Regard et réflexions sur la société de consommation.

 

            Le 21e  siècle semble se caractériser par un ramassis de problèmes laissés pour compte par le 20e considéré déjà par l’histoire comme le siècle ayant connu une avancée scientifique des plus spectaculaires. A-t-il grandi trop vite, comme un adolescent un peu dégingandé qui n’arrive pas à s’adapter au monde? Il a laissé en héritage aux générations actuelles une atmosphère polluée, des problèmes sociaux qui apparaissent tels des cancers intraitables, comme la drogue, les gangs de rue, le crime organisé, des guerres à répétition, des menaces terroristes, les perversions sexuelles aux facettes multiples, des produits de consommation de substitution incontrôlés, etc.

 

            Malgré l’ONU, le monde paraît ingouvernable, chaque nation recherchant sa propre affirmation ou sa propre protection. Israël n’est pas le seul état à ne pas obtempérer aux décisions de l’ONU. S’il ne se compose plus seulement de deux blocs militaires recherchant la domination, comme au temps de la Russie soviétique, le monde se divise maintenant sur le plan idéologique et religieux : on voit s’affronter l’islam oriental contre l’Occident matérialiste et financier, alors qu’une troisième puissance s’élève en Chine communiste qui se meut imperceptiblement en puissance capitaliste. Et au travers de tous ses mouvements des nations, des gens souffrent et sont déracinés ou sont exterminés par des génocides organisés.

 

            Et comme si la Terre allait devenir éventuellement inhabitable, par la faute des humains, des hommes de science dépensent des milliards pour explorer l’espace à la recherche de planètes nouvelles habitables en vue d’un probable déménagement de la race. Est-ce utopique de penser ainsi? La question est posée.

 

            Malgré le pessimisme qui se dégage des précédentes considérations, il y a des individus qui, alarmés par la pente que suit notre civilisation, dans un courageux optimisme, s’ingénie à infléchir la tendance au chaos vers une amélioration de la vie humaine. Des organisations de toutes sortes s’efforcent de secourir les pays pauvres et victimes de despotes sans âme; des juges et des avocats érigent une Cour internationale pour juger et condamner les fauteurs de génocides ou de crimes contre l’humanité; dans tous les pays, des manifestations se multiplient, au nom de l’humanité, pour réclamer le respect des droits humains, ceux des enfants et de la femme en particulier.

 

On à force à faire, car les assoiffés de pouvoir possèdent des moyens dissuasifs pour contrer les revendications légitimes : armement, argent de la drogue, élections téléguidées sous façade démocratique, etc. Faut-il baisser les bras et laisser passer l’orage en espérant que tout se règlera en fin du  compte dans une résurgence ou un cataclysme apocalyptique ? Le sort de l’humanité est entre les mains de chaque individu, car il en fait partie et en émane. Le plus petit effort de la part de chacun, ne serait-ce que dans le changement de ses pensées et l’espoir d’un renouveau, apportera une force nouvelle à l’ensemble de l’humanité qui recherche son équilibre…

 

Marcel Mercier (20 mars 2009)