Introduction
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a composante culturelle judéo-chrétienne de notre civilisation, nous a légué, dans l’inconscient collectif, le sentiment de culpabilité et ses corollaires, le jugement et la punition. La croyance en ce mythe remonte à l’éveil de la conscience chez l’homme, et l’Égypte, ainsi que d’autres civilisations anciennes, l’ont insérée dans leur philosophie et leurs traditions. Il est vraisemblable que les Hébreux l’aient apportée avec eux lors de leur sortie d’Égypte. Ainsi, le dieu Thôt* qui, selon le Livre des morts des anciens égyptiens (1), présidait avec Anubis* la pesée des âmes lors d’un supposé jugement après la mort, est sans doute le symbole et le véhicule de cette croyance en cette culpabilité que nous traînons plus ou moins consciemment au cours de notre vie et projetons dans l’au-delà après la mort.

Nous devons changer nos croyances à ce sujet pour nous débarrasser de ce sentiment de culpabilité, responsable de l’allure plus ou moins heureuse de notre vie et retrouver notre liberté et notre créativité natives, attributs essentiels de notre individualité multidimensionnelle (2). Des témoignages étonnants venant de rescapés d’une mort clinique viennent corroborer cet enseignement communiqué par des entités, appelées Speakers* ou Enseignants, qui se sont incarnées pour exercer ce rôle. D’autres témoignages proviennent de médiums qui entrent en contact avec des décédés. En voici un très explicite qui a trait au supposé jugement qui suit la mort :
Et maintenant, laissez-moi vous dire que toute idée de « jugement », d’un « jugement dernier » était absente de mon esprit pendant le processus de transition dans l’autre monde. Tout était trop normal, trop naturel pour suggérer l’épreuve effrayante que, nous dit la religion orthodoxe, nous devons subir après la « mort ». Les idées de « jugement », d’« enfer » et de « ciel » me paraissaient fantastiques : j’étais plein de vie, parfaitement à l’aise, en forme mentalement, habillé de façon habituelle. J’étais debout à côté d’un vieil ami, qui me serrait cordialement la main, m’accueillait, m’exprimait ses bons vœux, et montrait sincèrement sa joie comme je lui manifestais la mienne (3).
Cet ouvrage sera axé surtout sur
Cette vision de la vie et de la mort
d’un individu est-elle conforme à la réalité ou est-elle le fait de fausses
croyances sur la réalité après la mort? Pour jeter un peu de lumière sur ce
débat « vital », tout en signalant, à l’occasion, l’opinion de
certains scientifiques et parapsychologues qui se sont penchés sur la question,
j’apporterai ma réponse personnelle, fruit de mes réflexions à la suite de
nombreuses lectures (4) sur ce thème et surtout sur les témoignages de ceux
qui, ayant frôlé la mort lors d’un coma profond, sont revenus à la vie. Une
analyse attentive de ces témoignages démontre, à mon avis, que la révision
globale de la vie du défunt, qui suit sa transition dans l’au-delà, tient
davantage à une ressouvenance de sa véritable
personnalité, telle qu’elle a été construite par ses choix et ses actions, qu’à
un jugement porté sur ses
agissements au cours de sa vie dans un contexte de culpabilité et de punition.
D’où le titre de l’ouvrage : Jugement
ou Ressouvenance.
NOTES
(1) Paul Barguet, Le Livre des Morts des anciens égyptiens, chapitre 18. Voir aussi l’Appendice K : la survie chez les Égyptiens.
(2) Seth affirme que nous vivons et agissons dans plusieurs dimensions de réalité à la fois.
(3) Anthony Borgia, Ma vie au Paradis, Éd. Du Roseau, Montréal, 1989, p. 18.
(4) Les communications médiumniques de Jane Roberts (Seth), d’Edgar Cayce et de Ian D. Borts m’ont largement inspiré dans cette monographie. Mais beaucoup d’ouvrages traitant de la vie après la mort affirment la même réalité. Voir la bibliographie proposée à la fin du volume : Sources et références.
Table des Matières