Au
sujet du karma
On
ne se transforme pas en accumulant le bon karma et en évitant le mauvais. On se
transforme en se libérant totalement, en s’élevant au-dessus de la pensée
dualiste, en cessant de porter des jugements relatifs. Cette libération n’a qu’une
seule origine, l’être intérieur, qui sait
de toute éternité qui nous sommes réellement, Je suggère donc de corriger l’une
des Quatre Vérités nobles (du Bouddhisme).
Au lieu de dire que « Toute vie est souffrance »m disons plutôt que
toute vie est un continuum d’expériences que nous désirons faire. Lorsque nous
parvenons à éliminer ce désir, que nous vivons une expérience sans nous y
attacher, nous gagnons en compréhension réelle.
Sans ce désir d’expériences nous cessons de considérer notre bon ou
notre mauvais karma, nous cessons de porter des jugements sur nous-mêmes. L’ego
– cette identité conditionnelle – est alors transcendé et nous sommes libres de
nous identifier à Dieu.
La
seule chose dont nous ayons réellement besoin, c’est de savoir que nous participons
de Dieu. Rien d’autre. Une fois détachés de tout, nous nous tournons vers
l’unique lien essentiel, Dieu, et l’énergie divine peut nous animer. Les
questions casse-tête du genre « Que suis-je ? » ou
« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? » avec lesquelles nous nous
torturons parfois, la satisfaction que nous tirons de notre réussite, nos
inquiétudes au moment d’agir nous empêchent d’accueillir librement cette
énergie, mais lorsque nous savons que nos expériences n’ont plus aucune prise
sur nous, elle nous envahit totalement, et l’ego a disparu.
Pour
éliminer l’ego nous n’avons rien à supprimer en nous, nous avons à nous
transformer, à étendre notre conscience. Nous devons nous transformer pour
hériter du divin. Nous devons nous convaincre du caractère illimité de notre
nature. Seul l’ego dépend des circonstances extérieures.
Voilà
la réponse à toutes nos questions : nous ne sommes pas sur terre pour
liquider notre bon ou mauvais karma, pour expier nos péchés ou accumuler des
mérites. Nous ne sommes pas là pour subir une succession d’épreuves inexorables
provoquées par nos actes passés. Le karma – qui résulte effectivement de nos
vies antérieures – a un but et un seul : accroître notre compréhension. Et
cette compréhension transcendera un jour les circonstances karmiques provoquées
par notre ignorance.
La
loi du karma joue sur la cause et les effets. Tous nos actes ont une influence
sur notre vie. Si nous faisons quelque chose de mal, il est inutile de nous
ronger de remords, le remords ne peut que nous enchaîner à notre passé. Mieux
vaut reconnaître le caractère négatif de nos actes et tenter d’en tirer la
leçon.
Si
nous émettons des pensées positives, elles nous seront renvoyées, d’où
l’utilité d’agir positivement envers les autres, en essayant toutefois de ne
pas obéir au seul désir d’éviter le mauvais karma. L’évolution suppose en effet
la compréhension. Comprendre qui nous sommes et pourquoi nous agissons est
nécessaire à l’accomplissement du karma. Comprendre la condition humaine, c’est
admettre que nous sommes des êtres illimités et que nous participons de Dieu
Kevin Ryerson et Stephanie Harolde, La communication avec les esprits, Éd. J’ai Lu New Age, pp. 117-119.