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Qu’est-ce
que l’être humain ?

La réponse à cette question sera des plus variées selon le point de vue à partir duquel on tentera de définir l’homme. Car chaque auteur le décrit selon le point de vue de sa spécialité. Voici quelques définitions tirées de la théologie, de la philosophie et de la science.
Que lit-on dans

C’est dans cet esprit dogmatique que le Petit catéchisme de Québec (qu’on nous faisait apprendre par cœur à l’école primaire
!) reprend cet enseignement. Il procède lui aussi par questions et réponses. Au paragraphe 1 : De la fin de l’homme,
il demande au baptisé : « Pourquoi Dieu vous a-t-il créé et mis
au monde ? Ce dernier de répondre : Dieu m’a créé pour le connaître, pour
l’aimer, pour le servir, et pour acquérir, par ce moyen, la vie
éternelle. » Voilà une vision vraie mais très partielle et égocentrique de
la vie humaine. Car dans l’esprit de
De son côté, que nous enseigne la philosophie aristotélico-thomiste, dite philosophia perennis, sur la nature de l’homme ?

Pour lui (Thomas d’Aquin), comme pour Aristote, l’homme est constitué d’un corps, qui remplit les fonctions de matière première, et d’une âme qui joue le rôle de forme substantielle unique. L’âme et le corps ne sont donc pas deux substances indépendantes : de leur union se forme l’homme; de là résultent l’unité du composé humain, qui assure son identité dans le temps, la solidarité de ses fonctions, la possibilité qu’il a de se connaître à travers ses propres actions, le pouvoir que possède l’âme spirituelle de suppléer aux fonctions de l’âme végétative ou de l’âme sensitive qui dérivent d’elle, et la manière même dont s’est constitué l’embryon humain que les formes transitoires de son évolution ont conduit jusqu’à l’état de perfection qui exige en quelque sorte l’information de l’âme spirituelle ou raisonnable, créée par Dieu. (2)
À cette description plutôt abstraite de la nature de l’homme, on appréciera davantage celle plus riche et plus exaltante qu’en fait Seth dans La réalité personnelle (3).
Votre esprit s’est uni à la chair pour expérimenter un monde d’une incroyable richesse, pour aider à créer une dimension de la réalité faite de couleurs et de formes. Votre esprit s’est incarné pour s’enrichir du champ merveilleux de la connaissance sensible, pour ressentir l’énergie transposée sous forme corporelle. Vous êtes ici pour vivre, pour jouir et pour vous exprimer à travers votre corps. Vous êtes ici pour participer à la vaste expansion de la conscience. Vous n’êtes pas dans ce monde pour pleurer sur le sort de la condition humaine, mais pour le changer s’il ne vous convient pas, dans la joie, avec toute la force et la vitalité de votre être; pour modeler l’esprit dans la chair aussi fidèlement et aussi magnifiquement que possible.
La pensée consciente vous permet d’observer l’univers physique et de voir l’image de votre activité spirituelle; elle vous permet de percevoir et d’évaluer vos créations individuelles et collectives.
La pensée consciente est comme une fenêtre à travers laquelle vous découvrez les fruits de votre création intérieure. Vous laissez souvent de fausses croyances brouiller ce paysage merveilleux. Votre joie, votre vitalité et votre épanouissement ne sont pas le résultat d’événements qui « vous arrivent » de l’extérieur; ils surgissent d’événements intérieurs issus de vos croyances. […]
La vérité c’est que vous créez directement votre réalité. Vous réagissez consciemment et inconsciemment à vos croyances. Vous tirez de l’univers physique et du monde intérieur les données qui semblent correspondre à vos croyances.
Croyez donc que vous êtres essentiellement des êtres sans limites, nés dans la chair pour matérialiser du mieux qu’ils le peuvent la grande joie et la grande spontanéité de la nature.
