Jérome Bosch: Le tunnel de Lumière




Une grande guérisseuse,
la Mort

Introduction

Tu sais, ma chérie, la mort est un grand médecin, surtout quand on lui fait confiance. Je n'avais plus d'espoir de guérir mon corps physique épuisé par la souffrance. J'avais hâte de venir ici. D'ailleurs, j'avais terminé ma tâche terrestre.


... On m'a suggéré de prendre la place d'une femme souffrant d'un cancer en phase terminale. Cette âme est prête à laisser son véhicule terrestre qui la fait tant souffrir - et je la comprends ! Je vais la remplacer. Durant mon séjour ici, j'ai appris beaucoup de choses sur cette maladie dont j'ai moi-même souffert. J'ai maintenant le pouvoir de guérir ce véhicule physique qui me servira ensuite à réaliser le projet dont je vous ai parlé.

(Marcel Mercier, Au-delà du Miroir, extraits)

Pionnière des recherches sur le phénomène de la Mort, Élisabeth Kubler-Ross, psychiatre, a toujours considéré celle-ci comme faisant partie intégrante de la Vie. C'est ce qui l'a toujours motivée à assister ses patients en phase terminale et à les aider à profiter de la Vie jusqu'à la fin dans les conditions psychologiques optimales en exorcisant la peur qu'engendre cette éventualité inéluctable.

De nombreux témoignages de personnes déclarées cliniquement mortes, mais mystérieusement revenues à la vie physique, rapportent, à l'unisson, cette absence de souffrance et cette sensation de bien-être qu'elles ont expérimentées, en pleine conscience, alors qu'elles voyaient leur corps physique inerte que l'équipe médicale s'efforçait de réanimer.

Des malades médicalement condamnés, en phase terminale, ont mystérieusement été guéris, manifestant, par la suite, des changements significatifs de comportement, de sorte que souvent leur conjoint ne reconnaissait plus la personne qu'il (ou qu'elle) avait épousée. Le conjoint qui ne pouvait s'adapter à cette " nouvelle personnalité " se voyait contraint de demander le divorce. Ce que le couple acceptait dans les meilleurs termes et dans un grand respect mutuel.

Des communications médiumniques " sérieuses " nous apprennent que ces malades que la mort a guéris ont été remplacés par des âmes très avancées qui avaient une mission urgente à remplir sur terre et qui ont, pour ce faire, décidé de se réincarner dans des corps adultes. (Voir Ruth Montgomery, Treshold to tomorrow). Les Guides spirituels qui communiquent avec Ruth Montgomery au moyen de sa machine à écrire, désignent ces âmes de remplacement du terme anglais de " Walk-ins ". Leur mission consiste à témoigner de l'amour inconditionnel en rendant service à toute personne dans le besoin, après avoir guéri le corps physique de l'occupant antérieur ou réglé ses problèmes psychologiques qui lui semblaient insurmontables.

Aux dires des guides spirituels de Ruth Montgomery, la naissance est plus douloureuse que la mort, qui est une délivrance des souffrances et des limites qu'imposent la condition physique. Voici quelques témoignages de personnes décédées qui, par le truchement de médiums, ont parlé de ce bien-être que la mort leur a apporté.

  1. Mgr Robert Hugh Benson.
  2. " Soudain une impulsion à m'élever m'envahit. Dès que je ressentis ce net désir de m'élever, je m'aperçus que je m'élevais réellement... Je me retournai et alors je pus voir ce qui se produisait. Mon corps physique était étendu sans vie sur mon lit, ce qui ne m'empêchait pas, moi, l'être réel, d'être là, plein de vie et parfaitement à mon aise... Je savais que j'étais 'mort'. Je savais aussi que j'étais vivant, et que j'étais assez délivré de ma dernière maladie pour me tenir debout et regarder autour de moi. À aucun moment, je ne me suis senti affligé, mais je me demandais ce qui allait maintenant arriver. J'avais repris possession de toutes mes facultés, et, vraiment, j'avais l'impression de vivre, physiquement, comme je n'avais jamais vécu auparavant. "

