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Document C

Évolution et civilisations

V

ous pensez à l’Histoire qui commence avec les hommes des cavernes et se poursuit jusqu’à maintenant, mais d’autres grandes civilisations à caractère scientifique ont existé. Certaines sont évoquées par la légende, d’autres demeurent complètement inconnues et sont considérées comme disparues. […] De même qu’il vous est donné de nombreuses vies pour développer et accomplir vos capacités, il est dévolu aux espèces plus que la simple ligne historique d’évolution qui vous est actuellement familière. La réincarnation n’est qu’une facette de l’ensemble des probabilités. En elles, vous disposez d’autant de temps qu’il vous en faut pour que les potentialités dont vous avez la charge se développent avant que vous ne quittiez les existences vécues dans le cycle des réincarnations.

 

            Au cours de ces dernières, crise après crise, des groupes sont parvenus à votre stade de développement physique; certains l’ont dépassé, d’autres ont détruit leur civilisation.

 

            Dans ce cas, une nouvelle chance leur a été donnée, avec la connaissance inconsciente non seulement de leur échec, mais des raisons de cet échec. Ils ont alors commencé avec un nouvel état d’esprit psychologique comme s’ils formaient des groupements primitifs. Ceux qui avaient résolu leurs problèmes ont quitté votre planète pour d’autres points de l’univers physique. Quand ils ont atteint ce niveau de développement, ils étaient spirituellement et psychiquement mûrs au point d’utiliser des énergies qui vous sont pratiquement inconnues.

 

            Pour eux la Terre est aujourd’hui un lieu légendaire. Ils ont créé de nouvelles races et de nouvelles espèces qui ne pouvaient s’accommoder plus longtemps des conditions atmosphériques. Pourtant, ils ont continué à vivre selon un rythme de réincarnation aussi longtemps qu’ils ont habité la réalité physique. Certains d’entre eux ont muté et ont de longue date quitté ce cycle.

 

            Ceux qui l’ont abandonnée se sont développés dans les entités mentales qui avaient toujours été les leurs. Ils ont abandonné la forme matérielle. Ces groupes d’entités manifestent encore un grand intérêt pour la Terre. Ils lui apportent aide et énergie. D’une certaine manière, ils pourraient être considérés comme des dieux de la Terre.

 

            Sur votre planète, trois civilisations ont existé, bien avant l’époque de l’Atlantide. Votre planète était alors dans une position quelque peu différente.

 

Jane Roberts, L’enseignement de Seth, pp. 274-276.








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Document D

Dieu ou Tout Ce Qui Est

 

L

a nature de Dieu est, pour notre intellect limité et concentré sur la réalité physique, des plus difficiles à comprendre. Dans nos considérations, il nous faut éviter d’être dupes autant de nos projections anthropomorphiques que de nos conceptions trop rationnelles, car Dieu n’est rien moins qu’une abstraction : Il est toute la Réalité et la Source de toutes les énergies créées qu’Il « imbibe » de son Être. D’autres expressions peuvent être employées pour remplacer avantageusement le mot Dieu, si abstrait et ambigu dans son utilisation. Pour mieux approcher la nature de la Source de tout ce qui existe, on a suggéré les expressions Cela, les États-de-l’énergie-primaire ou encore Tout-ce-qui-est. « Le terme Tout Ce Qui Est peut être utilisé comme une désignation qui inclut tous les dieux probables dans toutes leurs manifestations.[1] »

 

L’idée que les humains se sont faite de cet Être Suprême, au cours de l’histoire, a toujours été calquée sur des projections anthropomorphiques : on en a fait un dieu parfois bon, parfois mauvais et vengeur, comme le Jéhovah de la Bible, à l’image de l’homme qui ressentait ces sentiments et ces émotions selon ses états d’âme. Les hommes ont donc coulé leur idée de Dieu dans leur propre image[2]. Cette projection d’un dieu vengeur a jailli du vieux sentiment de culpabilité que l’homme a créé dans sa méconnaissance de la culpabilité naturelle qui n’implique, en soi,  aucune punition. La culpabilité ressentie par l’homme est artificielle et ne correspond pas aux lois de la nature.

 

Le philosophe et orientaliste Alan Watts affirme que Cela (terme désignant Dieu                                                      dans sa philosophie) englobe tout ce qui existe ou mieux l’existence même qui joue à cache-cache à travers toutes les formes apparentes (maya). « Dieu est le Moi du monde. Si tu ne peux pas le voir, c’est simplement pour une raison analogue qui t’empêche de voir tes propres yeux sans miroir, de te mordre toi-même les dents ou de regarder à l’intérieur de ta tête. Ton moi est bien caché parce que c’est Dieu qui se cache.[3] » […]

 

            Pour « saisir » le concept de Dieu ou de l’Être suprême, il faut donc dépasser à tout prix cette vision anthropomorphique qui fausse notre approche de sa véritable nature. Aussi, pour tenter de cerner de plus près la notion de Dieu, il faut la regarder sous quatre thèmes[4] : conscience globale et universelle, idée dont la réalité échappe à notre intellect, être immense mais intime à chaque créature, mais qui ne peut être perçu que dans une expérience personnelle. Nous ne pouvons en dire plus, quitte à rester sur notre faim. […][5]. Nous trouvons dans la Bible des équivalences de Tout-Ce-Qui-Est : dans Exode 3, 4, Dieu se révèle à Moïse comme « Je suis (celui qui est) » et dans l’Apocalypse, 1,8 « Celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant ».