D’une manière concrète, Seth nous situe d’emblée dans le Jeu de la création et montre que l’existence de l’être humain est issue de l’amour dont le Créateur entoure tous les êtres qu’il a créés et qu’à son tour l’homme doit exercer sa propre créativité dans la joie et la force de sa vitalité, collaborant ainsi à la création du monde.
La biologie moderne, de son
côté, considère l’homme sous l’aspect
de la vie et de ses vicissitudes. C’est un être vivant qui trouve sa place au
sommet de la nomenclature des organismes qui peuplent
À cette vision de la nature de l’être humain, selon la biologie, je me plais ici à apporter également les mises en garde de Seth relativement à la médecine moderne. Celle-ci applique systématiquement, dans ses cures, les découvertes de la biologie, qui considère l’être humain comme un organisme sujet aux attaques des virus et des bactéries et non un être libre et indépendant qui crée et défend son propre corps.
Si vous ne croyez pas au processus naturel de guérison, vous bloquerez systématiquement son fonctionnement. La peur de ne pas pouvoir consulter un médecin ne fera qu’envenimer la situation. Par ailleurs, la foi elle-même en la science médicale vous soulagera.
Ce soulagement ne sera que temporaire cependant si les problèmes intérieurs sont éludés. Il arrive pourtant qu’ils soient résolus malgré vos croyances, de par la puissante énergie créatrice de votre être et les systèmes de défense dont votre corps est pourvu.
Il en est de même pour les traumatismes mentaux qui parfois peuvent être mieux surmontés naturellement qu’à l’aide de thérapies professionnelles; certaines guérisons se produisent en effet malgré vos traitements prodigués avec la meilleure des intentions. L’une de vos dernières trouvailles consiste à croire que certaines maladies mentales proviennent de déséquilibres chimiques. Un correctif à ce niveau donne des effets certains, mais il faut comprendre que de telles instabilités chimiques ne sont pas à l’origine de la maladie. Elles sont causées par vos croyances concernant votre propre réalité. Si un tel médicament améliore la situation, il n’en reste pas moins que le problème intérieur relié aux croyances doit être résolu. Dans le cas contraire, d’autres maladies prendront la relève.
Il est très difficile de vous prendre en main de manière « naturelle » dans une culture où médecin, médicaments ou aliments particuliers sont la clé de vos problèmes. C’est donc dire que devant une opposition massive, ceux qui désirent tirer le meilleur avantage de leur capacité de guérison ont généralement le fardeau de la preuve.
Malheureusement, plus vous vous appuyez sur les moyens extérieurs, plus il vous semble impérieux de vous y fier et moins vous croyez en vos propres dispositions. Vous serez « allergique » à un médicament simplement parce que le corps sait que s’il acceptait ce produit, il n’y aurait pas d’autres moyens pour régler un problème précis ou qu’une maladie plus grave résulterait du « camouflage » de ce dilemme.
Il est donc ardu de tirer pleinement profit de la thérapie naturelle dans votre société, car son action est sans cesse contrariée depuis votre naissance. Mais elle fonctionne malgré les obstacles et elle peut en tout temps prodiguer santé et vitalité à cette sculpture vivante, siège de votre expérience actuelle (4).
De son point de vue scientifique, l’astrophysicien dirait de l’homme qu’il est un champ d’énergie organisant en un tout cohérent des milliards d’atomes en interaction selon un plan précis et en relation constante avec l’univers physique proche (système solaire) ou lointain (les amas de galaxies). Son unité avec le cosmos est telle que le mouvement d’un seul de ses atomes se répercute aux confins de l’univers. Mais l’astrophysicien ne peut expliquer l’origine et le pourquoi de l’existence d’un être humain. Tout ce qu’il peut affirmer à son sujet est qu’il est constitué des mêmes éléments chimiques que les astronomes, par leurs instruments spectrographiques, ont découverts au sein des étoiles et que celles-ci ont fabriqués par leur activité thermonucléaire pendant quinze milliards d’années après le Big bang.

Cette unité de l’être humain et de l’univers est décrite de façon plus vivante et éclairante par Seth dans les termes suivants.
