MARCEL MERCIER

 

 

 

La Maturité de l’Être humain

 

 

 

 


Copyright © Marcel Mercier 2009

 

 

 

Dédicace

 

         C’est avant tout à mon épouse, que je dédie cet ouvrage consacré à l’être humain. Depuis le début de notre vie conjugale, elle a été le reflet de mon anima, qui m’a permis d’assimiler, tant bien que mal, ma propre féminité et de comprendre l’essence de l’humanité qui s’exprime dans toute femme, comme une partie complémentaire et nécessaire pour réaliser en nous l’image de Dieu créée dans l’Éden. Je l’offre également à tous les couples qui recherchent leur propre identité et leur épanouissement personnel.

 

 

Avant-propos

 

        Avec mon dernier manuscrit sur la Réincarnation, je croyais avoir terminé mes écrits sur la nature humaine et avoir bouclé la boucle. Aussi, avais-je projeté d’utiliser mes loisirs pour me livrer à d’intéressantes lectures que j’avais gardées en réserve à cette fin.

 

            Mais un curieux rêve, survenu peu après, semblait m’inciter à poursuivre mes écritures. Il s’agissait d’un ouvrage portant sur la maturité de l’être humain. Je racontai ce rêve à un ami qui, comme moi, s’intéresse à l’interprétation des rêves. Il était d’avis qu’il s’agissait là d’un projet intéressant que me proposait mon inconscient. Il y voyait comme une synthèse de tous mes derniers écrits concernant l’être humain. Il m’encourageait donc à me remettre à pied d’œuvre.

 

            À un autre point de vue, ce rêve, selon mon ami, concernait ma vie personnelle. Il y voyait comme le symbole de mon propre cheminement qui m’a fait trouver, à quarante-huit ans, ma voie véritable. Aussi m’encouragea-t-il vivement à réaliser ce nouveau projet. C’est ainsi qu’a germé en moi l’essai qui suit.

 

 

 

 

 

 

 

Introduction

 

            Cet ouvrage est donc né d’un rêve (1) que j’ai fait dans ma quatre-vingt-troisième année. Le titre m’était apparu clairement avant mon réveil : La maturité de l’être humain. Il concernait le phénomène de la sexualité inhérent à la nature humaine. Dans ce rêve, il semblait qu’on m’incitait à écrire un livre sur ce sujet, mais traité d’une façon originale. Je devais montrer que l’attrait entre l’homme et la femme transcendait le niveau de l’amour physique. C’est ce qu’un néologisme créé par le rêve tentait d’exprimer. Il m’apparut que le mot sexuance s’apparentait analogiquement au mot nuance, indiquant par là comme un souvenir lointain de la sexualité vécue dans la jeunesse humaine et transcendée par la suite.

 

Le rêve faisait aussi allusion à mes écrits antérieurs.sur des thèmes connexes en insistant particulièrement sur mon manuscrit Androgynie ou retour à l’unité. Le présent ouvrage devrait les intégrer tous dans une nouvelle synthèse des pensées qui m’ont habité au cours des dernières années. Je devais faire ressortir également le fait que les couples hétérosexuels ne devaient jamais se séparer même pour un motif apparemment contraignant de spiritualité ou de mysticisme, comme ça se pratique en Inde. Le récit devenait ainsi un démenti de la virginité enseignée par la religion comme le seul moyen efficace d’atteindre à l’illumination (la sainteté) et, selon la philosophie hindoue, allait à l’encontre de la doctrine du sanyasi, le renoncement au monde dans le but de vaincre son karma. Une lecture sur l’histoire du Bouddha, que j’avais faite avant de m’endormir, avait sans doute orienté le rêve dans cette direction.

 

À un autre niveau d’interprétation, ce rêve symbolisait ma propre vie, ma recherche et mon cheminement vers mon véritable destin : le renoncement à un état de vie qui restreignait par trop ma liberté d’expression et de créativité pour un état laïc plus « normal » où l’amour humain avait sa place naturelle dans mon évolution personnelle. Le choix de cette nouvelle orientation fut, pour ma part, l’aboutissement de beaucoup de questionnements sur la vie, intéressante certes, que je menais alors, mais non pleinement satisfaisante, de sorte que je me remettais constamment en question. C’est pourquoi la forme que prend cet ouvrage diffère de mes autres écrits en ce que des questions suivies de réponses tiendraient lieu de chapitres.

