos profonds de leurs
sentiments.
« Le
Christ savait pourtant, de façon claire, que
d’une manière ou d’une autre, ces événements resurgiraient et que des drames
probables pourraient en résulter. Il lui était impossible de ne pas mettre sa
décision à exécution. Il voulait être sacrifié afin que les anciennes
prophéties des Juifs se réalisent et rien ne pouvaient L’en dissuader.
« Au
cours du dernier souper, quand le Christ dit : « Ceci est mon corps,
ceci est mon sang », il voulait faire la démonstration que l’esprit était
dans toute matière, interconnecté bien que détaché – que Son propre esprit
était indépendant de Son corps car il savait que le corps martyrisé ne serait
pas le Sien.
« Le
malentendu est venu de là. Le christ changea alors Sa façon de Se comporter; Il
apparut très souvent à Ses disciples lorsqu’Il était hors de Son corps (voir
Jean 20,21; Matthieu 28; Luc 24). Jamais auparavant Il ne l’avait fait à ce
point. Il essayait de leur dire qu’Il n’était pas mort, ce qu’ils choisirent
d’interpréter sur le plan symbolique.
« Sa
présence physique n’était plus nécessaire et devenait même embarrassante en
raison des circonstances. Il se voulait simplement en dehors de Lui. Ses
disciples étaient tellement convaincus qu’Il était mort couvert de plaies qu’Il
savait que s’Il ne se présentait pas ainsi, ils ne croiraient pas qu’ils
étaient en Sa présence. Les plaies allaient donc devenir un mode
d’identification; Il devait en faire état quand Il expliquerait les vraies
circonstances.
« C‘est
ainsi que par ailleurs Il mangea pour prouver qu’Il était encore vivant (Jean
21; Luc 24, etc.); mais les disciples comprirent que l’Esprit participait aux
nourritures terrestres. Ils voulaient croire qu’Il avait été crucifié et qu’Il
était ressuscité.
Ibidem, 467-470.
« Certains Zélotes furent, au départ, des Esséniens. Ces derniers les ont persécutés. Jean Baptiste était un Essénien par tous ses principaux aspects. Un homme qui va de l’avant comme lui ne peut que se démarquer de son groupe. Ce fut le cas pour votre ami, Jean.
« Certains Esséniens manifestèrent de la jalousie à l’égard des progrès accomplis par Jean. Celui-ci essaya un moment d’unifier les intérêts des groupes opposés en une fraternité mais il échoua. L’échec a lourdement pesé sur lui. Il était beaucoup plus doux et pourtant, à sa manière, aussi fanatique que les grandes personnalités de cette époque. Il s’insurgeait davantage contre certaines doctrines qu’il ne défendait ses convictions. Le Christ, voyez-vous, avait pour rôle de délivrer un message et Jean devait Lui préparer le chemin. Dans sa jeunesse, ce dernier s’était uni à une cousine. Persuadé que ce lien était coupable, il la délaissa pendant le reste de sa vie.
« Ces hommes étaient poussés par l’énergie créatrice et pénétrés des rôles qu’ils tenaient; pourtant leurs personnalités répondaient à leur temps. Ils devaient apparaître comme des hommes devant les hommes, avant que le Christ puisse Se proclamer Lui-même comme un Être d’exception. Les ambiguïtés se sont avérées nécessaires dans le contexte de ce drame religieux. Tous étaient créateurs parce qu’ils portaient les seuls germes susceptibles de croître en ce temps-là.
Ibidem, pp. 473-474.
« De votre point de vue, et de votre point de vue seulement, la venue du Christ était la Seconde Venue. Il est apparu à l’époque de l’Atlantide, mais les documents furent détruits et oubliés. Seuls quelques survivants en gardèrent la mémoire. De ce point de vue encore, c’est une entité qui apparaît de temps en temps dans votre réalité physique, mais elle a été reconnue seulement deux fois. Une fois dans l’Atlantide, et une fois dans l’histoire du Christ telle qu’elle vous est apparue avec toutes ses distorsions. Elle apparaît et réapparaît donc, se laissant parfois reconnaître. Ce n’est pas une personnalité, comme je vous l’ai déjà dit, mais une entité hautement développée se manifestant parfois en tant que fragment d’elle-même.
Ibidem, p. 516.
