L’efficacité des idées

 

Les textes que je vais vous présenter au cours des prochaines semaines sont tirés d’un ouvrage ayant pour titre : Où et comment retrouverons-nous nos disparus? Ces révélations ont été faites à une femme qui n’avait plus le goût de vivre à la suite d’un double décès qui l’avait profondément affectée : celui d’un frère et de son fiancé. Pendant 17 ans, elle reçut des « désincarnés » des messages réconfortants qui lui firent entrevoir autrement la vie sur Terre.

 

Ces communications, faites dans les années 1940-1957, sont semblables, sinon identiques, à celles qu’a reçues Jane Roberts de l’entité Seth dans les années 1960-1980. Bien que le style en soit différent, l’enseignement est le même comme vous le constaterez.

 

 

            Ne perds pas de vue que tes idées et tes sentiments gouvernent ton monde matériel. Les déviations de ta vie vers ce qui te semble indésirable sont le résultat de pensées défavorables, antérieures aux événements, et si tu te décourages tes nouvelles pensées vont non seulement t’empêcher de te libérer de ces facteurs contraires mais continuer de les grouper autour de toi : la pensée négative a toujours des fruits négatifs. On devrait surveiller attentivement tout ce qu’on pense.

 

            De plus, tes problèmes ne peuvent se résoudre si tu les négliges constamment. Nous voyons que tu as tendance à les oublier dès qu’ils ne te confrontent plus, mais sans avoir rajusté tes idées, ce qui n’est pas très sage car cette attitude n’élimine pas tes difficultés. Elles reviennent en cycles parce que ta mentalité ne change pas. Ce n’est pas nous qui te recommandions de « traverser les ponts avant d’y être arrivée », à l’encontre du proverbe américain. Mais comme on n’a rien d’extérieur qui ne corresponde à soi-même, c’est en faisant un retour sur soi qu’on peut modifier son ambiance : « Connais-toi toi-même ».

 

            Vivre, ce n’est pas ajouter des jours les uns aux autres; c’est se transformer chaque jour en esprit. On vieillit quand on ne sait plus changer. Encore une fois, la pensée est créatrice; tu ne te sers guère de la tienne que pour regretter et appréhender ou pour l’enfermer dans de piètres possessions.

 

            Et puis tu devrais apprendre l’optimisme et te dire que l’Amour et la Vérité ont toujours le dernier mot, pour toi comme pour tous. Il faut non seulement se le dire mais en avoir la conviction. Tes craintes mettent des obstacles à la réalisation de tes désirs légitimes et limitent le bien qui vient à toi.

 

            Surtout cesse de te dire que ton existence est une série de tribulations. Il en est ainsi que lorsqu’on n’a aucune sagesse, mais dès qu’on comprend mieux, la vie s’adapte à notre harmonie intérieure et devient plus heureuse. Ce qui correspond à des pensées médiocres – y compris nos craintes – finit alors par s’éliminer, et l’on peut vivre d’une manière plus abondante et plus utile.

 

            Enfin, lorsque tu as décidé de faire quelque changement dans ton existence, ne t’arrête plus à considérer ce que tu vas perdre à changer, et ne te cramponne pas aux avantages que te procure le présent état de choses. « On ne peut garder le gâteau et le manger », comme le disent aussi les américains. Tourne-toi donc résolument vers ce qui t’appelle, et oriente ta pensée vers ce que tu aimerais trouver dans cette nouvelle direction – si tu désires vraiment que ce soit cela qui finisse par se réaliser. Mais quand tu as des doutes sur la sagesse d’une décision, mieux vaut t’abstenir de la prendre. Assure-toi cependant que ce sont des doutes d’ordre moral et non d’ordre matériel. Ce qui ne va pas à l’encontre de la loi spirituelle est toujours réalisable, bien que certaines choses ne puissent s’acquérir du jour au lendemain; elles sont le fruit d’un esprit qui se développe, et tout développement est graduel.

 

            Bref, reste mentalement active et optimiste et sache que tout s’organise pour le mieux de chacun et pour le bien de tous.

 

New York, Juillet 1943.

 

Morton, Marie-Louise, Où et comment retrouverons-nous nos disparus, Éditions JEP, Paris, 1957, pp. 148-150.