 

Il ne s’agit pas d’un exposé exhaustif sur la nature de l’être humain, car l’homme demeure un mystère : son apparence physique voile et cache son identité profonde i.e. son entité qui s’exprime temporairement dans une personnalité humaine transitoire. Même l’amant ou l’amante demeure, l’un pour l’autre, un mystère impénétrable de par  leur identité unique et distincte. Les attraits et les sympathies réciproques reposent sur l’instinct sexuel, la communauté des buts poursuivis, la similitude des goûts et des intérêts et non sur les traits essentiels qui sont irréductibles. Ce qui n’empêche aucunement l’épanouissement d’un amour mutuel sincère et valorisant entre les deux partenaires.        

 

Cet essai sera la synthèse de mes découvertes personnelles concernant la nature humaine, telle que je l’ai vécue jusqu’à présent. De tout temps, l’homme s’est interrogé sur sa propre nature. La civilisation grecque l’a cristallisé dans la légende d’Œdipe. Il est significatif que le Sphinx était de sexe féminin (2). La question qu’il posait aux habitants de Thèbes était la suivante : quel est l’animal qui, le matin, marche sur quatre pieds, sur deux à midi, et sur trois le soir ?  Œdipe lui répondit : Cet animal, c’est  l’homme ! Au matin de la vie, il s’aide de ses deux pieds et de ses deux mains, au  milieu de son existence, qui en est le midi, ses deux jambes lui suffisent; quand il arrive au soir, c’est-à-dire à la vieillesse, il s’aide d’un bâton, son troisième soutien . (3)

 

Voilà un résumé succinct de la vie extérieure de l’homme, de la naissance à la mort. Mais la connaissance de soi est beaucoup plus profonde comme l’exprime l’adage inscrit au fronton du temple de Delphes : Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux. Plusieurs questions peuvent contribuer à circonscrire sa nature. Dans cet essai, je me référerai souvent à l’enseignement de Seth (4) qui, depuis trente ans, m’a servi de guide dans mes réflexions sur l’homme, plus qu’aucun autre enseignement scientifique ou théologique n’ont pu le faire.

 

 

Questions

 

1. Qu’est-ce que l’être humain ?

 

2. Pourquoi l’homme se réincarne-t-il ?

 

3. L’Androgynie est-elle le but de la vie humaine ?

 

4. L’être humain est-il essentiellement un mystique ?

 

5. L’être humain doit-il renoncer à tout pour se réaliser ?

 

6. La femme est-elle un danger pour l’homme dans son évolution ?

 

7. Pourquoi la Vie et la Mort ?

 

8. Y a-t-il une vie ailleurs ?

 

 

Notes

 

(1) Voir Document A : Un rêve original

(2) Voir Page frontispice.

(3) Émile Genest, Contes et légendes mythologiques, Nathan, Paris, 1947, p. 167.

(4) Une entité qui s’exprime par un médium nommé Jane Roberts. Voir à la fin du volume.

 

 

Illustrations

 

Ingres. Œdipe et le Sphinx

 

Document A

 

Un rêve original

 

            Dans un rêve, je m’apprêtais à écrire un livre sur la maturité de l’être humain (titre qui me fut révélé à la fin du rêve). Faisant allusion à nuance, un néologisme, sexuance, se présenta comme l’argument principal de l’ouvrage éventuel. L’idée centrale était que la sexualité fait partie essentielle de la nature humaine et ne doit pas être ignorée, encore moins dévalorisée. Aussi, mon essai sur l’Androgynie devait être une partie importante de ce livre. Mais, tous mes écrits sur ce sujet, seraient repris et adapté dans ce manuscrit. Toutefois, l’accent fort était mis sur le  néologisme sexuance qui se rapportait à la différence fondamentale des deux caractéristiques humaines, masculine et féminine, sans la connotation instinctuelle et passionnelle… le terme indiquait un simple relent, une trace de la sexualité physique. Dans le rêve, l’idée qui me guidait était que les personnes mariées (hétérosexuelles) ne devaient jamais se séparer, même pour un motif spirituel ou mystique. Et mon épouse (mon anima ?) disait que je devais mettre tout ça en pratique…