« La vraie religion n’est pas répressive, tout comme la vie. Quand le Christ parlait, il le faisait en fonction de son époque. Il se servait des symboles et du vocabulaire des gens à un moment précis de l’histoire.
« Il partit de leurs croyances et, se servant de leur système de référence, Il essaya d’élargir leur champ de vision.
« À chaque traduction, la Bible a changé de sens, car elle fut interprétée selon le langage de l’époque. Le Christ parlait des bons et des mauvais esprits, car c’était la croyance des gens. Dans leurs mots, Il leur montra que les « mauvais » esprits pouvaient être vaincus; mais ces symboles représentaient des choses bien réelles pour le peuple, comme les maladie ou les difficultés physiques « courantes ».
« La fameuse phrase : « Aime ton prochain comme toi-même » (Matthieu 19; 19, Marc 12; 31) était ironique, puisque dans cette société personne n’aimait son prochain, au contraire chacun était profondément méfiant. Mais cet humour du Christ a été perdu.
« Dans le Sermon sur la montagne, le passage : « […[ les doux posséderont la terre […] » (Matthieu 5; 5) a été grossièrement interprété.
« Le Christ voulait dire : « Vous créez votre propre réalité. Ceux qui ont des pensées de paix se trouveront à l’abri de la guerre et de la dissension. Ils ne seront pas atteints. Ils s’échapperont et hériteront vraiment de la terre. »
« Des pensées de paix, particulièrement au milieu du chaos, dégagent une grande énergie. Ceux qui peuvent faire abstraction de la guerre et développer à dessein des pensées de paix triompheront, mais selon votre définition, le mot « doux » est devenu synonyme de mou, médiocre, sans énergie. À l’époque du Christ, la phrase : « […[ les doux posséderont la terre[…] » sous-entendait le recours à l’affirmation, à l’amour et à la paix énergisante. (…)
« Comme je l’enseignais dans L’enseignement de Seth, l’entité du Christ était trop vaste pour être contenue dans un seul homme ou se confiner dans une seule époque; ainsi l’homme que vous croyez être le Christ n’a pas été crucifié.
« Il n’avait donc pas non plus l’idée de se sacrifier. Le mythe devint plus réel que l’événement, ce qui est bien sûr le cas de nombreux prétendus événements historiques importants. Mais même le mythe a été déformé. Dieu n’a pas sacrifié son fils bien-aimé en lui permettant de s’incarner. L’entité Christ désirait naître en un temps et un lieu, pour endosser votre nature, afin de traduire certaines vérités en termes physiques et ainsi servir de guide.
« Chacun de vous survit à la mort. L’homme qui fut crucifié savait cela sans aucun doute et il n’a rien sacrifié.
« Le « substitut » fut sans doute victime de ses illusions, mais dans son aberration il savait que chaque personne renaît. Il prit sur lui-même de devenir le symbole de cette connaissance.
« L’homme nommé
Christ ne fut pas crucifié. Dans l’ensemble du drame, il importe peu que vous
considériez cela comme un fait ou non, puisque la plus grande réalité
transcende et crée les faits. Vous avez votre libre arbitre. Vous pouvez
interpréter ce drame comme vous le désirez. Cela vous appartient. Son immense
pouvoir créateur existe toujours et vous l’utilisez à votre convenance, même en
en transformant le symbolisme avec le changement de croyances. Mais l’idée
maîtresse est l’affirmation que l’être physique, le « moi » que vous
connaissez, n’est pas annihilé avec la mort. Cela reste évident malgré les
modifications. Le concept de Dieu le Père, tel qu’il a été transmis par
le Christ fut vraiment un « nouveau testament ». L’image masculine de
Dieu fut utilisé en raison de l’orientation des sexes à cette époque; mais
par-dessus tout, le Christ a déclaré; « […] Le royaume de Dieu est en (parmi)
vous. » (Luc 17; 21)
« Dans un sens, la personnalité du Christ était une manifestation de l’évolution de la conscience devant conduire l’humanité au-delà des concepts de violence du temps et transformer le comportement qui prévalait à cette époque.
Jane Roberts, La réalité personnelle, T-2, pp. 271-273.
« Le Christ était le symbole de la conscience émergente de l’homme; il détenait en lui la connaissance du potentiel humain. Son message devait franchir les âges, mais cette interprétation est rarement donnée.
