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La biographie de Jésus d’après Cayce

 

            Une grande partie des renseignements sur la vie de Jésus transmis par Cayce, provient de lectures données pour des consultants qui avaient vécu au temps du Christ ou données pour lui-même alors qu’il était incarné dans un disciple du nom de Lucius Ceptulus. Ce dernier serait l’auteur du troisième évangile attribué à Luc. En fait, Luc, le médecin et compagnon de Paul de Tarse, était en réalité l’oncle de Lucius. On les a confondus à cause de la ressemblance des noms. Comme Luc avait ses entrées chez Pilate, il avait récolté beaucoup de renseignements concernant les événements reliés à Jésus et les aurait transmis à son neveu[1].

 

            Plusieurs événements et détails historiques ressortent des révélations de Cayce sur son incarnation dans la personnalité de Lucius Ceptulus, ou Lucius de Cyrène[2], son lieu d’origine. L’Apôtre Jean le nomma plus tard évêque de Laodicée. Il est significatif que ce Lucius, qui reçut une éducation gréco-romaine, parce que sa mère était juive mais son père, grec, ait cherché à devenir disciple de Jésus et ensuite de Saül ou Paul de Tarse, deux personnalités qui, selon Seth, ont incarné l’entité Christ. Cela apparaît moins étrange, si l’on considère que, depuis « le début des temps », ces deux entités, celle du Christ et celle de Cayce, se sont côtoyées en plusieurs incarnations contemporaines[3]. Dans les débuts de l’Église de Jérusalem, on l’écarta des charges officielles à cause de son statut d’étranger. C’est ainsi qu’il ne fut admis ni comme apôtre ni comme diacre, mais réussit tout de même à se faire accepter par le Maître parmi les 70 disciples qu’il envoya dans les villages pour diffuser son enseignement.

 

            Cayce n’est pas trop flatteur vis-à-vis de son incarnation au temps du Christ : « Dans sa jeunesse, dit-il, Lucius avait la réputation plutôt d’un bon à rien. Il traînait à droite et à gauche et devint ce qu’on appellerait aujourd’hui un soldat de fortune[4]. » Quand Jésus exerça son ministère dans la région de Jérusalem, il s’y rendit, car il s’intéressait aux activités des disciples comme aux leçons de profonde sagesse du Maître. Il traînait donc à leur suite comme un parasite, caressant, comme bien d’autres, l’idée d’une révolte contre les légions romaines, contre le pouvoir de Rome. Dans ce but, il s’informait des mouvements politiques à Rome et parmi les juifs, et de tous les décrets promulgués par l’autorité en place. Aussi, les juifs de l’entourage de Jésus ne le tenait pas en haute estime, et même le méprisait[5]. Ce n’est qu’après la Pentecôte, que Lucius changea de mentalité et se reconvertit au message spirituel du Maître[6].

 

            Le caractère « historique » de la vie de Jésus, telle que la raconte Cayce dans ses Lectures de vies à l’adresse de divers consultants, n’est pas toujours apparent à travers ces textes. Des événements comme la Crucifixion et l’Ascension, selon Seth[7], échappent à la trame historique, ayant leur origine dans le monde du rêve. De par son caractère de médium en état de transe profonde, les événements que considérait Cayce pouvaient appartenir à l’une ou l’autre dimension de la réalité et doubler en parallèle l’événement dit « historique » sur le plan physique. Car l’ « actualité » d’un événement peut n’apparaître que dans le rêve (qui est une autre dimension de la réalité), mais exercer cependant une profonde influence sur les mentalités à l’état de veille. Tel est le rôle que jouent souvent les mythes. J’expliciterai davantage cet aspect au chapitre 4. Je suis d’avis, pourtant, que les événements se rapportant aux vies antérieures des consultants, me paraissent être, pour la plupart, des faits historiques, étant donné leur caractère très personnalisé et la vraisemblance des actions et des comportements humains très concrets et souvent très terre à terre qu’il rapporte, correspondant à leur karma antérieur.

