MARCEL MERCIER

 

 

 

 

 

 

 

L’homme appelé Jésus-Christ

 

 

Copyright © Marcel Mercier 2008

 

 

 

Avant-propos

 

            Malgré les nombreuses controverses qu’a suscitées au cours de l’histoire ce personnage hors du commun que fut Jésus de Nazareth, il n’en reste pas moins que, depuis deux mille ans, toute la civilisation occidentale a été influencée et transformée par son enseignement.  Et le débat perdure encore, portant maintenant plus précisément sur le caractère mythique ou historique de ce personnage.

 

            Au cours de mon adolescence, Jésus de Nazareth m’apparaissait déjà comme le personnage le plus important de l’histoire du monde et s’imposait à mes réflexions et à mes méditations quotidiennes, particulièrement au cours de mes années de séminaire. Je dévorais alors tout le Nouveau Testament, les textes évangéliques[1] en particulier, ainsi que le livre de l’Imitation de Jésus-Christ, lecture que je répétais et poursuivais toujours avec joie. Ces textes étaient, pour moi, la source de la Vérité que je recherchais sans cesse. Les parcourir m’apportait une paix et une grande satisfaction intérieures.

 

J’ai œuvré activement au sein de l’Église catholique pendant 25 ans, mais j’ai réalisé un jour qu’on faisait peu de cas, dans la Catéchèse, des commandements du Maître et qu’on se montrait même timide à obéir à ses prescriptions de guérir les malades, comme lui-même en avait donné l’exemple et incité ses apôtres à le faire. N’était-il pas venu pour donner la vie et la donner abondamment[2] ? Il s’était présenté comme la Voie, la Vérité et la Vie[3]. Peu de gens d’église prenaient ses affirmations au pied de la lettre, n’y voyant qu’un langage symbolique. On se méfiait de ces bons chrétiens qui avaient ce qu’on appelait le « don de guérir ». On allait même parfois jusqu’à les qualifier de « suppôts de Satan ». La chasse aux sorcières était encore un trait vivace dans l’Église. On s’en tenait uniquement à des vérités dogmatiques vétustes et sclérosées sans tenir compte de l’évolution des idées au sein même des groupes religieux. Toute vision « avant-gardiste » devenait sujet à caution car dangereuse et menaçante pour la « pureté » de la foi.

 

Les circonstances m’ayant amené à faire de la recherche en Parapsychologie[4], je me sentis attiré par le phénomène des guérisons paranormales. Et dans cette optique, Jésus de Nazareth s’avérait mon Maître et mon inspiration[5]. Des études en psychologie et des recherches dans les ouvrages ésotériques, théosophiques et autres connexes ont élargi ma vision philosophique et théologique acquise pendant mes études universitaires. En parallèle à ces recherches, je continuais à lire et à accumuler tout écrit concernant le Christ ou Jésus de Nazareth et pratiquer auprès des malades la guérison psi*.

 

J’en suis arrivé à me délester de la foi « dogmatique » pour adopter une foi vivante accueillant, comme aussi valable, toute parcelle de vérité trouvée en dehors des balises érigées par l’Église officielle. C’est dans les révélations d’Edgar Cayce[6] et d’autres médiums que j’ai commencé à entrevoir la nature plus humaine et plus réelle de ce personnage historique porteur de la Bonne Nouvelle de notre origine divine qu’il partage avec nous en tant que Fils aîné du Père. C’est aussi dans l’enseignement de Seth que j’ai compris pourquoi la Crucifixion du Christ m’avait toujours rebuté : c’est que cet événement n’est pas historique mais mythique, créé par des esprits imbus de l’Ancien Testament (les judéo-chrétiens) qui voulaient un Sauveur souffrant pour réaliser les prophéties symboliques des anciens prophètes juifs, littéralement interprétées[7]. Mon optimisme naturel trouvait enfin son compte dans l’enseignement de cette entité qui s’est nommée elle-même Seth..

 

Ayant atteint ma quatre-vingtième année de vie terrestre,  le temps était venu, me semblait-il, de préciser ma croyance au Christ à la lumière de mon cheminement intellectuel, psychologique et spirituel. On trouvera donc dans cette monographie ma vision du personnage que fut Jésus de Nazareth, sous l’éclairage et l’interprétation que j’ai faits des textes bibliques, apocryphes et médiumniques. Jésus-Christ est donc, selon l’expression de Jung, l’Anthropos (l’Homme par excellence), le Fils de l’Homme, qui révèle le mieux Dieu ou l’Être-Source de l’Univers, qu’il appelait son Père avec qui il ne fait qu’Un. En tant que Fils de Dieu, il est, comme le Père, intime à chacun d’entre nous qu’il appelait ses frères, très proche aussi de notre vie personnelle au point de nous appeler ses amis, si nous savons regarder la vie à travers le Modèle structurel[8] qu’il est pour chaque être humain.

 

 

Table des matières

 

Avant-propos                                                                                                page   2

 

Introduction                                                                                                   page   6

 

Chapitre 1 : Les diverses incarnations du Christ                                               page  11

 

Chapitre 2 : Les textes évangéliques                                                                page  14

 

Chapitre 3 : La biographie de Jésus d’après Cayce                                         page  18

 

Chapitre 4 : L’enseignement de Jésus d’après Seth                                         page  29

 

Chapitre 5 : Ce que Jésus a dit de lui-même dans l’évangile de Jean                 page  39

 

Chapitre 6 : Les textes apocryphes                                                                 page  50

       

        L’évangile de Thomas et les logia agrapha                                 page  50

 

                    L’évangile de Philippe                                                                page  59

 

                    L’évangile selon Marie (Madeleine)                                            page  76

                   

Chapitre 7 : L’entité Christ d’après Seth                                                         page  79

 

Chapitre 8 : Le Retour du Christ d’après Seth                                                 page  84

 

Conclusion                                                                                                     page  89

                     B. Jung et Jésus                                                                         page  93

                     C. Mythes et archétypes                                                            page  95

                     D. Jésus et Marie madeleine                                                      page  97

                     E. Mariage et androgynie                                                           page 101

                     F. Les trois incarnations du Christ                                              page 105

                     G. Les séjours planétaires                                                          page 106

                     H. Une religion à dispute                                                            page 110

 

Sources et références                                                                                     page  111

 

Glossaire                                                                                                        page  112

 

 

 

 



[1] J’avais toujours sur moi le texte de l’évangile de Jean (en petit format).

[2] Jean, 10, 10.

[3] Jean, 14, 6.

[4] J’avais une certaine facilité à manier le pendule ou la branche du sourcier.

[5] Voir mon ouvrage Les couleurs de la guérison (Le Dauphin Blanc) : Une référence incontournable : La méthode thérapeutique de Jésus de Nazareth, pp, 29-35.

[6] Edgar Cayce était imbu de la Bible qu’il lisait chaque année.

[7] Voir plus bas Le mythe de la crucifixion.

[8] Cayce : Lecture 2067-2