Le sexe

 

            Sur terre nous trouvons une représentation objective de nos problèmes dont le sexe est une des données principales. Au retour dans l’Aude-là, toute objectivité disparaît et c’est pourquoi le sexe ne subsiste pas. On perd le sens qui y correspond, et on s’en trouve fort bien dès qu’on a l’esprit de le reconnaître.

 

            Mais à l’incarnation suivante la question du sexe se présente à nouveau et sa signification est profonde. Le point de vue de l’homme diffère de celui de la femme, et un des charmes de nos séjours terrestres est de rechercher ce qui nous complète dans le sexe opposé au nôtre.

 

            On acquiert graduellement les qualités masculines et féminines de deux manières : l’une est de changer de sexe à travers ses incarnations afin de se trouver placé dans le cadre physiologique et social qui correspond aux caractéristiques mentales de l’un, puis de l’autre sexe, et de s’y adapter – ce qui est loin d’être toujours facile; l’autre manière est de se marier, de vivre l’un avec l’autre. Cette compagnie de notre conjoint nous donne le sens de ce qu’est la vie pour lui; nous apprenons à juger d’une façon qui complète la nôtre.

 

            En rester toujours au même sexe serait comme ne voler que d‘une aile. On peut reprendre le sexe qu’on avait à l’incarnation précédente plusieurs fois de suite, et même ne pas se marier au cours de ces incarnations-là, puis la loi cosmique semble contraindre les êtres à changer de sexe.

 

Washington, Septembre 1952.

 

Morton Marie-Louise, Où et comment retrouverons-nous nos disparus?, pp. 216-217.