 

            Ceci étant dit, essayons de tracer une sorte de biographie de Jésus en rassemblant les diverses lectures de Cayce qui le concernent. Celles-ci nous campent dès l’abord le contexte dans lequel les personnages sont impliqués : la communauté essénienne, rattachée à l’école fondée par Élie, Élisée et Samuel[8], sur le Mont Carmel. Il est quant même surprenant que Cayce ait parlé des Esséniens dès 1934, alors que ce mouvement ne fut reconnu comme « secte » historique qu’en 1947, lors de la découverte des manuscrits de la Mer Morte et des vestiges d’un monastère essénien à Qumram (Judée). Ce fait ne peut que confirmer la réalité historique des révélations de Cayce. Si celles-ci affirment l’existence des Esséniens, pourquoi n’en serait-il pas ainsi également de ses révélations concernant l’existence de l’Atlantide et de la Lémurie?

 

            C’est dans la mouvance essénienne, à laquelle appartenaient la famille et les amis de Jésus, que se prépara la venue du Prince de la Paix. C’est également parmi les Esséniens que se recrutèrent les premiers disciples du Maître lors de son ministère en Galilée. Certes, Marie et Joseph étaient esséniens, de même que les parents de Marie, Joachin et Anne, ainsi que Jean-Baptiste et ses parents, Zacharie et Élisabeth, la prophétesse Anne et le vieillard Siméon. Mais parmi les dirigeants de cette « communauté religieuse » au sein du Judaïsme, deux femmes se distinguèrent par le rôle essentiel qu’elles ont joué dans l’éducation de Jésus : la prophétesse Judith (Judy) et l’archiviste Josie[9].

 

            Jésus fut élevé par ses parents dans cette fraternité Essénienne. D’après Cayce, le mot « essénien » signifie « Attente ». Les esséniens étaient donc polarisés vers la réalisation de la Promesse d’un Sauveur qu’ils attendaient. Plusieurs membres de cette communauté avaient développé leurs facultés psi, par la prière, la méditation et certains rituels. D’autres travaillaient sur les prédictions, étudiaient les documents anciens et s’adonnaient aux préparatifs de « l’entrée du Christ dans la vie des hommes[10] ». Tous poursuivaient deux objectifs : « d’abord la préparation de certains individus, puis la formation de missionnaires pour aller dans le monde représenter la fraternité[11] ».

 

 

La prophétesse Judith

 

            Cayce nous dit que c’était alors une période où on commençait à considérer les hommes et les femmes sur un pied d’égalité quant à l’affirmation de soi, à leur façon de vivre et à leurs responsabilités sociales et religieuses[12]. Les réunions des esséniens se tenaient dans un temple sur le Mont Carmel, loin des regards et des influences des Pharisiens et des Sadducéens de Jérusalem. C’est là que résidait Judith qui y « enseigna comme un maître, car elle était prophétesse, et guérissait par la prière[13] ».

 

Vingt-quatre ans avant la naissance de Jésus, ses parents travaillaient « parmi les groupes de prophètes établis sur le Mont Carmel ». C’est ainsi qu’elle avait commencé à se préparer à son rôle d’enseignante : elle fut élevée dans cette ambiance d’expériences qui sortaient de l’ordinaire : rêves, visions, voix, et autres phénomènes, à travers lesquels les esséniens interprétaient les coutumes, la Loi, l’histoire du peuple juif, ainsi que toutes les promesses faites et interprétées par ceux qui avaient la charge de les conserver : à cette fin, on mettait par écrits les documents et les traditions orales. C’est un travail auquel Judith participa en y ajoutant les traditions d’Égypte, de l’Inde, de la Perse et d’autres pays voisins. Elle s’efforçait de recueillir et conserver toutes ces traditions, et tenir une chronique des événements. Cela lui sera utile lorsqu’elle prendra en charge l’éducation du jeune Jésus[14]. C’était une personne très douée sur le plan psychique : elle était voyante, prophétesse, guérisseuse et pouvait également effectuer des sorties-du-corps[15].