 

Une expérience personnelle de Dieu

 

            Dans un état de conscience modifiée, Jane Robert* a expérimenté cette fusion des créatures avec Dieu. Un soir, son mari, Robert Butts, lui avait suggéré de faire une sieste avant de procéder à une session à laquelle des invités[6] devaient participer. Voici, en résumé l’expérience qu’elle a alors vécue. 

 

En se préparant au sommeil, une idée parmi d’autres s’imposa brutalement à son esprit : « Nous sommes EN Dieu. Nous n’avons JAMAIS été extériorisés! » Elle ajoute que ces mots n’expliquaient pas cependant toute l’émotion ni son sentiment d’adhésion à cette idée, car tout à coup, elle se sentie « être en Dieu », comme lorsqu’on dit « être dans une maison ». Toutes nos connaissances et nos imaginations sont en lui. Il n’y a pas d’extériorité.

 

Elle commençait alors à devenir un peu claustrophobe en ajoutant que sa perception visuelle se transformait d’une étrange mais agréable manière, de sorte que tout ce qu’elle voyait « était un dedans à l’intérieur de lui-même et cela à l’infini. » Elle se sentait rapetisser ou prendre des proportions immenses. Mais en même temps, elle avait  l’étrange sentiment d’une merveilleuse sécurité et prenait conscience d’être en Dieu  « Je sentis que nous étions littéralement fait d’étoffe-divine. » Elle avait le sentiment que cette intériorité était tellement vaste qu’elle contenait tout « espace » en expansion continue : elle comprenait que « seul un intérieur pouvait posséder ces caractéristiques d’expansion constante. »

 

            Puis, elle fit l’expérience de diverses transformations dans son corps correspondant à la mémoire de ses cellules qui lui faisaient revivre divers époques et niveaux d’existence. Puis après que son mari l’eût interpellée avant d’aller chercher leurs invités à l’aéroport, elle raconta ce qui suit. : « J’étais exaltée et exténuée tout à la fois. Je commençai à m’habiller, ayant toujours ce sentiment d’être en Dieu. Des oiseaux chantaient à l’extérieur; je m’arrêtai, figée. Les oiseaux étaient bel et bien des dieux chantant! Ce n’était pas une sensation symbolique ou poétique, c’était pour moi un fait reconnu[7]. »

 

            La nature de Dieu proposée par Seth, c’est-à-dire l’idée englobant Tout-Ce-Qui-Est trouverait un écho dans le texte ésotérique portant le titre : Tabula Smaragdina (La Table d’Émeraude). C’est une vue alchimique de la création continue de l’univers. Voici la traduction française de ce texte que je soumets à la médiation du lecteur. Pour guider sa méditation, j’ai ajouté quelques commentaires entre parenthèses.

 

LA TABLE D’ÉMERAUDE

 

Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; par ces choses se font les miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses sont et proviennent d'un (de Tout-ce-qui-est), par la méditation d'un (par son Logos, son Verbe), ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique (le Tout) par adaptation. Le Soleil en est le père, et la Lune la mère. Le vent l'a porté dans son ventre. La terre est sa nourrice et son réceptacle. Le Père de tout, le Thélème du monde universel est ici (le Tout est  en chacun et chacun est dans le Tout). Sa force ou puissance est entière si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l'épais, doucement avec grande industrie. Il monte de la terre et descend du ciel, et reçoit la force des choses supérieures et des choses inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire du monde, et toute obscurité s'enfuira de toi. C'est la force, forte de toute force (l’énergie du Tout), car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide. Ainsi, le monde a été créé. De cela sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen est ici donné. C'est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie universelle. Ce que j'ai dit de l’œuvre  solaire est complet.

Traduction de Fulcanelli


Glossaire


Notes


[1] Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 272.

[2] Ibidem, pp. 264-265.

[3] Alan Watts, Le livre de la sagesse, p. 152.

[4] Jane Roberts, Le Livre de Seth, pp. 325-337; L’enseignement de Seth, pp. 265-270.

[5] Marcel Mercier, Jugement ou ressouvenance, extraits adaptés.

[6] En l’occurrence il s’agissait de Robert Monroe et sa femme Nancy. Ce spécialiste des sorties-hors-corps avait publié un ouvrage sur le sujet : Journeys Out of the Body, Doubleday & Co, Garden City, N.Y., 1971.

[7] Jane Roberts, La réalité personnelle, T-II, pp. 123- 125, passim.


Illustrations