    Anthony Borgia, Ma vie au Paradis

  3. Message de son père décédé transmis à Ruth Montgomery par le médium Arthur Ford.
  4. " Il dit qu'il était très malade avant de venir ici, mais il y arriva très vite. Il ne savait pas que son état était si sérieux. Il ne se rappelle pas du moment de la mort et dit qu'il n'a trouvé personne ici qui s'en souvienne. Il n'y a pas de mort. Tout à coup vous êtes libre, c'est tout. Vous êtes très malade et soudainement vous êtes bien. Il dit qu'ici vous n'avez aucune maladie. Vous êtes adulte mais pas âgé. Son coeur était malade, n'est-ce pas ? Il ne pensait pas qu'il mourrait. Il n'a pas eu le temps d'être effrayé. "

    Ruth Montgomery, A Search for the Truth.

  5. Message d'Arthur Ford après son décès le 4 janvier 1971 communiqué à Ruth Montgomery au moyen de sa machine à écrire.
  6. " Parfois le passage d'un monde à l'autre est aussi coulant, aussi léger que le souffle d'une brise estivale. Tel a été mon cas, et cela parce que je savais vaguement ce qui m'attendait et que je n'avais aucune objection à me dépouiller de cette enveloppe terrestre que constituait mon corps souffrant. La douleur cessa brusquement tandis que l'âme s'envolait vers des contrées mystérieuses et lointaines. Je me trouvais alors plongé au sein d'une beauté que votre imagination est incapable à concevoir... Se glisser par cette porte (la mort), c'était un peu comme de reposer son corps fatigué en rentrant chez soi. "

    Ruth Montgomery, Au-delà de notre monde.

  7. Et maintenant cette histoire d'un bambin de 3 ans qui en est revenu.

L'été dernier, ma famille a vécu une expérience spirituelle qui eurent sur nous un impact profond et durable que nous pensons devoir partager. C'est un message d'amour. Un message qui nous force à replacer nos perspectives et de remettre tout en ordre en renouvelant nos priorités Le 22 juillet j'avais pris l'avion pour un voyage d'affaires à Washington DC. Tout se déroulait normalement jusqu'à notre atterrissage à Denver pour un changement d'avion. Alors que je récuperais mes bagages du compartiment au-dessus de mon siège, on entendit une annonce invitant M.Lloyd Glenn à rencontrer immédiatement un préposé au service des douanes américaines. Je n'y pensais plus jusqu'à la porte de l'avion alors que j'entendis un jeune homme demandant à chaque homme s'il était M. Glenn. Alors je sus que quelque chose de grave était arrivé et mon coeur se serra. Quand je sortis de l'avion, un jeune homme bien distingué vint vers moi et dit : " Monsieur Glenn il y a eu un appel d'urgence chez vous. J'ignore de quoi il s'agit et qui y est impliqué, mais je vais vous conduire à un téléphone pour que vous puissiez appeler l'hôpital. Mon coeur battait la chamade, mais à force de volonté j'ai retrouvé mon calme. Froidement, j'ai suivi l'étranger jusqu'à un téléphone éloigné où j'ai signalé le numéro du Mission Hospital qu'il m'avait donné.

Mon appel fut acheminé au centre de traumatologie où j'ai appris que mon fils de trois ans avait été coincé sous une porte de garage automatique pendant plusieurs minutes, et qu'il était mort lorsque ma femme l'a trouvé. Un voisin, qui est médecin, lui administra la respiration artificielle et les ambulanciers continuèrent le traitement pendant le transport du petit Brian à l'hôpital.

Au moment de mon appel, Brian était réanimé et on croyait qu'il allait vivre, mais on ignorait combien de dommages son coeur et son cerveau avaient subis. Apparemment la porte s'était complètement refermée sur son petit sternum juste au-dessus du coeur, il avait été gravement écrasé. Ayant parlé à l'équipe médicale, ma femme paraissait inquiète mais non hystérique, et son calme me réconforta. Mon vol de retour semblait éternel, mais finalement j'arrivai à l'hôpital six heures après que la porte du garage se fût refermée.

