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Qu’est-ce que le corps physique et la santé ?

 

Donc le moi intérieur crée d’abord la structure « invisible » du corps qui se réalisera « par la suite » dans la chair. Au moment de cette semence mentale, la conscience n’est évidemment pas reliée au cerveau, qui n’est pas encore formé dans la chair. L’idée du corps est portée et matérialisée par la conscience elle-même. Jane Robert, La réalité personnelle, T-1, p. 156.

 

Cependant, vous utilisez un corps dans le monde physique comme moyen d’apprentissage et d’expression. Chacun de vous est unique. Ibidem, p. 158.

 

Il y a deux façons de décrire le corps humain : celle de l’anatomiste qui considère, de l’extérieur, sa structure immobile et celle, plus holistique, qui le voit de l’intérieur, à travers le mouvement de la vie : c’est cette vision que nous présente Seth dans ses ouvrages, surtout dans La réalité personnelle. C’est une vision dynamique où il met en scène l’entité qui se crée puis anime un corps physique pour agir et s’exprimer dans le monde matériel au moyen de ses cinq sens.

 

Le corps est la matérialisation de l’idée, et il n’est pas moins vrai que les idées forment un corps actif, sensible et vivant. Le corps n’est pas un simple outil. Il n’est pas seulement un véhicule de l’esprit. Il est un esprit dans la chair. Vous lui imposez vos idées, et dans une large mesure vous affectez sa santé et son bien-être par vos croyances conscientes. Mais le corps est composé de molécules et d’atomes vivantes et sensibles. Leur conscience vit dans la matière, ils ont leur raison d’être dans un cadre qui leur est propre. Ils composent les cellules et ces dernières s’associent pour former les organes. Les organes sont formés de la conscience de chaque cellule et à leur manière ils sont conscients de leur identité propre.

 

Ils ont un but, à savoir cette fonction qu’ils remplissent dans l’organisme. Cette coopération consciente se poursuit pour former une conscience corporelle vivante qui tend à maintenir son propre équilibre et sa santé. (Jane Robert, La réalité personnelle, T-1, p. 182.)

 

           

Mais les cellules et les organes, tout comme l’ensemble du corps, dépendent du fonctionnement du cerveau, car c’est lui qui « garde la pensée concentrée sur le monde à trois dimensions (Ibidem, p. 101). Lorsque nous sommes incarnés notre cerveau nous plonge dans le temps : «[…] c’est justement à cause de l’association de l’esprit avec le cerveau physico-temporel que vous percevez le temps, par exemple, comme une série de moments successifs. »(Ibidem). Car c’est « grâce à ce lien entre la pensée et le cerveau » que notre organisme est automatiquement ajusté à la réalité physique.

 

Donc, encore une fois, vous créez votre réalité par l’intermédiaire de vos croyances, et votre corps physique constitue la plus intime de vos productions. Vos croyances concernant votre corps sont continuellement traduites en données intérieures. Vous structurez à un niveau inconscient les atomes et les molécules qui composent les cellules de votre corps. Mais ce « dessin en négatif » est tracé par les croyances conscientes. Pour transformer votre corps, vous devez changer vos croyances malgré les apparences physiques, même si elles sont conflictuelles. (Ibidem, p. 137).

 

C’est d’abord au niveau quantique, c’est-à-dire au niveau des atomes que notre entité intervient pour créer le corps physique et son environnement. Les atomes ne sont pas des unités d’énergie statiques mais vivantes et dynamiques, animées par l’esprit qui est vivant.

 

À première vue, cette vision par l’intérieur du corps et de sa création par le Moi intérieur, nous semble mystérieuse et obscure. Pourtant nous dit Seth, vos pensées et vos croyances remplissent votre corps de son, de lumière et de vie :

 

Les pensées ont une force électromagnétique mais aussi, que vous le sachiez ou non, une résonance interne. (Ibidem, p. 138).

 

Vous percevez votre corps comme un objet, composé d’un ensemble d’os et de chair. Il se compose cependant aussi de « structures » sonores et lumineuses et possède des propriétés électromagnétiques que vous ne percevez pas. Celles-ci sont pourtant toutes reliées à l’image physique que vous connaissez. Toute dysfonction physique prend son origine dans ces autres « structures ».

 

Les motifs sonores, lumineux et électromagnétiques donnent la force et la vitalité à votre forme matérielle. Ceux-là sont plus mobiles que le corps physique et plus sensibles à vos humeurs et pensées changeantes. (Ibidem, p. 146).

 

Les images mentales sont donc extrêmement puissantes. Alliées au son intérieur et à ses effets, ces claires visions mentales trouveront leur réalisation physique. Votre imagination leur sert de force motivante et propulsive. Ainsi vous entretiendrez visuellement plusieurs de vos croyances de l’intérieur même. Elles seront associées à des images mentales.