L’archiviste Josie

 

            Josie faisait partie du groupe d’Esséniens dirigés par  Judith. Ce groupe avait pour charge d’interpréter les documents antiques rapportant la tradition venue d’Égypte concernant le Temple de la Beauté et le service du Temple du sacrifice. Et quand le temps fut venu pour Marie d’épouser Joseph et donner naissance au Sauveur, « Judith ordonna de choisir quelqu’un pour accompagner les parents en Égypte ». On choisit Josie dans la Fraternité. Faisaient partie de ce voyage, non seulement Joseph, Marie, Josie et l’enfant, mais également d’autres groupes de personnes qui précédaient et suivaient le convoi pour assurer la protection physique de l’enfant contre les émissaires possibles d’Hérode : c’était indispensable pour l’accomplissement de la Promesse.

 

            C’est près de la ville d’Alexandrie qu’on séjourna. L’une des tâches confiées à Josie consistait à étudier certains documents en partie conservés dans les bibliothèques de cette ville. Elle répondait ainsi à l’intérêt que la Fraternité avait pour ces documents, auxquels  « les Mages venus d'Orient avaient fait allusion en disant: 'D'après ces documents, nous avons vu Son Étoile.' Il s'agissait comme on le dirait aujourd'hui, de prévisions astrologiques, aussi bien que d'une masse d'informations rassemblées au fil des siècles par tous ceux qui s'étaient intéressés à la venue du Messie ».

             Tous ces documents indiquaient ce que devaient faire les parents de Jésus, les lieux où ils devaient rester, le genre de personnes qui seraient en contact avec l'Enfant. Ils révélaient aussi que « les vêtements portés par Lui guériraient les autres enfants ». Car la perfection de son corps rayonnait la santé et la vitalité, comme aujourd’hui, « certains individus émettent des vibrations de santé et de vie, par leur être spirituel, vibrations qui détruisent n'importe quelle forme de maladie physique! [16] »

Marie, mère de Jésus

            La prophétesse Judith avait donc un rôle très important au sein de la fraternité essénienne du Mont Carmel. On y sélectionnait de jeunes personnes susceptibles de servir de « canaux » pour la venue du Fils de la Promesse, le Prince de la paix. C’est ainsi que Marie fut choisie dès l’âge de quatre ans pour recevoir une éducation spéciale dans le Temple du Mont Carmel. La voyance de Judith ne fut sans doute pas étrangère à ce choix. C’est également là que Marie fut désignée un jour comme l’élue pour devenir celle par qui le Prince de la paix ferait son entrée dans le monde terrestre. Voici comment Cayce raconte l’épisode :

 

L’ange apparut, tenant la petite Marie par la main, et il la conduisit vers l’autel. Ce fut la manière dont elle fut désignée comme l’Élue. Elle fut montrée ouvrant le chemin aux autres jeunes filles. Car, ce jour-là, c’était elle qui était à la tête de la Procession[17].

 

            D’après Cayce, elle avait entre seize et dix-sept ans lorsqu’elle fut fiancée à Joseph qui en avait 36. Devenue mystérieusement enceinte, Joseph la maria officiellement pour faire taire les racontars. Puis, elle donna naissance à son fils premier-né le 19 mars de l’an 4, à Bethléem de Judée dans une grotte que l’aubergiste, préaverti de l’événement par les autres esséniens, avait désignée à Joseph. Ce stratagème servait à éviter à Marie d’être importunée par les nombreux visiteurs qui affluaient à Bethléem pour le recensement. De plus, il eut soin d’envoyer sa fille Sara pour assister la jeune mère.

 

La visite des Mages

 

            C’est en donnant des lectures de vie à certains de ses consultants, qui étaient des réincarnations des « rois mages » (Wise Men) que Cayce donna des informations sur leurs visites à l’enfant Jésus. Un de ces derniers était un Perse nommé Achlar. « C'était un sage, un expert, un savant, qui avait un rôle de conseil auprès des gens; il connaissait les mathématiques des anciens temps, aussi bien que les enseignements des Perses antiques … Il apportait à ceux qu'il conseillait une meilleure interprétation des lois astrologiques, aussi bien que des lois naturelles... » Cette entité fut celle qui fit cadeau d’encens à l’enfant[18]. Un autre venait « des montagnes de ce qui est maintenant l’Arabie et l’Inde ». Il s’appelait Ashtueil[19]           .