Quand j'arrivai à l'unité des soins intensifs, rien ne pouvait m'avoir préparé à voir mon petit garçon reposant immobile dans un grand lit blanc garni de nombreux tubes reliés à des moniteurs. Il était sous respirateur artificiel. Je lançai un regard vers mon épouse qui essayait de me rassurer par un sourire. Tout cela ressemblait à un cauchemar. On me donna tous les détails concernant son état ainsi que le pronostic réservé : Brian allait vivre ; les tests préliminaires indiquaient que son coeur fonctionnait bien, deux miracles en eux-mêmes. Mais seul le temps dira si son cerveau a été endommagé. Pendant les heures qui lui semblaient interminables, ma femme était calme. Elle sentait que Brian s'en sortirait bien. Je m'attachai à ses paroles et à sa foi comme à une bouée de sauvetage. Toute la nuit et le jour suivant, Brian resta inconscient. Ça ressemblait à une éternité depuis que j'avais quitté la maison pour mon voyage d'affaires le jour précédent. Finalement à deux heures de l'après-midi, il reprit conscience et s'assit en prononçant les plus belles paroles que j'aie jamais entendues : " Papa, prends-moi " et il tendait ses petites mains vers moi (larmes et sourire). Le jour suivant, on affirma qu'il n'avait aucune séquelle neurologique ou physique, et l'histoire de cette miraculeuse survie se répandit dans tout l'hôpital. Vous ne pouvez imaginer notre gratitude et notre joie. En ramenant Brian à la maison, nous ne ressentions qu'un grand respect pour la vie et pour l'amour de notre Père Céleste, que connaissent ceux qui ont frôlé la mort de si près.

Pendant les jours qui suivirent, régna chez nous une atmosphère spéciale. Nos deux enfants plus âgés était beaucoup plus près de leur petit frère. Ma femme et moi étions beaucoup plus près l'un de l'autre, et tous nous étions plus unis en tant que famille. La vie s'écoulait à un rythme moins stressant. Nos projets étaient plus précis et il était plus facile de garder et maintenir la mesure. Nous nous sentions immensément bénis. Notre gratitude était vraiment profonde.

L'histoire n'est pas finie (sourire). Un mois environ après l'accident, Brian se réveilla de son repos de l'après-midi et dit, " Assieds-toi, Maman. J'ai quelque chose à te dire. " À cette période de sa vie, Brian ne parlait habituellement que par des bouts de phrase, aussi fut-elle surprise de l'entendre prononcer une si grande phrase. Elle s'assit avec lui sur le lit et il commença à lui raconter la sainte et remarquable histoire suivante : " Te rappelles-tu quand j'étais pris sous la porte du garage ? Bien, elle était si pesante et elle m'a réellement fait mal. Je t'ai appelée, mais tu ne pouvais pas m'entendre. Je me suis mis à pleurer, mais alors ça me faisait très mal. Et c'est alors que les " oiseaux " (birdies) sont venus.

" Les oiseaux ? " demanda-t-elle, étonnée.

" Oui ", reprit-il, " les oiseaux firent un grand bruissement d'ailes et entrèrent dans le garage. Ils prirent soin de moi. "

" Oui ? " demanda-t-elle.

" Oui ", dit-il, " un des oiseaux partit pour te rejoindre. Il alla te dire que j'étais pris sous la porte. " Une sensation de douceur remplit la maison. L'atmosphère était très dense mais plus légère que l'air. Ma femme réalisa qu'un bambin de trois ans n'a aucune idée de la mort et des esprits, aussi comparait-il les êtres spirituels qui sont venus l'aider à des " oiseaux " parce qu'ils flottaient dans l'air comme des oiseaux.

" À quoi ressemblaient les oiseaux ? " demanda-t-elle doucement.

Brian répondit, " Ils étaient si beaux. Ils étaient habillés de blanc, tous blancs. Certains portaient du vert et du blanc, mais les autres ne portaient que du blanc.

" Ont-ils dit quelque chose ? "

" Oui ", répondit-il. "Ils ont dit que le bébé irait très bien. "

" Le bébé ? " demanda-t-elle, perplexe.