« Le Christ a utilisé des paraboles applicables à cette époque. Il prenait les prêtres comme symboles d’autorité (Matthieu 21; 23-27). Il changea l’eau en vin (Jean 2; 1-11), et pourtant de nombreux et soi-disant bons chrétiens ignorent l’intervention du Christ à Cana et jugent dégradante tout boisson alcoolisée.
« Le Christ a « côtoyé » les prostituées (Luc 7; 33-30) et les pauvres, et ses disciples qui étaient des hommes de rien seront appelés les pères de l’Église. Pourtant, bien des personnes qui se considèrent comme pieuses lèvent la tête sur tout ce qui n’est pas « respectable ». Le Christ a utilisé le langage du peuple et, à sa façon, Il s’opposa aux dogmes tout comme aux prêtres qui devaient préserver les temples, ces lieux de la connaissance sacrée, mais qui étaient plutôt voués au culte de l’argent et du prestige (Marc 11; 15-18). Et pourtant nombreux sont ceux qui prétendent suivre le Christ et qui oppriment les marginaux qu’Il appelait ses frères et sœurs.
« Il plaça l’individu au-dessus de tout système, tout en admettant qu’il fallait un minimum d’organisation. Son message entier proclamait que la réalité physique était l’expression du monde intérieur, que le « Royaume de Dieu » s’était manifesté sous forme matérielle.
« Des évangiles écrits dans d’autres pays par des hommes de cette époque ont disparu; ils relataient des épisodes méconnus de la vie du Christ, épisodes qui n’ont pas été consignés dans la Bible. Ils représentaient des enseignements tout à fait différents qui pouvaient être acceptés par ceux qui, à cette époque, avaient des croyances différentes de celles des Juifs. Les messages étaient formulés différemment, mais encore une fois, ils n’en soutenaient pas moins l’affirmation du « soi » et la continuité de son existence après la mort. Ils mettaient toujours l’accent sur l’amour.
« L’un des Évangiles est déformé, car il a été écrit après les autres, et les événements ont été faussés pour qu’ils apparaissent s’être déroulés dans un tout autre contexte. En dépit de cela, le message du Christ reflétait toujours l’affirmation personnelle.
« Ce n’est pas celui de Marc ni de Jean. Pour certaines raisons, je ne veux pas le préciser tout de suite.
« À ce moment, le Christ a consolidé la conscience humaine pour les siècles à venir. La vision du Christ n’était pas restrictive. À présent, je parle votre langage. Cependant, c’est cette même vision, ce même esprit qui a donné naissance à toutes vos religions; des cadres diversifiés à travers lesquels, selon l’époque, les peuples purent s’exprimer et se développer. Dans tous les cas, les religions ont débuté avec la pensée de l’époque, adoptant les croyances populaires pour s’étendre par la suite. Voilà l’aspect spirituel de l’évolution humaine. Les idées-cadres de la vie psychique et mentale prirent beaucoup plus d’importance que les aspects physiques, au fur et à mesure du changement et de la croissance de l’espèce.
Ibidem, pp. 275-276.
(Après la session, Jane fit
une brève expérience. Je lui ai expliqué le peu que je savais des Évangiles et
je lui ai suggéré de trouver, en transe, lequel des Évangiles de Mathieu ou de
Luc était déformé. En un instant, sans trop d’efforts, Jane dit que c’était
celui de Matthieu. Elle ne savait pas comment cette réponse lui était venue et
elle n’essaya pas d’en savoir davantage. Elle ne savait pas non plus si cette
déclaration venait de Seth ou passait par lui. Le premier Évangile aurait été
écrit par Marc.)
(Toutes les dates sont
approximatives. De nombreux théologiens pensent que les Évangiles furent écrits
entre les années 60 et 100 de notre ère, assez longtemps après la mort du
Christ, située en l’an 29 ou 30. Diverses recherches récentes, et soutenues par
toutes sortes de preuves, font remonter l’Évangile de Marc (dont Seth assure
l’authenticité) à l’an 35, bien plus proche, évidemment, de l’époque où vivait
le Christ. Notes de Robert Butts.)
Jane Roberts, La réalité
personnelle, T-2, p. 276.