L’individu et ses croyances

Chaque personne expérimente une réalité unique, différente de celle de tout autre individu. Cette réalité surgit du paysage intérieur de vos pensées, sentiments, attentes et croyances. Si vous croyez que votre moi intérieur travaille contre vous et non pour vous, alors vous entravez son fonctionnement, ou plutôt, vous le forcez à se comporter de  telle manière à cause de vos croyances.

            La pensée consciente est conçue pour porter des jugements clairs sur votre position dans la réalité physique. Il arrive souvent que de fausses croyances l’empêchent de le faire, car vos idées viennent obstruer sa vision. (…)

            Vos croyances peuvent vous limiter.

            Vous devez tout d’abord reconnaître l’existence  de telles barrières; vous devez les voir, autrement vous ne vous rendrez même pas compte de votre emprisonnement; vous ne verrez tout simplement pas au-delà de ces obstacles. (Puis avec une grande détermination) Ils formeront les frontières de votre expérience.

            Il existe une croyance cependant qui détruit les barrières artificielles de perception; il s’agit d’une croyance élargissante qui fait éclater automatiquement les idées fausses et inhibitrices.

            La voici :

            Le moi n’est pas limité.

            Cette  assertion est un fait, que vous soyez d’accord ou non.

Et voici son corollaire :

            Le moi ne connaît ni frontière ni séparation.

            Les limites rencontrées sont le résultat de fausses croyances. Puis vient le concept que j’ai déjà énoncé :

            Vous créez votre propre réalité.

            Pour vous comprendre et savoir qui vous êtes, vous pouvez vous appréhender directement et indépendamment des croyances que vous avez sur vous-même. J’aimerais donc à ce point-ci que le lecteur s’assoie calmement, les yeux fermés, et qu’il essaie de ressentir en lui-même ces « tonalités sensibles » dont j’ai parlé. C’est facile.

(N.B. La « tonalité sensible » est donc le mouvement – la charpente -, la portion de votre énergie consacrée à votre expérience physique. Elle coule en vous en tant qu’être physique et vous maintient dans le monde des saisons, de l’espace, de la chair et du temps. Sa source est cependant complètement dégagée du monde que vous connaissez. … L’incroyable richesse émotionnelle, la variété et la splendeur de l’expérience physique ne sont que des reflets matériels de cette « tonalité sensible » intérieure…. C’est votre essence même… Elle est cette sensation de vous-même, inépuisable.   P. 41).

            Le fait de connaître leur existence vous aidera à retrouver en vous leurs rythmes profonds. Chaque individu saisira ces tonalités à sa manière; ne vous préoccupez donc pas de ce que vous devez  ressentir. Dites-vous simplement qu’elles existent, qu’elles sont constituées des grandes énergies de votre être fait chair.

            Laissez-vous aller à l’expérience. Si le mot méditation vous est familier, alors essayez de l’oublier pour cette occasion. N’employez aucun nom. Libérez-vous des concepts et appréhendez votre être et le mouvement de votre propre vitalité. Ne vous demandez pas : « Est-ce bien? Est-ce que je procède correctement? Est-ce que je ressens ce que je dois ressentie? ». C’est le premier exercice conçu pour vous. Ne vous attardez pas à ces critères extérieurs. Il n’existe point d’autre repère que vos propres sensations.

            Il n’y a aucune limite de temps. Ceci devrait constituer une expérience agréable. Acceptez ce qui se produit en vous comme une chose exclusive. Cet exercice vous mettra en contact avec vous-même. Il vous renverra à vous-même. Lorsque vous serez nerveux ou inquiet, prenez le temps de ressentir cette « tonalité sensible » en votre for intérieur, et vous vous sentirez centré en votre être, et en sécurité.

            Lorsque vous serez familier avec cet exercice, sentez ces rythmes profonds s’irradier dans toutes les directions; c’est effectivement ce qui se produit. Ces pulsions intérieures se propagent de façon électromagnétique hors de votre être physique; et selon des modes que je me propose d’expliquer plus tard, elles forment votre image physique ainsi que l’environnement que vous connaissez.

            Je vous ai dit que le soi n’est pas limité, pourtant il est certain que vous pensez qu’il s’arrête là où votre peau rencontre l’espace, et que vous êtes à l’intérieur de votre peau. Cependant, votre environnement est bel et bien une extension de vous-même.. C’est le corps de votre expérience, uni à la forme physique. Le moi intérieur forme les objets que vous connaissez aussi sûrement et naturellement qu’il modèle votre doigt ou votre œil.

            Votre environnement constitue l’image physique de vos pensées, émotions et croyances rendues visibles. Comme celles-ci se propagent dans l’espace et dans le temps, vous modifiez alors les conditions physiques qui sont à l’extérieur de vous.

Jane Roberts, La réalité personnelle, T-1, pp. 51-54.