Et Brian répondit, "  Le bébé étendu sous la porte du garage. " Il continua, " Tu es sortie et tu as ouvert la porte du garage , puis tu as couru vers le bébé. Tu as dit au bébé de rester et de ne pas partir. "

En entendant cela, ma femme faillit s'évanouir, parce qu'effectivement elle était allée s'agenouiller auprès du corps de Brian, et voyant sa poitrine écrasée, reconnaissant ses traits, et sachant qu'il était déjà mort, elle regarda autour d'elle et murmura, " Ne nous quitte pas, Brian, s'il te plaît, reste si tu le peux. "

En entendant Brian lui dire les paroles qu'elle avait prononcés, elle réalisa qu'alors son esprit avait quitté son corps et qu'il regardait d'en haut sa petite forme sans vie. " Alors que s'est-il produit ? " demanda-t-elle.

" Nous avons fait un voyage, " dit-il " loin, très loin. " Il devint agité en tentant de dire des choses pour lesquelles les mots semblaient lui manquer. Elle essaya de le calmer et de le réconforter en lui assurant que tout allait bien. Il s'efforçait de dire des choses qui, de toute évidence, était très importantes pour lui, mais trouver les mots lui était difficile. " Nous avons volé si vite dans les airs. Ils sont si beaux, Maman. " Il ajouta, "Et il y en a beaucoup, beaucoup de ces oiseaux. " Ma femme était stupéfaite. Dans son mental, elle se sentait enveloppée d'amour et de confort par cet esprit bienveillant, comme jamais elle ne l'avait été auparavant.

Brian continua en lui disant que les " oiseaux " lui ont dit qu'il devait revenir et qu'il devait parler à tous des " oiseaux ". Il dit qu'ils l'ont ramené à la maison et qu'un gros camion de pompier et une ambulance étaient là . Un homme sortit le bébé du garage sur un lit blanc et il essaya de dire à l'homme que le bébé irait bien, mais l'homme ne pouvait l'entendre. Il dit que les " oiseaux " lui dirent qu'il devait accompagner l'ambulance, mais qu'ils seraient toujours près de lui. Il dit que ça avait été si beau et si tranquille qu'il ne voulait pas revenir.

Alors la lumière brillante arriva. Il dit que la lumière était si blanche et si chaude, et qu 'il aimait la lumière blanche tellement . Il y avait quelqu'un dans la lumière blanche qui mit ses bras autour de lui et lui dit, " Je t'aime mais tu dois retourner. Tu dois jouer à la balle et parler des " oiseaux " à tout le monde. Alors la personne dans la lumière blanche l'embrassa et lui dit au revoir. Alors le grand bruissement d'ailes revint et ils disparurent dans les nuages. 

L'histoire continua pendant une bonne heure. Il nous apprit que les " oiseaux " étaient toujours avec nous, mais que nous ne les voyions pas parce que nous regardons avec nos yeux, et que nous ne les entendons pas parce que nous écoutons avec nos oreilles. Mais, ils sont là, et vous pouvez les voir seulement " ici en-dedans " (il mit sa main sur son coeur). " Ils murmurent des choses pour nous aider... parce qu'ils nous aiment tellement . " Brian continua en disant, " J'ai un Plan, Maman. Tu as un Plan. Papa a un Plan. Tout le monde a un Plan. Nous devons tous vivre notre Plan et garder nos promesses. Et les 'oiseaux' nous aident à le faire, parce qu'ils nous aiment tellement. "

Pendant les semaines qui suivirent, il vint à plusieurs reprises nous raconter à nouveau ce qu'il avait vécu. L'histoire était toujours la même. Jamais les détails n'ont été changés ou mêlés. Parfois, il ajoutait des bribes d'information et clarifiait le message qu'il avait déjà livré. Il n'a jamais cessé de nous étonner : comment pouvait-il donner tant de détails et parler ainsi au-delà de ses capacités quand il parlait de ses précieux " oiseaux ". Où qu'il allait, il disait à de purs étrangers qu'ils devaient vivre leur Plan et respecter leurs promesses. Il était surprenant que personne ne l'ait jamais regardé de façon étrange lorsqu'il faisait cela. Ils le regardaient plutôt avec douceur et lui souriait. Inutile de dire que nous n'avons jamais été les mêmes depuis, et priez pour qu'il en soit toujours ainsi.

BRIAN'S STORY (Traduction : Marcel Mercier)

Voici le site de l'original en anglais : Birdies