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Le processus
de la création
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S |
’adaptant à
notre langage humain et considérant, de notre point de vue, les commencements
de l’Univers, Seth présente Dieu comme luttant, avec angoisse, pour se
connaître et s’exprimer encore davantage. Il se libère de cet état d’angoisse
en créant, i.e. en projetant à l’extérieur de Son être diverses expressions de
Lui-même sous forme de personnalités auxquelles Il accorde la liberté d’être et
d’agir. Ce fut un acte d’Amour fabuleux qui L’a poussé à donner ainsi l’existence
à Ses créatures. Dans et par
Comme il se retrouve, en tant qu’image de lui-même dans chacun des êtres qu’il a créés, et gardant la mémoire de cet état d’angoisse « initial », Il s’en sert comme impulsion constante pour créer les conditions d’une créativité sans cesse renouvelée chez Ses créatures.
C’est pour cette raison qu’à chaque instant, la conscience (créée) se voit dotée d’impulsions pour la survie, le changement, le développement et la créativité. Il n’est pas suffisant que Tout Ce Qui Est, en tant que forme de conscience primaire, désire être davantage, il faut aussi que chacune de Ses parties soit également porteuse de cette détermination(1).
Donc, dans le système de Tout Ce Qui Est, la création perdure par des développements incessants.
L’angoisse et le désir de créer représentaient la preuve de Sa propre réalité. En d’autres termes, les sentiments étaient pour Tout Ce Qui Est la preuve suffisante qu’Il était. […] Tant qu’Il avait considéré ces individualités (auxquelles Il avait rêvé) comme siennes, Il les avait tenues pour une part de Lui-même et avait refusé de leur donner vie.
Les libérer équivalait à « perdre » cette partie de Lui-même qui les avait créées. Il pouvait déjà pressentir la myriade de probabilités qui commençaient à émerger de chaque conscience séparée. Avec amour et passion, Il laissa aller cette partie de Lui-même, et ils furent libres. L’énergie psychique explosa dans un éclair de création(2).

Ceci
est merveilleusement illustré par

Ce curieux nuage dans lequel Dieu retient les nombreux êtres potentiels, a la forme d’un cerveau ou plus précisément de l’hémisphère droit par lequel Il anime l’homme qu’il vient de former à son image(4).
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Dieux et
déesses dans l’Antiquité
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C |
omment se
représentait-on la divinité dans l’Antiquité ? Les hommes projetaient sur un
Être supérieur la puissance qui les protègerait contre des dangers et des
malheurs toujours menaçants. Les Juifs eurent leur Jéhovah, jaloux et vengeur;
les grecs, leur Zeus, maître de la foudre et chez les autres peuples, des
images qui soulignaient souvent la lutte entre
Le Mythe
d’Isis et d’Osiris
De vieux textes remontant à 2000 ans av. J.-C. ont été trouvés dans
les pyramides : ils racontent
l’histoire d’Isis et d’Osiris, frère et sœur, mariés selon la tradition
pharaonique. Ce mythe nous apprend leur profond amour mutuel et les malheurs qui
frappèrent Osiris tué par Seth(5), qui
dispersa ses membres dans la mer. Mais le zèle qu’Isis déploya pour
retrouver tous les membres de son mari et le reconstituer pour engendrer avec
lui leur enfant Horus, est au centre de ce mythe et un symbole de rédemption et
de résurrection. Le culte d’Isis avait subsisté jusqu’à l’époque romaine et
s’était répandu jusqu’en Europe. Il est curieux qu’on retrouve des
représentations d’Isis allaitant Horus dans les tableaux chrétiens de
Le culte des Vierges noires (Isis avait le teint sombre des égyptiens) s’est propagé dans le Moyen-Orient, à Rome et en Europe, véhiculé par les légions romaines. On compte encore, dans certaines cathédrales de France, des statues de Vierges noires qui seraient, semble-t-il, des traces du culte d’Isis, la grande prêtresse, qui figure aussi sur l’Arcane 2 du Tarot. À Paris, un temple d’Isis aurait existé à l’emplacement actuel de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
Le Hieros Gamos ou théogamie est le mariage sacré : c’est un
ancien rite sexuel qui symbolise l’union de la déesse et du dieu et qui
fournit le paradigme de toute union humaine. Ce mariage sacré a été
reproduit, à divers degré de réalisme, tout au long des premiers moments de
l’histoire religieuse de l’humanité, relié souvent à un rite de la fertilité de

(1) Jane Roberts, Le livre de Seth, p. 330.
(2) Jane Roberts, Le livre de Seth, pp. 331,333.
(3) Voûte de
(4) Benjamin Blech et Roy Doliner, Les secrets de la chapelle Sixtine, Michel Lafon, 2008, pp. 211-215. Voir Document I : Création d’Adam.
(5) Seth
est une divinité guerrière de l’ancienne Égypte. Frère d’Osiris, il assassina
ce dernier pour régner à sa place.
(6) Ibidem, pp. 473-476.
Document I
Création
d'Adam
Ce fut par
hasard en 1975 qu'un chirurgien de Chicago, le Dr Mershberger,
qui visitait

Là encore, il indiquait à d'autres « initiés » ce qu'il avait appris clandestinement à l'occasion de dissections illégales. Les seules personnes susceptibles de reconnaître des organes internes cachés dans la fresque ne pouvaient être que d'autres assoiffés de savoir qui s'étaient adonnés aux mêmes activités interdites.
Ceux qui connaissaient le secret gardèrent le silence et, pendant des générations, ce secret fut perdu ou oublié. Qu'il ait fallu attendre un chirurgien du XXe siècle pour le redécouvrir est une preuve des connaissances anatomiques de Michel-Ange et de son génie pour déguiser ses messages.
L'artiste a
voulu exprimer le concept de création enraciné dans la sagesse; le
« cerveau » de Dieu, pour ainsi dire, est la source de l'apparition
de l'homme sur
Certains
spécialistes estiment que les figures secondaires entrelacées qui entourent
Dieu représentent les principaux centres cérébraux et les ganglions nerveux
(les intersections des réseaux du système nerveux). Toutefois, il y a une
explication mystique beaucoup plus fascinante. Selon le Talmud, le Midrash et
Mais
ce n'est pas tout. Puisque, on l'a vue, Michel-Ange a étudié