 

             Il y eut plusieurs visites des Mages et ceux-ci étaient plus nombreux que les trois retenus pas la Tradition. Le premier groupe comprenait cinq personnages, un deuxième suivit. « Ils vinrent de Perse, d'Inde, d'Égypte, mais aussi de Chaldée, du Gobi, de ce qui est maintenant l'Indochine, le pays Thaï[20]. Ces Mages étaient des savants et des sages qui étudiaient les signes des temps et on les respectait aussi comme des saints. Ses chercheurs de vérité avaient développé leurs facultés psi et les utilisaient pour découvrir l’Enfant annoncé dans les écrits anciens. Ils étaient en relation avec la Fraternité essénienne qui avait des représentants dans ces différentes contrées : ils cherchaient donc à connaître les événements imminents qui avaient été annoncés. « Aussi représentent-ils du point de vue métaphysique les trois phases de l’expérience humaine dans ce monde matériel : l’or symbolise la matière, l’encens, l’éther, le monde éthérique; la myrrhe, la force vivifiante, curative, qui accompagne ceux-ci. Autrement dit, le corps, l’esprit et l’âme[21]. »

            Ils rencontrèrent donc les membres de la Fraternité et surtout Judith, la plus érudite en la matière, qui, à cause de la situation politique dérivée de la conquête romaine avait vécu de plus en plus recluse jusqu’à la visite des Mages. Elle orienta ceux-ci vers Hérode plutôt que vers le procurateur romain, car le nouveau roi ne devait pas remplacer Rome mais le judaïsme : elle savait pertinemment que cela risquait de provoquer, dans le cœur de ce tyran dévoyé et égoïste, des réactions qui risquaient d’amener des conflits entre ce despote et l’autorité romaine[22]

La famille de Jésus

 

Jésus et Marie étaient une seule âme au commencement dans l’androgyne Amilius en Atlantide, puis âmes sœurs séparées dans Adam et Ève en Éden. Dix ans plus tard, alors que Jésus au loin avait été pris en charge par des professeurs, Joseph et Marie eurent trois autres enfants : Jacques, Jude et une sœur, nommée Ruth. « Cette relation normale, naturelle ne vint pas avant que Jésus ne s’en aille faire ses études […] Ce fut un choix fait par tous les deux, à cause de leurs sentiments réciproques[23]. »

 

L’Immaculée conception

            Jésus et Marie eurent tous deux une conception immaculée, c’est-à-dire sans le concours d’un homme. Anne, mère de Marie, « proclamait que l’enfant n’avait pas de père et personne ne la croyait! […] Ni Marie ni Jésus n’eurent de père humain. Ils furent une seule âme depuis que la Terre est Terre.[24] » On demanda à Cayce d’expliquer ce qu’était l’immaculée conception. La chair, dit-il, est le résultat de l’activité de l’être mental qui se propulse lui-même dans la matière : comme l’Esprit n’est ni mâle ni femelle, mais les deux à la fois, l’immaculée conception est donc possible : « lorsque le physique et le mental vibrent totalement avec l’esprit; celui-ci peut agir rapidement sur les mécanismes de la chair »[25].

 

Jésus et sa sœur Ruth

            Cette unique sœur de Jésus épousera, plus tard, un romain nommé Philoas, un des deux disciples d'Emmaüs dont parle l’évangile. Après la naissance de Jude, le cadet de la famille, Ruth, alors adolescente, se posa beaucoup de questions au sujet de cet étrange frère aîné, qui, à la mort de son père Joseph, était revenu à la maison. Car on racontait beaucoup de mal à son sujet, même si on le craignait. Mais ce qui dépassait son entendement, c’est son départ pour l’Égypte avec le cousin Jean pour aller recevoir leur initiation finale consistant en un enseignement spécial[26]. Les contacts personnels entre le frère aîné et la sœur étaient rares vu sa timidité, la différence d’âge, d’emploi du temps et des activités. N’ayant rencontré son frère que lors du décès de Joseph, elle se demandait pourquoi, lui, qui avait le don de guérir, avait-il laissé mourir son père. Et s’il est comme le proclament les gens, pourquoi ses longues absences et ses randonnées continuelles ici et là?[27]

