Histoire
des âmes sur le
plan
terrestre
La
brève leçon d’histoire ésotérique que je vais vous donner maintenant est puisée
aussi bien dans les récits d’Edgar Cayce et d’Andrew
Jackson Davis que dans le Critias de Platon ou dans mes propres consultations
médiumniques. Elle vous expliquera comment nous en sommes venus à nous incarner
sur ce plan d’existence, c’est-à-dire dans la condition humaine. Vous
retrouverez certainement dans cette leçon l’écho de thèmes communs à bien des
cultures.
Selon
les paroles d’un célèbre astronome américain : « Il y a des milliers
et des milliers d’années » il n’y avait qu’un seul Esprit, celui de Dieu.
Cet esprit universel et parfait agit en trois étapes de façon créatrice et
révolutionnaire.
Le
premier acte créateur de cet Esprit – observateur omniscient et conscience
omniprésente - sans qui rien ne pourrait
exister fut de sécréter la matière et de la mettre en mouvement (c’est ce que
les physiciens appellent le Big Bang) Il est tout à
fait improbable que cette expansion ait été de nature thermonucléaire. Pensons
plutôt à une forme d’activité psychokinésique, cette
capacité de l’esprit à faire se mouvoir la matière. La même force qui peut
ouvrir et fermer votre main peut ouvrir ou fermer l’univers. Dans l’Hindouisme,
cette idée est symbolisée par le réveil et le sommeil de Brahma,
Donc l’univers s’éveilla. L’Esprit provoqua ensuite l’extension de la matière
et la création d’innombrables mondes, de myriades de foyers solaires – les
étoiles -, d’univers et de dimensions multiples. L’Esprit créa le monde
matériel maintenant régi par les lois naturelles de la physique. Comme l’a dit
une entité un jour : « La physique n’est que l’ombre de la conscience
de Dieu. »
Son
deuxième acte créateur fut de rassembler la matière inanimée en composés très
simples appelés acides aminés. Ces acides aminés se reproduisirent d’eux-mêmes
et évoluèrent à l’état d’entités monocellulaires qui se multiplièrent et se
groupèrent en colonies. Elles évoluèrent bientôt à leur tour et donnèrent naissance
à différentes espèces : la vie prit de multiples formes. Tous ces mondes
innombrables se peuplèrent de créatures marines ou ailées, et les planètes se
couvrirent d’une flore très diversifiée. La vie biologique s’amorça.
Enfin,
ce Dieu de toutes les perfections qui ignore les limitations de l’ego souhaita
partager sa création. Il se recueillit en lui-même et, par son troisième acte
créateur, donna naissance à une nouvelle expression de l’être : l’âme. Les
âmes étaient des entités pourvues d’une individualité au sein de cette
conscience infinie appelée Dieu. De même que de multiples pensées se partagent
notre esprit, de multiples âmes se partagèrent Dieu. Chacun de nous n’est-il
pas une pensée de Dieu ?
Les
âmes furent crées par deux. Ni masculine ni féminine, ni positive ni négative,
chacune d’elles était androgyne par nature. Elles furent créées par deux pour
se porter témoignage l’une de l’autre et être protégées contre la solitude.
Complémentaires, elles furent envoyées à travers l’espace et le temps.
Certaines allèrent habiter le système d’Andromède, d’autres les Pléïades,
d’autres encore une petite planète arriérée qui s’appelait la Terre.
En
se diversifiant, en se multipliant, elles peuplèrent les profondeurs des
océans, les immensités de la terre et des cieux. À un certain stade, certaines
de ces âmes trop impliquées dans la création subirent le phénomène de
l’incarnation. Au lieu de transmigrer à travers les espèces, elles finirent par
s’incarner en elles. Aussitôt elles perdirent conscience d’elles-mêmes, de leur
pouvoir créateur et d leur unité avec Dieu. Il leur arriva ce qu’il arrive au
peintre qui s’identifie trop à son œuvre et perd la conscience de soi en tant
que créateur.
Selon
Edgar Cayce, ces âmes habitèrent d’abord les primates
inférieurs. Puis, lentement, grâce aux forces naturelles de l’évolution au fil
des siècles, grâce aux principes de réincarnation, à la loi karmique, à ce
pèlerinage d’une vie à l’autre, elles devinrent responsables de l’évolution.
Ces
âmes passèrent d’un corps à l’autre, à travers les civilisations ésotériques de
Lémurie et de L’Atlantide pour aborder celles de
l’Égypte et du Moyen-Orient. Là, elles provoquèrent l’apparition d’une nouvelle
espèce qui n’avait jamais hanté ce globe auparavant, l’être humain, et
aboutirent à nos rivages d’Occident.