On peut affirmer que le corps de la terre a son âme propre ou esprit (peut importe le terme). Par analogie, les montagnes et les océans, les vallées et les rivières et tous les phénomènes naturels jaillissent de l’âme de la terre, tout comme les événements et tous les objets manufacturés émanent de la vision intérieure ou de l’âme de l’humanité.
Le monde intérieur de chaque homme et de chaque femme est uni à l’univers intérieur de la terre. L’esprit devient chair. Une partie de l’âme de chacun est alors intimement liée à ce que nous appellerons l’âme du monde ou l’âme de la terre. (5)

Vous êtes votre propre portrait vivant. Vous transposez dans la chair ce que vous pensez être. Vos émotions, vos pensées conscientes et inconscientes concourent toutes à la formation de votre image physique. Vous comprenez cela facilement.
Il n’est pourtant pas si facile d’accepter que vos sentiments et pensées forment votre expérience extérieure, que les événements qui semblent vous arriver sont créés par vous, dans votre environnement mental ou psychique. (6)
Il y a bien peu de différence entre la circulation du sang dans vos veines et les courants atmosphériques; la première semble se passer à l’intérieur et les autres pas. Ce sont des manifestations interdépendantes d’un même mouvement. Comme vous, votre planète a un corps. Votre sang, tout comme le vent, suit certaines directions, Vous êtes à ce point de vue à l’intérieur du corps de la terre. Comme les cellules à l’intérieur de votre corps influencent ce dernier, ainsi votre corps agit-il sur le plus grand corps de la planète. Le temps reflète fidèlement les sentiments de chacun des individus, partout dans le monde. Les conditions atmosphériques dans leur ensemble suivent les rythmes intérieurs profonds de l’émotion. (7)
Qu’enseigne l’astrologie, au sujet de l’homme astrologique ?

Dans son ouvrage L’homme, cet inconnu, le Dr Alexis Carrel écrit : « L’individu nous apparaît comme distinct du monde extérieur et aussi des autres hommes, mais il est uni à ce milieu et à ses semblables, il possède le double caractère d’être indépendant et dépendant de l’univers cosmique. » Par cette affirmation, il se fait en quelque sorte l’écho de saint Thomas d’Aquin qui affirmait dans sa Summa theologica que « les corps célestes sont la cause de tout ce qui se produit dans ce monde sublunaire, ils agissent indirectement sur les actions humaines, mais tous les effets qu’ils produisent ne sont pas inévitables. » D’où l’axiome traditionnel : les astres inclinent mais n’obligent pas.
« Dépendant et indépendant du monde cosmique » signifie donc que l’être humain appartient à deux mondes différents mais concomitants : le physique et le spirituel. Edgar Cayce apporte à ce sujet quelques éclaircissements originaux. L’explication qu’il donne de l’influence des astres sur un natif est très surprenante, car elle diffère beaucoup de l’enseignement des astrologues traditionnels.
On devrait comprendre que
c’est le séjour fait par l’âme dans l’un de ces lieux planétaires, plutôt que
les positions natales des planètes qui exerce une influence […]. Une entité
n’est pas influencée par le fait que sa Lune est en Verseau, ou son Soleil en
Capricorne, ou Vénus dans telle ou telle maison, ou signe […], etc... Non. Ces
positions célestes sont importantes pour l’entité à cause du séjour qu’elle y a
fait en tant qu’âme. Voilà comment les planètes ont la plus forte influence sur
une entité qui habite
Les séjours au-delà de
Que faut-il déduire de cette vision caycienne de l’astrologie? L’âme ou entité fait une expérience marquante sur l’une ou l’autre planète (symbole d’autres mondes) qu’elle habite entre deux incarnations. Cette expérience consiste à vivre dans l’atmosphère vibratoire de la planète choisie, atmosphère (ou champ de force) déterminée par sa position par rapport aux vibrations des autres corps célestes. C’est ce que Cayce appelle les aspects astrologiques. C’est une expérience parfois douloureuse, mais qui permet à l’âme de se débarrasser de traits disgracieux et d’accentuer les bons.
