La Joconde de Gauguin

Tehamana a de nombreux parents 1893.
Le titre fait allusion à la coutume tahitienne qui consiste à se partager les enfants au sein de la famille étendue et à la croyance que tous les tahitiens sont issus de l’union entre les divinités Hina et Taaroa
Lors de ses fiançailles avec Tehamana Gauguin éprouva un certain désarroi car deux femmes se présentèrent comme la mère de Tehamana
Tehamana est vêtue de sa plus belle robe européenne, les cheveux parés avec beaucoup de recherche
Elle tient un éventail de palme tressée comme si c’était un spectre royal
Ce genre d’éventail est un symbole de noblesse et de beauté
Les deux mangues mûres symbolisent la luxuriance de Tahiti et la fécondité du ventre maternel
Gauguin n’a pas peint directement d’après le modèle : les bras sont courts
Une effigie en bois polychrome de la déesse Hina figure en arrière plan
Dans la partie supérieure deux lignes de chiffres indéchiffrables suggèrent que la mentalité tahitienne reste inaccessible aux européens
Cette œuvre de mystère confère à Tehamana une expression semblable à celle de la Joconde.
Comparez

Leonardo da Vinci. La Gioconda.