 

L’une de ces images peut évoquer une croyance particulière ou en représenter plusieurs. Faisant la liste de vos croyances, certaines de ces images vous viendront. Regardez-les comme vous le feriez pour une peinture de votre création. Si vous n’aimez pas ce que vous y voyez, changez alors consciemment ces portraits dans votre esprit. (Ibidem, p. 146-147)

 

Il y a donc de la lumière que vous ne voyez pas, comme il existe des sons que vous n’entendez pas. Ceux-ci et celle-là se combinent pour former l’image physique que vous connaissez, et vous devez donc travailler de l’intérieur vers l’extérieur. Vos croyances constituent votre palette, pour poursuivre l’analogie de la peinture. (Ibidem, p. 147).

 

Le son de vos pensées intérieures vous sert de transmetteur. Et c’est loin d’être une analogie ; en termes simples, c’est le véhicule par lequel vos croyances créent votre réalité. Dans les moments de calme, le son « O-O-O-O-O-M-M-M-M-M, » dit lentement, mentalement ou à haute voix, vous sera bénéfique ; cela tonifie votre organisme. Les sons contiennent l’impulsion d’énergie propice au bien-être. (Ibidem, p. 147-148).

 

D’autres sons, appelés mantras, sont également porteurs d’énergie qui affecte ainsi notre corps physique et sa vitalité.

 

Les électrons, atomes et molécules possèdent chacun leur valeur sonore et lumineuse. Des sons bien précis se produisent lorsque des messages franchissent vos extrémités nerveuses. Il est très difficile d’expliquer ces choses, mais une lumière « invisible » et des sons inaudibles affectent votre corps et aident à former le modèle à partir duquel il se développe continuellement. (Ibidem ,p. 149).

 

C’est donc affirmer la réalité que de dire de chaque être humain qu’il est un être de lumière. Cette luminosité du corps rayonne et donne existence à l’aura que perçoivent les médiums et les clairvoyants

 

Le corps est évidemment en constante création au cours de votre vie. (Ibidem, p. 149).                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

 

Seth compare nos pensées aux virus, « qui sont vivants, omniprésents, sensibles  et qui ont leur existence propre (Ibidem, 184).

 

Les idées, dit-il, « voyagent » chimiquement, au niveau physique tout au moins ; elles se déplacent dans le corps de l’univers tout comme les virus traversent votre forme temporelle. (Ibidem, p. 184).

 

Seth ne cesse de répéter que nos pensées et nos croyances créent et influencent notre corps physique : elles affectent donc notre santé et causent les maladies. Aussi, insiste-t-il :

 

Vous devez comprendre, encore une fois, que vos idées et vos pensées n’existent pas comme des fantômes ou des ombres sans substance. Elles possèdent une réalité électromagnétique. Elles affectent votre être physique et elles sont automatiquement traduites par votre système nerveux dans votre dimension charnelle et dans votre expérience. (Ibidem, p. 162-163).

 

Pour être en bonne santé, vous devez croire à la santé. (Ibidem, p. 143).

 

Vous êtes immunisé contre toute maladie, dans la mesure où vous y croyez. (Ibidem, p. 144).

 

Votre corps a une conscience corporelle toute d’énergie et de vitalité. Il corrige automatiquement tout déséquilibre, mais vos croyances conscientes affectent aussi cette conscience corporelle. Vos muscles croient ce que vous leur dites à leur sujet. Et il en est ainsi pour toutes les autres parties de votre corps. (Ibidem, p. 144).

 

Encore une fois, vous ne serez pas malade si vous pensez être bien ; mais il peut y avoir d’autres idées qui vous font croire à la nécessité d’une mauvaise santé. (Ibidem, p. 157).

 

Personne ne meurt sans l’avoir décidé, et aucune maladie n’est acceptée aveuglément. (Ibidem, p. 185).

 

Pour élargir notre conscience et lui ménager une expérience profitable, notre Moi intérieur peut décider d’affecter notre corps physique d’une maladie qui s’avère alors thérapeutique. Pour cela, l’ego doit alors s’en guérir en prenant conscience des pensées ou des croyances qui l’ont conduit à cet état, puis de les changer pour retrouver son équilibre physiologique.

 

            Le corps physique n’est pas immortel : il constitue un moyen « temporel » de faire des expériences dans la matière.

 

Il est naturel de vivre après la mort, de rendre le corps à la terre et d’en créer un autre. Il est naturel que vos pensées soient aussi vives, sensibles et réelles que les virus. Il est naturel que vous ayez des « moi » apparents tout autant que des vie antérieures. (Ibidem, p. 186).