            Ce qui la consterna davantage, ce fut de voir son cousin Jean commencer son ministère, puis renoncer à sa fonction de prêtre dans le Temple pour d’aller prêcher dans le désert comme un hors-la-loi. Mais, en revenant d’une réunion où Jésus avait pris la parole, elle rencontra son futur mari, un Romain exerçant la charge de contrôleur des impôts. Ce Romain « pas comme les autres » s’intéressa à cette jeune femme, belle de corps et très active pour aider les défavorisés. Une sympathie mutuelle naquit entre eux et ils s’associèrent dans des œuvres de secours aux plus démunis. Vers la fin du ministère de Jésus, le mariage de Ruth et de Philoas eut lieu en présence du frère aîné et fut béni par lui. Puis, son mari  fut rappelé à  Rome. La période de la « crucifixion » provoqua chez Ruth beaucoup d’émotions. Elle se réfugia alors dans la compagnie de sa mère et de ses amies ainsi que des « saintes femmes », Lazare, l'autre Marie, Marthe et tous les amis de sa mère... Dans la dernière période de sa vie, elle alla  retrouver son mari à Rome, où lui naquirent des enfants. « Là, avec son compagnon, elle apporta son aide à ceux qui acceptaient les nouveaux enseignements (chrétiens)... et qui étaient persécutés. »[28].

 

Formation de Jésus

            Comme il a été dit plus haut, Jésus était essénien comme son cousin Jean. Selon les lois et les coutumes des Juifs, Jésus vécut ses premières années dans la maison de son père Joseph. Puis, c’est dans la Fraternité du Mont Carmel qu’il reçut sa première formation sous la direction de la prophétesse Judith. Il a sans doute, lui aussi, participer aux recherches qu’on y entreprenait sur les documents anciens « annonçant la venue de cette Lumière »[29], sur les travaux préparatoires « à l’entrée du Christ dans la vie des hommes de ce temps-là »[30]. Judith avait alors un rôle de direction au sein de la Fraternité. Elle avait sans doute communiqué au jeune Jésus son intérêt pour les traditions d’Égypte, de la Perse et de l’Inde, pays où elle l’enverra plus tard pour parfaire sa formation. Elle devait également l’initier aux chroniques qu’elle tenait des événements reliés aux traditions anciennes[31]. Elle avait beaucoup d’affection pour le jeune homme dont elle était le professeur attitré. Elle l’envoya plus tard parfaire ses études en Perse, en Égypte et en Inde[32] « pour qu'Il puisse atteindre la connaissance parfaite de Ses activités sur le plan matériel... Lui qui devint la Voie et la Vérité[33]. »

            Son cursus, défini par Judith, comportait d’abord l’étude des bases de la Loi avec sa manifestation « par l’amour, la pitié, la paix, afin que soit pleinement accompli le but pour lequel il fut appelé[34]. » En Palestine, sa scolarité ne dura que le séjour dans le Temple de Jérusalem comme le raconte Luc : il y étonna des rabbins et des professeurs par la sagesse de ses propos et des ses réponses à leurs interrogations. Il avait été bien préparé par sa tutrice au Mont Carmel. Mais ses études au loin, c’est-à-dire dans les pays ci-dessus mentionnés où il séjourna jusqu’à l’âge de trente ans, couvrirent de bien plus longues périodes. Dans ces écoles, on l’inscrivait toujours sous le nom de Jeshua[35]. »

Séjour en Inde

            De treize à seize ans, Jésus resta en Inde mais fit un voyage en Perse où il demeura une année pour suivre des études spéciales. En Inde, on lui enseigna comment désintoxiquer le corps et le fortifier physiquement et mentalement. Pendant trois ans, il demeura à Bénarès pour suivre les enseignements d’un maître nommé Arcahia[36].          

