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L’être
humain est-il essentiellement un mystique ?
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Puisque l’homme est à la fois dépendant de la matière par son corps physique et indépendant par son être spirituel, son âme, et que son corps physique est créé par son esprit, il est logique de se demander s’il n’est pas, avant tout, un être mystique i.e. un être appartenant à une autre dimension, ou simplement un animal intelligent intégré exclusivement à ce monde matériel. L’histoire nous présente l’exemple d’individus qui, renonçant à une vie physique pourtant gratifiante, ont choisi d’établir des contacts avec l’Invisible dans le cadre d’une religion ou d’une philosophie, et ont développé des caractéristiques qui relèvent plus de l’esprit que du cerveau humain.
Des personnes, considérées comme
saints et mystiques, il s’en trouve dans beaucoup de religions. En ce qui
concerne le christianisme, les exemples pullulent au cours de l’histoire depuis
Jésus de Nazareth. De saint Paul à François d’assise, à Catherine de Sienne, à
Thérèse d’Avila, à Jean de
Il n’en reste pas moins que l’équilibre remarquable, tant physique que mental, de ces individus reste une énigme au niveau de la science qui cherche désespérément à percer le mystère de l’homme. Serait-ce que la destinée ultime de ce dernier consisterait à transcender la matière et devenir, comme l’affirme Seth, « une personnalité d’essence énergétique » libérée de la matière ? Pour accepter cette finalité humaine, l’homme de science, physicien ou psychologue, devrait considérer et accepter, comme l’affirme Jung, que l’instinct religieux est aussi essentiel à la nature humaine que la sexualité. Qui dit religion dit relation à l’Invisible, à un Être Suprême que toutes les religions reconnaissent comme Créateur du monde.
De par sa finalité, l’homme, dont l’entité est multidimensionnelle, est donc essentiellement un être mystique qui ne peut se réaliser qu’en transcendant sa nature humaine formée d’une « conscience rythmée autour d’une image corporelle en changement constant.[1] » Aussi, au terme du cycle des réincarnations physiques, quitte-t-il la race humaine pour expérimenter d’autres modes d’existence.
Quand vous quittez le système physique après les réincarnations, vous avez retenu les leçons, et vous n’êtes littéralement plus membres de la race humaine, car vous avez choisi de la quitter. Dans ce cas, seul le moi conscient habite simultanément dans d’autres systèmes de formation. Dans des systèmes plus avancés, les pensées et les émotions sont automatiquement et immédiatement traduites en actions, quel que soit le caractère approximatif de la matière telle qu’elle existe là. Ces pourquoi les leçons doivent être bien enseignées et bien apprises.[2]
Les Guides de Ruth Montgomery explicitent davantage la nature de ces hauts niveaux d’existence :
D’ici, comme vous le savez, nous avons la possibilité soit de nous réincarner, soit de nous élever vers ce que l’on pourrait appeler le troisième ou le quatrième « niveau ». Nous sommes capables de nous adapter aux ondes de son et de lumière qui rendraient sourde ou électrocuteraient une personne physique. En nous harmonisant avec ces forces puissantes, avec ces fréquences élevées, nous nous trouvons dans un état presque fluide. Il n’est certes pas question de liquide proprement dit, mais nous nous déversons dans le cadre universel, si je puis dire, et nous nous y intégrons si intimement que, pendant un temps, nous perdons conscience de notre propre personnalité. Nous sommes une partie de ce fluide, et cela nous fait mieux comprendre que nous sommes une parcelle d’un Tout.[3]

[1] Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 158.
[2] Idem, Le livre de Seth, pp. 376-377.
[3] Ruth Montgomery, Au-delà de notre
monde, p. 226. Voir Document D : Différents stades dans l’Au-delà.
D
Différents stades dans l’Au-delà
[…]Nous voudrions
vous en apprendre un peu plus sur ce qui se passe à mesure que l’âme avance et
s’éloigner de ce stade intermédiaire d’où nous communiquons avec vous. À
l’étage supérieur, cette communication dans les deux sens serait impossible.
Lorsque je souhaite faire appel à une personne avec qui nous aimerions nous
entretenir, je redescends dans cet état intermédiaire. C’est pourquoi je ne
suis pas ici en permanence dans l’attente que Votre Grandeur soit disposée à
recevoir mes messages. Ne croyez pas que je veuille me montrer sarcastique; je
souhaite seulement expliquer qu’il existe des choses beaucoup plus importantes
que vos entretiens matinaux.
Dans la sphère où
je passe la plus grande partie de mon existence, je suis, pour ainsi dire,
transfiguré sous ma forme astrale. Cela est dû à l’intensité de notre
dévouement à l’œuvre du Créateur; et comme nous avons la faculté de passer des
vibrations d’une planète aux vibrations d’une autre, nous sommes adaptés à un
tel voyage tout comme un rayon de lumière. Quelle que soit la forme que nous
adoptions, nous ne cessons jamais d’être notre propre moi, auquel il nous est
impossible d’échapper. D’aucuns peuvent se demander pourquoi il y a des âmes
hautement évoluées sur le plan terrestre, alors que d’autres s’élèvent à peine
au-dessus du règne animal, avec leur cupidité, leurs manières grossières, leur
manque de considération envers leurs semblables. Peut-être vous demandez-vous
si nous devons tous demeurer nous-mêmes au cours des âges. La réponse est
« oui ». Et, avant que vous ne preniez cela pour de l’injustice,
j’ajouterai que toutes les âmes, au commencement des temps, étaient en quelque
sorte, des étincelles de Dieu, toutes égales entre elles. Mais, à mesure que se
succédaient les vies sur terre et ici, chacune a développé sa personnalité; et
comme nous choisissons nos propres situations lorsque nous décidons de nous
réincarner, nos âmes sont le produit de ce qu’elles apportent avec elles en
passant d’une existence à l’autre. Intéressant, n’est-ce pas ? Toutes identiques
au départ : de parfaites étincelles de l’amour divin. Et quels changements
lorsqu’elles ont séjourné sur terre ! Il ne faut donc jamais contracter des
habitudes dont on serait incapable de se défaire; il faut toujours répondre aux
besoins d’autrui et tout mettre en œuvre pour nous rapprocher de Dieu.
Ruth Montgomery, Au-delà
de notre monde, pp. 224-226.