 

Votre existence avant et après la mort est un phénomène aussi naturel que votre vie présente. (Ibidem, p. 187).

 

 

 

Conclusion

 

Ai-je réussi, par l’exposé de ces quelques thèmes de l’enseignement de Seth, à rendre celui-ci accessible au lecteur ordinaire ? Ai-je assez fait ressortir la cohérence de sa doctrine dans le traitement de ces divers sujets ? C’est le but que je me proposais. Le résumé suivant pourrait, je crois, justifier le mandat que je m’étais fixé.

 

Nous avons vu tout d’abord que nous étions, comme personnes humaines, des êtres d’essence énergétique existant et agissant dans plusieurs réalités à la fois, tout en assumant diverses personnalités physiques pour effectuer, dans le monde tridimensionnel, des expériences dans le seul but d’accroître notre conscience, développer nos capacités et aider les autres (Voir Jane Roberts, Le Livre de Seth, p. 158). La notion de temps qui est tributaire du fonctionnement de notre cerveau et de notre perception sensorielle de la réalité physique, nous voile la permanence du présent intemporel dans lequel notre Moi intérieur, notre Entité, évolue sans cesse tout en assurant le maintien et l’animation de nos différentes personnalités temporelles.

 

C’est par nos attributs propres, conscience, imagination et libre arbitre, que nous nous créons un corps physique et son environnement, que nous le gardons en santé, le rendons malade ou le guérissons selon les objectifs que nous nous fixons. Rien de statique en nous, notre conscience est action et crée des actions par l’action, alimentée constamment par l’Énergie Primaire qui nous donne existence et faculté d’agir. Et puisque l’Énergie primaire (ou Dieu) est la Vie et la Source de la Vie, notre conscience est elle-même une manifestation de la vie et ne peut que créer des choses vivantes. La Terre est vivante et nous en faisons partie : elle est, au sens propre, notre mère sur le plan physique, car nous sommes en symbiose énergétique avec elle et avec Tout-ce-qui-est, dont nous avons une part en nous.

 

Tous les êtres créés et tous les niveaux de réalité ont leur existence par et dans l’Énergie primaire. Nous avons donc accès à cette Source inépuisable d’énergie et pour nous créer un corps en santé et pour accomplir toutes les expériences susceptibles d’accroître notre conscience en agissant également dans d’autres dimensions que celle du corps physique.

 

« D’autres réalités sont tout autour de vous, mais vous ignorez leur existence » (L’enseignement de Seth, p. 55). « Vous n’êtes pas conscients de votre réalité multidimensionnelle; par conséquent, quand je vous dis que vous vivez de nombreuses existences à la fois, cela vous semble étrange ou incroyable. Je vous répète que vous vivez simultanément de nombreuses existences. Il vous est difficile d’imaginer que vous êtes à deux endroits à la fois et, plus encore, à des époques différentes. » (Ibidem, p. 77). Ces affirmations de Seth, déjà citées aux pages 4 et 5, nous amènent à conclure que les autres dimensions dans lesquelles nous vivons et agissons simultanément ne sont pas loin de nous : elles nous entourent comme l’eau dans laquelle nous baignons, sauf que nous n’en sommes pas conscients, concentrés que nous sommes sur la réalité tridimensionnelle. C’est pourquoi à la mort du corps physique, n’étant plus concentrés sur la réalité tridimensionnelle, nous en prenons immédiatement conscience, au risque d’ignorer que nous sommes morts, car nous nous retrouvons alors dans la contrepartie que nous avons construite depuis notre naissance : … sa personnalité existe alors, détachée de la forme physique. » (Le Livre de Seth, p. 265).

 

Dans le tissu complet de votre existence, cette vie est une portion étincelante, éternellement unique et précieuse. Mais elle demeure une portion de  cette plus grande existence d’où vous émergez dans la joie et la compréhension. Que vous mourriez demain ou dans les années à venir importe peu, mais le choix de la vie et de la mort est toujours vôtre.

 

La vie et la mort ne sont que deux facettes de votre existence éternelle et toujours changeante. Ressentez et appréciez la joie de votre être. Certaines personnes arrivent à quatre-vingt-dix ans sans jamais goûter à ce point la beauté de leur être. Vous avez déjà vécu et vivrez encore, et votre nouvelle vie – de votre point de vue – jaillit de l’ancienne ; elle croît dans l’ancienne qui la contient, comme la semence dans la fleur. (Jane Roberts, La réalité personnelle, T-2,  pp.79-80.)

 

 

Suggestion : Vous pouvez lire une illustration de cet enseignement dans les trois romans de John Harricharan que j’ai traduits en français sous le titre La trilogie de John Harricharan.

 

Marcel Mercier (20 mars 2007)