Débordement des urgences…pourquoi ? (2)

 

 

            Sans doute la médecine existe-t-elle depuis toujours sous plusieurs formes, des plus naturelles au plus sophistiquées en passant par le charlatanisme. Sûrement, la science a fourni à la médecine des instruments des plus performants (laser, radioscopie, sonde, diagnostic à distance via internet ou par satellites, etc.), qu’il ne faut pas rejeter même sous prétexte qu’ils sont souvent utilisés à outrance. Mais les plus « nocifs » de ces instruments sont sournois et se présentent comme des succédanés aux réactions enzymatiques et hormonales naturelles de la physiologie du corps i.e. les « médicaments » dont le nom suggère un effet thérapeutique illusoire mais qui ne sont qu’un cadeau empoisonné fait à la médecine par la biologie et la chimie. Loin de moi l’idée de nier les apports étonnants et merveilleux de la biologie et de la chimie sur le plan de la connaissance du corps humain; je m’en prends aux usages abusifs et fallacieux qu’on fait de leurs produits pour soigner à moindre effort et sans contacts humains les malades qui ont recours aux soins de santé comme s’il s’agissait de simples robots à réparer…

 

La nature a prévu dans chaque région un écosystème portant des plantes « médicinales » en harmonie et sympathie avec les humains qui y vivent (heureusement les « naturistes » y reviennent aujourd’hui… quoique timidement). Ces potions ou produits « naturels » sont facilement assimilables par l’organisme humain car ils sont pleins de vie. L’organisme vivant vibre donc en harmonie avec ces produits naturels et en assimile les ingrédients qui lui font défaut pour augmenter sa vitalité et contrer les maladies. Les animaux nous donnent l’exemple à cet égard : l’animal malade s’enfonce dans la forêt pour y trouver ses remèdes.

 

Ce n’est pas le cas des produits chimiques abusivement appelés « médicaments », qui provoquent une révolte générale de l’organisme obligeant ce dernier à mobiliser alors son système immunitaire pour contrer leur intrusion agressive. Si la guérison suit l’ingestion de ce « poison », elle est accidentelle et n’est nullement due à l’action du « médicament » chimique, mais à la force décuplée du système immunitaire qui envoie des milliers de leucocytes à la défense de l’organisme, mais qui, malheureusement, s’affaiblit d’autant à chaque agression combattue et devient moins apte par la suite à détruire les virus ou les poisons, causes (?) des maladies. Avis aux usagers permanents de ces médicaments…! Les hôpitaux emploient ce procédé dans les cas de malades en phase terminale afin de soulager leurs douleurs et faciliter leur passage dans l’au-delà ! Aucun jugement là-dessus, car les avis sont trop partagés…!

 

Dans l’ensemble, notre système de santé se comporte de façon paradoxale : bien que son but officiel soit de redonner la santé aux malades, on empoisonne ces derniers, sous prétexte de les guérir, et, par le fait même, on bloque leur pouvoir interne de guérison, et leur confiance en la santé, qui est leur état naturel… et cette dépendance du malade aux médicaments sape vicieusement aussi leur propre estime de soi. Il est temps de se questionner sérieusement sur l’usage des médicaments, sur l’ambiance du malade hospitalisé et sur son isolement « thérapeutique ».

 

On oublie, ou l’on feint d’oublier, qu’on traite en fait la maladie au lieu de favoriser la guérison. Il en ressort que les médecins, selon l’enseignement qu’ils ont reçu à la Faculté, traitent un organe ou un système et non pas une personne malade. Chez les préposés aux soins de santé on trouve rarement de l’optimisme qui est pourtant l’air respirable de la vitalité, mais plutôt l’attitude belliqueuse du soldat face à l’ennemi qu’il doit combattre i.e. la maladie. Et pour être sûr de travailler efficacement sur la partie malade du sujet, on isole ce dernier, on le coupe de l’ambiance vitalisante et de la présence des siens. On se concentre sur la « source » (?) du mal, l’organe malade, pour en extirper tous les germes nocifs responsables de son état. En réalité, l’hôpital possède plusieurs « centre de soins intensifs » à divers degrés d’intervention. On sépare également le malade de la nature dans laquelle il pourrait puiser à même la vitalité de l’univers biologique dans lequel nous baignons tous.

 

Les « médicaments chimiques » ne résistent pas rationnellement au diktat du Tribunal de la Santé. On parle de décontaminer l’atmosphère de la pollution industrielle extérieure et l’on continue de polluer les organismes humains de tous ces produits créés par les usines industrielles appelées Entreprises Pharmaceutiques. Heureusement, certains de ces produits  peuvent être et sont utilisés à bon escient dans certains cas graves de blessures physiques : accidentés de la route, noyés, grands brûlés, etc. Là devrait s’arrêter l’usage d’agents extérieurs pour soigner les malades. Pour les autres formes de malaises ou de maladies, on doit rechercher la cause à l’intérieur du malade dans ses motivations profondes concernant la vie et la santé. Cela permettrait au médecin de remonter à la vraie cause de la maladie et inciter le malade à stimuler sa capacité naturelle de guérison.

 

Les médecins agissent très souvent comme des apprentis-sorciers qui en croyant soigner les malades causent, à la longue, chez eux d’autres maladies dites « iatrogènes » déclenchées par leurs propres « médicaments ». Mais la plus nocive des maladies engendrées par l’usage des médicaments, c’est la dépendance des malades eux-mêmes à ces substances et à la croyance, instillées en eux par la publicité pharmaceutique, que la maladie existe indépendamment d’eux et qu’ils doivent recourir nécessairement aux préposés aux soins de santé, médecins ou autres, pour s’en libérer. C’est ainsi que les salles d’urgence sont encombrées… chacun, à défaut de se prendre en main, venant y chercher sa potion magique…!

 

(à suivre)

Marcel Mercier (24 février 2009)