En examinant sérieusement les fossiles qu’il découvre dans les strates terrestres, le paléontologue refait l’histoire des êtres vivants depuis l’apparition de la vie sur notre planète. Il en a dressé une hiérarchie dans l’espace et le temps. Il prétend établir ainsi l’évolution ascendante des espèces animales jusqu’à une forme si perfectionnée qu’elle a permis à l’être humain d’apparaître et d’exprimer ses qualités et ses potentialités dans une vie physique, et ainsi d’assurer sa survie.

L’homme, pour lui, est l’aboutissement d’une longue série d’essais et d’erreurs d’une forme qu’on qualifie d’humaine (homo sapiens), parce que, contrairement aux autres animaux, il se tient debout sur deux jambes (bipède) et qu’il est douée d’intelligence. Le savant déduit l’existence de sa raison par l’étude de tessons de poteries et des instruments trouvés dans les terrains fossiles : ceux-ci dénotent chez lui une créativité pratique pour se loger, se nourrir et se défendre des prédateurs et un intérêt particulier en ce qui concerne la façon de traiter ses morts (ce qui ne présente aucun intérêt pour les autres animaux.).
À cette hypothèse de l’évolutionnisme, s’oppose celle du créationnisme qui soutient que toutes les espèces vivantes sont apparues simultanément au moment de la création. Les tenants de cette théorie se réfèrent donc à l’interprétation littérale du récit biblique dont j’ai parlé au début de mon exposé.
De leur côté, les psychologues présentent plusieurs définitions de l’être humain selon le point de vue privilégié sous lequel ils le considèrent. On aura affaire alors à autant de notions qu’il y a d’écoles de pensée en ce domaine. Mais la psychologie moderne se réclame de deux grands maîtres qui sont à l’origine des principaux courants actuels dans l’observation psychologique de l’être humain : Freud et son disciple Jung. Le premier, dans ses recherches sur les troubles névrotiques, a mis au point une méthode dite psychanalytique, qui considère trois principales instances en l’homme : le Ça ou inconscient, l’Ego ou le moi conscient et le Surmoi ou Moi idéal, arbitre des conflits internes. Mais cette division, qui au début, s’est avérée pratique pour la solution de certaines névroses d’ordre sexuel, s’est, aux yeux de Jung, révélée par la suite insatisfaisante et incomplète car elle ne correspondait pas aux facteurs responsables des troubles psychiques de plusieurs de ses malades. Ce dernier, s’est donc distancé de son maître pour, à la lumière de ses propres observations (rêves, comportements et histoire), fonder sa propre psychologie analytique.

Selon le psychiatre de Zurich, l’être humain est constitué principalement d’un inconscient collectif commun à toute l’humanité, d’un inconscient personnel (réservoir de tous ses oublis, ses refoulements et de toutes ses perceptions subliminales) et d’un Ego ou Moi conscient. Le destin de l’homme ou sa réalisation personnelle consiste à intégrer son inconscient et tous les archétypes qui s’y trouvent, à son Moi conscient pour réaliser son individuation, la réalisation de soi. Les divers archétypes sont des matrices de tous les actes marquants accomplis par les ancêtres humains et qui sont légués à chaque individu dans cette partie inconscients qu’il partage avec les autres êtres humains, et que, pour cela, on appelle inconscient collectif. Les principaux archétypes sont l’animus et l’anima qui synthétise toutes les expériences vécues par l’être humain en tant qu’homme ou femme; il en est de même pour les archétypes suivants : père, mère, vieux sage, la vieille femme avisé, le Soi, l’imago Dei. Deux autres archétypes, l’ombre (le côté négatif de la personne) et la persona (l’idéal du Moi) se rattachent à l’inconscient personnel puisqu’ils ont traits à l’ego, à la personnalité consciente.