Nous
sommes ces âmes qui ont commencé leur voyage ésotérique dans le sein de
l’entité consciente appelée Dieu. Nous avons participé à la création de
l’univers. L’évolution nous a donné une individualité et une volonté libre.
L’attachement que nous avons porté à nos créations nous a coûté notre
conscience supérieure. Nous avons perdu de vue l’origine réelle de notre
identité. Nous avons souffert d’amnésie divine. La réincarnation nous a permis,
toutefois, d’affiner notre véhicule physique, et nous sommes maintenant
capables de revendiquer cette conscience supérieure.
Je
résumerai ainsi ce processus d’incarnation et de réincarnation sur le chemin,
toujours actuel, de l’évolution : Dieu, qui est infini, s’est manifesté
par les âmes qui se sont d’abord incarnées physiquement sous l’apparence des
primates inférieurs. Puis, très lentement, après des millions d’années, les
lois de l’évolution et l’expansion
progressive de l’intelligence ont métamorphosé ces êtres inconscients en
entités conscientes. L’espèce a abouti à la créature humaine, dotée d’une
apparence physique qui lui a permis de se réclamer de Dieu. D’une incarnation à
l’autre, les hommes se sont perfectionnés et sont parvenus à un stade où ils
ont pu analyser leur propre nature et se souvenir de leurs existences passées.
Il
est possible que certains d’entre eux aient eu des visions prophétiques et compris qu’ils n’étaient pas seulement des êtres matériels.
Ils ont compris qu’ils pouvaient transcender leurs appétits physiques et qu’ils
possédaient une dimension spirituelle. Les êtres humains meurent-ils après un
certain nombre d’incarnations? La transcendance du temps et de l’espace
implique-t-elle l»’immortalité de l’âme? Pourquoi les âmes transcendent-elles
le temps et l’espace? Nous ne pouvons éviter ces questions car c’est en y
répondant que nous découvrirons, en tant qu’âmes, la véritable origine de notre
conscience et que nous deviendrons, en toute connaissance de cause, ce que nous
devons être.
But
de la vie universelle
Le
processus de réalisation, ou de prise de conscience, des potentialités de notre
âme, autrement dit de notre nature divine, est, à mon avis, le but de la vie
universelle. L’âme est cette possibilité de jouir d’une identité individuelle
et unique au sein de Dieu, elle est la conscience absolue de notre lien avec le
divin. C’est le processus d’incarnation et de réincarnation qui nous amène à
découvrir la spiritualité de notre nature. Par l’âme nous intégrons cette
conscience de notre lien avec l’infini aux circonstances qui surviennent ici et
maintenant. Lorsque le corps, l’esprit et l’âme – c’est-à-dire la conscience,
la subconscience et la supraconscience – sont
totalement engagés sur la voie, nous acquérons la certitude de notre unité avec
Dieu.
Nous
sommes sur terre pour manifester notre attachement indéfectible au divin et
pour en prendre pleinement conscience.. Pour retrouver
notre spiritualité et respecter en chaque individu l’Esprit-Saint.
Selon les principes de la psychologie, nous pouvons modifier notre personnalité
en retrouvant les causes lointaines de notre comportement. Le changement ne
peut qu’être plus profond si nous retrouvons en Dieu l’origine de notre
conscience. L’orphelin, l’enfant coupé de ses racines, qui ignore qui sont ses véritables parents, passera sa vie à les
rechercher. Il lui faut retrouver ses origines. Dans bien des cultures, la
lignée ancestrale a une telle importance pour l’identité de l’individu que les
gens consacrent souvent une grande partie de leur vie à des recherches
généalogiques.
Nous
sommes sur cette planète pour manifester la supériorité de notre nature. Si un
événement survenu dans notre enfance a pu influencer profondément notre
personnalité d’adulte, la conscience de notre unité avec Dieu peut
métamorphoser toute une vie. Comme l’a dit une entité : « De
même que les incidents de notre enfance ont formé notre personnalité d’adulte,
le karma que nous avons accumulé au cours de nos existences antérieures
détermine notre vie actuelle – et Dieu
dirige le tout. » Une fois que nous sommes convaincus que nous participons
vraiment de Dieu, nous le repérons en nos semblables. Nous transcendons les
difficultés qui tourmentent l’humanité. Nous retrouvons l’origine de notre
identité. Tel est le but universel de l’existence.
Kevin Ryerson et Stephanie Harolde, La
communication avec les esprits, pp. 129-135.