À Maurice Thériault, un ami.
Humeurs estivales
L’été se cache derrière d’épais et sombres nuages qui,
Tels des déversoirs, libèrent leur trop-plein d’humidité
En
trombes d’eau incessantes sur
Incapable d’absorber cette atmosphère liquide récurrente,
Le sol vomit cette onde superflue, inondant les demeures,
Grossissant les cours d’eau, brisant les chemins.
Puis, secondé par le vent qui s’en donne à cœur joie,
Le ciel commande aux nuées immobiles de danser en rond,
Pour créer tempêtes, ouragans et cyclones dévastateurs.
À peine, le Soleil, timide et gêné, peut-il filtrer
À travers les stratus ou les nimbo-cumulus
Pour sourire un moment à la gent humaine détrempée.
Quelques clins d’œil de sa part suffisent cependant
Aux carpophores, gorgés d’eau, pour sortir leurs parapluies
Comblant de plaisir les amateurs de champignons.
L’été pourrait-il supplanter l’automne et laisser la place
À l’astre du Jour pour dispenser chaleur, lumière et joie
Aux
habitants de
Marcel Mercier (18 août 2008)