La sociologie traite l’être humain dans ses relations avec ses semblables dans la collectivité. C’est un être social et sociable qui adapte ses comportements pour trouver sa place et survivre dans les rassemblements d’humains, appelés sociétés. Le sociologue étudie les comportements et les actions des individus en tant qu’ils favorisent ou non la vie commune au sein de la famille, d’un village ou d’une ville, d’un pays ou sur le plan international. Les mœurs des différentes ethnies l’intéressent car elles lui permettent de découvrir les causes d’entraide ou de conflits entre les groupements humains, par exemple l’espace vital suffisant ou non, l’agression qui peut en résulter (les crimes, les viols, les guerres, etc.), la façon de régler les conflits (la diplomatie, les négociations, les interventions armées ou pacifiques), les lois favorisant le bien-être de l’ensemble de la population, les lois réglementant la vie carcérale des prisonniers et le respect des droits et libertés de chaque membre de la société, etc. En un mot, la sociologie s’intéresse à l’être humain en tant que membre d’une société et non en tant qu’individu isolé. Son but est d’établir un équilibre dans les comportements des personnes au sein de leur communauté en étudiant les comportements et les actions des individus et des groupes et les réactions conséquentes des autres individus.

Notes
(1) Voir
mon manuscrit Le Mythe de l’Éden sur
mon site internet www.marcel-mercier.com
(2) Jacques Chevalier, Histoire de la pensée, 2. La pense chrétienne, Flammarion, pp. 343-344.
(3) Jane Roberts, La réalité personnelle, T-I, p. 61, 90.
(4) Jane Roberts, La réalité personnelle, T-II, pp. 45-46.
(5) Voir le texte complet dans le Document B : La terre vivante.
(6) Voir le texte complet dans le Document C :
Unité avec
(7) Ibidem.
(8) Lecture 630-2
(9) Lecture 2144-1
Documents
B
On peut affirmer que le corps de la terre a son âme propre ou esprit (peut importe le terme). Par analogie, les montagnes et les océans, les vallées et les rivières et tous les phénomènes naturels jaillissent de l’âme de la terre, tout comme les événements et tous les objets manufacturés émanent de la vision intérieure ou de l’âme de l’humanité.
Le monde intérieur de chaque homme et de chaque femme est uni à l’univers intérieur de la terre. L’esprit devient chair. Une partie de l’âme de chacun est alors intimement liée à ce que nous appellerons l’âme du monde ou l’âme de la terre.
Le plus petit brin d’herbe est conscient de ce rapport, et sans raisonnement, il connaît sa position, son unicité et la source de sa vitalité. Les atomes et molécules de tout objet, qu’il s’agisse du corps humain, d’une table, d’une pierre ou d’une grenouille, saisissent cette immense poussée créatrice qui sous-tend leur existence et sur laquelle ils s’appuient individuellement; ils sont bien différenciés et sûrs d’eux-mêmes.
Ainsi l’individu sort-il, en son éclatante unicité, des sources anciennes et toujours renouvelées de son âme propre. Le soi surgit de la non-connaissance vers la connaissance, toujours surpris de lui-même. Ainsi, en lisant ces phrases, une partie de votre connaissance devient consciente et disponible sur-le-champ. Une partie cependant demeure inconsciente, mais même la connaissance inconsciente connaît sa propre ignorance.
Vous savez toujours ce que vous faites. Même si vous ne vous en rendez pas compte. Votre œil sait qu’il voit, même s’il ne peut se voir autrement que par réflexion. De la même manière, le monde que vous voyez est le reflet de ce que vous êtes; une image réfléchie non pas dans un miroir, mais dans la réalité à trois dimensions. Vous projetez hors de vous-même vos pensées, sentiments et attentes, puis vous les percevez comme une réalité extérieure. Lorsqu’il vous semble que les autres vous observent, c’est vous qui vous regardez du point de vue de vos propres projections. (…)
Vous êtes votre propre portrait vivant. Vous transposez dans la chair ce que vous pensez être. Vos émotions, vos pensées conscientes et inconscientes concourent toutes à la formation de votre image physique. Vous comprenez cela facilement.
