La
corde d'argent et la Mort
C'est
vers cette époque que je fis une expérience inhabituelle au cours d'une
lecture, donnée pour une dame de Nortfolk. Au point
que je ne sais plus si c'était un rêve ou une vision.
Tandis
que je me préparais à donner la lecture, je sortis de moi-même, si bien que je
réalisai que j'avais devant moi la Mort en personne, je veux dire sous la forme
d'une personnalité « vivante », Je lui fis remarquer :
Vous n'êtes pas dans votre costume habituel
noir et blanc, mode squelette, agrémenté d'un masque mortuaire, et vous avez
oublié votre faux, comme on vous représente parfois, vous et le temps… Au lieu
de cela, je vous vois fraîche et rose, en pleine forme, et armée d'une paire de
ciseaux!
Il
m'a fallu l'examiner attentivement deux fois, des pieds à la tête, pour la
reconnaître. Elle me répondit«;
Oui, la Mort n'est pas celle que l'on croit.
Elle n'est pas l'horrible chose que vous représentez si souvent. Elle est
seulement un changement d'état. Seulement une visite. La paire de ciseaux est
son attribut le plus juste, le plus représentatif de son action sur la vie et
la mort de l'homme. Les ciseaux, en fait, coupent pour réunir et réunissent
pour couper. La corde d'argent n'est pas coupée, comme le pensent les gens à
partir du centre, mais de la tête, du front et de ces parties molles où l'on
voit les pulsations sur le crâne de l'enfant [la fontanelle]. Voilà pourquoi les vieillards reprennent de la force en embrassant les
petits sur le sommet du crâne - et les jeunes reçoivent un peu de sagesse des
vieillards à travers ces baisers. On pourrait même relever leur niveau
vibratoire en reconnectant ainsi leur corde [d'argent] - comme le fit le Maître Jésus en ressuscitant
le fils de la veuve de Naïm. Car il ne lui prit pas
la main qui était lié au cadavre par des bandelettes, mais le toucha à la tête
et c'est ainsi qu'Il réinsuffla la Vie elle-même dans ce corps inerte. Ainsi,
vois-tu, la corde d'argent peut être brisée, mais pas la vibration…
Et
là s'arrêta son discours.
Edgar Cayce, Ma vie de prophète, mémoires, pp.
243-244.
Ibidem, pp. 320-321.