Séjour en Perse

            C’est dans la « ville des Collines », en Perse, que Jésus mit au point une méthode de méditation. Dans ce pays, « il étudia la médecine, et les moyens de coordonner les énergies des corps (physique, mental et spirituel) selon l'enseignement donné là par Zu, et par Ra en Égypte, ce qui avait été la base des enseignements dans le Temple[37]. Il mit l’enseignement reçu en pratique et se livra à la guérison des malades, manifestant ainsi ses pouvoirs guérisseurs.

Séjour en Égypte

            Puis, il alla en Égypte pour compléter son cycle de perfectionnement. C’est à Héliopolis, et non à Alexandrie qu’il fit des études menant à la prêtrise, comme le fit également son cousin Jean, bien qu’ils fussent tous deux dans des classes différentes[38]. Et c’est dans la pyramide de Gizeh, que, Maître et Grand Initié, « il gagna les plus hauts grades de l’initiation, en compagnie de Jean le Précurseur[39]. » Cayce explique ainsi l’initiation dans la pyramide :

Une partie de l'initiation, une partie du passage à travers lequel toute âme doit passer pour atteindre son développement, tout comme le Monde, à travers chaque période de l'Histoire de la Terre; ainsi, la mémoire de la Terre, comme il est indiqué sur le couloir qui mène au tombeau, dans l'intérieur de la Pyramide, représente ce que chaque entité, chaque âme, comme un initié, doit traverser avant d'atteindre sa libération. Et comme l'indique ce tombeau vide, qui n'a jamais été rempli, voyez-vous? Car Jésus seul était capable de le briser, ce qui arriva, indiquant Son accomplissement.[40]

 

            C’est donc en Égypte qu’il passa la plus grande partie de son temps d’études avant de revenir en Palestine. Cela sera confirmé, nous dit Cayce, par des documents « qui seront découverts, et qui sont encore enfouis dans la Pyramide… Car c’est là qu’étaient instruits les initiés[41]. »

 

 



[1] Lectures 1208-1 et 5249-1.

[2] Actes, 13,1.

[3] Voir Church, W. H., Les retours d’Edgar Cayce, Éditions de Mortagne.

[4] Lecture 294-192.

[5] Ibidem.

[6] Ibidem.

[7] Comme nous le verrons au chapitre 4.

[8] Lecture 254-109;489-1 et 1450-1.

[9] Lecture 1010-17.

[10] Lecture 1450-1.

[11] Lecture 254-109.

[12] Lecture 254-109.

[13] Lecture 1472-3.

[14] Lecture 1472-3.

[15] Lecture 2880-1 et 2067-11

[16] Lecture 1010-12. Cayce était avant tout un guérisseur médiumnique.

[17] Lecture 5749-8.

[18] Lecture 1908-1.

[19] Lecture 256-1.

[20] Lecture 2067-7.

[21] Lecture 5749-7.

[22] Lecture 1472-3.

[23] Lectures 364-6; 1152; 1196-2; 2520-1; 5748-8; 5749-8

[24] Lecture 5748-8.

[25] Lecture 5748-9.

[26] Lecture 1158-2.

[27] Lecture 1158-9.

[28] Lecture 1158-2

[29] Lecture 489-1.

[30] Lecture 1450-1.

[31] Lecture 1472-3.

[32] Lecture 1472-3.

[33] Lecture 1472-3

[34] Lecture 5749-2.

[35] Lecture 2067-7.

[36] Lecture 2067-7.

[37] Lecture 5749-2

[38] Lecture 2067-7.

[39] Lecture 57-48.

[40] Lecture 2087-7. Un coin du tombeau dans la Pyramide de Chéops est effectivement brisé comme je l’ai constaté moi-même lors d’une visite en Égypte. Une tradition attribue cette brisure à Jésus lors du rite de son initiation.

[41] Lecture 5749-2.

Marcel Mercier