Il n’est pourtant pas si facile d’accepter que vos sentiments et pensées forment votre expérience extérieure, que les événements qui semblent vous arriver sont créés par vous, dans votre environnement mental ou psychique.
Ce n’est pas par hasard si votre corps est mince ou gras, si vous êtes grand ou petit, en bonne santé ou malade. E sont des caractéristiques mentales que vous projetez sur votre image physique. Je ne vous dis pas ceci par moquerie, mais vous n’êtes pas né d’hier. Votre âme n’est pas d’hier, elle existait avant vos premières annales historiques.
Ce n’est pas sans raison qu’à votre naissance vous aviez certaines caractéristiques personnelles. Le moi intérieur en a fait le choix. Dans une large mesure, le moi intérieur peut maintenant en changer plusieurs. Vous n’êtes pas entré dans la vie sans histoire. Votre individualité a toujours été latente dans votre âme, et votre « histoire » est inscrite dans la mémoire inconsciente de votre psyché; on la retrouve aussi, fidèlement transcrite, dans vos gènes et vos chromosomes et elle s’exprime également dans le sang qui circule dans vos veines.
Jane Roberts, La réalité personnelle, pp. 29-30.
C
Unité avec
Vos sentiments font autant partie de l’environnement que les arbres. Ils agissent directement sur le temps. On peut même faire un lien, par exemple, entre l’épilepsie et les tremblements de terre. Une grande énergie et un état d’instabilité se conjuguent alors, perturbant les propriétés physiques de la terre. (…)
Les croyances génèrent, concentrent et dirigent les sentiments. Dans ce contexte, les émotions peuvent être comparées aux montagnes, aux lacs et aux rivières. Ce sont les idées et les croyances qui font naître les structures faites de main d’homme; ces dernières sont le résultat de la pensée consciente et d’une marée d’événements sociaux en interrelation.
Vos sentiments dépendent aussi de votre système nerveux et de sa relation avec la réalité physique. Un animal ressent mais ne croit pas. À part leur réalité subjective, vos émotions comme vos pensées possèdent des propriétés chimiques et électromagnétiques. Votre corps doit se débarrasser des excédents chimiques tout comme la terre du surplus d’eau. Il existe ce que j’appelle des éléments chimiques « fantômes », des facettes de composants chimiques normaux que vous ne percevez pas encore. Ce phénomène se produit à l’approche d’un certain seuil où ces éléments chimiques se transforment en propriétés électromagnétique. Les énergies qui s’en dégagent à ce moment modifient l’atmosphère.
Comme votre corps est le siège d’interactions chimiques constantes, ainsi en est-il de l’atmosphère qui, à un autre niveau, reflète toutes les propriétés psychiques, chimiques et électromagnétiques que possède le corps.
Il y a bien peu de différence entre la circulation du sang dans vos veines et les courants atmosphériques; la première semble se passer à l’intérieur et les autres pas. Ce sont des manifestations interdépendantes d’un même mouvement. Comme vous, votre planète a un corps. Votre sang, tout comme le vent, suit certaines directions, Vous êtes à ce point de vue à l’intérieur du corps de la terre. Comme les cellules à l’intérieur de votre corps influencent ce dernier, ainsi votre corps agit-il sur le plus grand corps de la planète. Le temps reflète fidèlement les sentiments de chacun des individus, partout dans le monde. Les conditions atmosphériques dans leur ensemble suivent les rythmes intérieurs profonds de l’émotion.
Jane Roberts, La réalité personnelle, T-2, pp. 204-205, passim.
Schnorr. La création d'Ève
Bartholomeus Anglicus. L'Homme
L'énergie de la Nature
Nature. Allée d'arbres
Les Petites Heures du Duc de Berri. l'homme astrologique
Crânes. Homme moderne et fossile
Bartholomeus Anglicus. L'Homme (corps et âme)
Vietnam. Scène de guerre.