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La Mort


 

Votre existence avant et après la mort est un phénomène aussi naturel que votre vie présente. Jane Roberts, La réalité personnelle, T-1, p. 187.

 

La mort est un phénomène normal et naturel. Elle  est une phase de la Vie. Certes, le corps physique meurt et se dissout, mais la personnalité qui l’avait investi continue à vivre. « Il est naturel de vivre après la mort, de rendre le corps à la terre et d’en créer un autre. Il est naturel que vos pensées soient aussi vives, sensibles et réelles que les virus. Il est naturel que vous ayez des « moi » apparents tout autant que des vies antérieures (1). »

 

            À la mort du corps physique, la conscience globale de ce dernier, qui maintenait sa forme, se retire avec l’âme, laissant les consciences spécifiques des éléments qui le composent reprendre leur autonomie. Ils ne travaillent plus alors sous la direction de la conscience de l’âme pour entretenir le corps en santé : c’est désormais chacun pour soi selon les lois de sa nature. À ce qui se passe ensuite dans la dissolution de la forme corporelle, nous donnons le nom de putréfaction et de cendres: les éléments retournent sous le contrôle de l’âme de la Terre qui rend à chaque élément ses propriétés spécifiques suivant les lois de la nature. L’expression rituelle de la cérémonie catholique des Cendres : « Tu es poussière et tu retourneras en poussière » est une croyance erronée qui identifie l’homme à son corps et lui cache sa vraie nature d’entité spirituelle.

 

L’âme qui est toujours vivante,  « cette conscience d'exister qui est éternelle (2)», nous dit Cayce, et qui est douée de conscience créatrice (Mind is the builder), peut, si elle le désire, revêtir un autre corps physique pour s’exprimer par une nouvelle personnalité. Quelle est la motivation qui l’anime ou la pousse à s’incarner ? Seth le résume de façon claire et précise :

 

Votre esprit s’est uni à la chair pour expérimenter un monde d’une incroyable richesse, pour aider à créer une dimension de la réalité faite de couleurs et de formes. Votre esprit s’est incarné pour s’enrichir du champ merveilleux de la connaissance sensible, pour ressentir l’énergie transposée sous forme corporelle. Vous êtes ici pour vivre, pour jouir et pour vous exprimer à travers votre corps. Vous êtes ici pour participer à la vaste expansion de la conscience. Vous n’êtes pas dans ce monde pour pleurer sur le sort de la condition humaine, mais pour la changer s’il ne vous convient pas, dans la joie, avec toute la force de la vitalité de votre être ; pour modeler l’esprit dans la chair aussi fidèlement et aussi magnifiquement que possible (3).

 

            Il ajoute ailleurs que l’expérience tridimensionnelle  constitue un « entraînement irremplaçable (4). » « Vous vivez physiquement pour apprendre et comprendre que votre énergie, transposée en sentiments, pensées et émotions, crée toute expérience. Il n’y a pas d’exceptions (5). » Après ces propos, il n’y a rien de plus à ajouter sur la finalité de l’incarnation ou des « ré-incarnations ».

 

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Le Temps


Votre idée du temps est fausse […] Le temps tel que vous l’expérimentez est une illusion due à vos sens physiques. Jane Roberts, Le livre de Seth, p. 204.

 

Nos sens, explique Seth, nous « forcent à percevoir l’action à l’intérieur de certaines limites, mais ce n’est pas la nature de l’action. » Nos sens physiques ne peuvent percevoir qu’un élément de la réalité à la fois. C’est ainsi qu’un moment semble exister et disparaître pour toujours et qu’un autre lui succède pour subir le même sort.

 

            En réalité, tout existe en même temps dans l’univers ; mais la perception que nous en avons est limitée et parcellaire. «  Il n’y a ni passé, ni présent, ni futur. Cette notion du temps n’appartient qu’à ceux qui existent dans la réalité tridimensionnelle. » Et Seth ajoute qu’il y a une part de nous qui n’est pas prisonnière de la réalité physique mais qui a conscience de cet Éternel présent (6). C’est la part divine en nous.

 

            De plus, il explique que le passé et le futur sont composés de connexions électromagnétiques « qui se trouvent à la fois dans l’esprit et dans le cerveau, et c’est par rapport à cette seule réalité que le présent se définit. » Le passé est donc aussi réel que le futur, car il existe comme modèle de courants électromagnétiques dans le cerveau et l’esprit non physique. Mais ces courants changent continuellement. D’où, il conclut que les actions futures d’un individu « ne dépendent pas d’un passé concret achevé, car un tel passé n’a jamais existé (7). »

 

Seth enseigne, en effet, qu’en deçà de la matière, il y a des unités d’énergie électromagnétique (E.E.) qui échappent à l’investigation scientifique et qui sont les agents efficaces de la matérialisation de nos pensées, de nos émotions, de nos désirs et de nos rêves. Ces unités E.E. sont le produit de la conscience, de toutes les consciences opérant de concert : atomique, moléculaire, cellulaire, organique, etc. Elles sont fondamentalement des animations provenant de la conscience. Ce sont « des forces intuitives situées juste au-delà de l’ordre de la matière » qui « se forme à partir d’elles. »

 

Le cerveau est le mécanisme par lequel la pensée et l’émotion sont automatiquement transformées en unité E.E. de niveau et d’intensité propres à être utilisés par l’organisme physique (8). Ces unités E.E. génèrent les courants électromagnétiques qui composent, dans notre esprit et notre cerveau, les événements passés et futurs de notre vie physique. Les expériences du Dr Penfield (9), neurologue, qui faisait revivre des séquences de la vie passée d’un patient en stimulant certaines parties de son cerveau corroborent empiriquement cette explication de Seth.

 

Nos idées et nos pensées ont donc une réalité électromagnétique. Comme nos croyances sont « des pensées d’une grande intensité, elles irradient avec puissance (10). » Nous verrons plus loin comment nous pouvons changer nos fausses croyances. « Une nouvelle croyance du présent peut toutefois causer, au niveau des neurones, des changements du passé. Vous devez comprendre que fondamentalement le temps est simultané. Des croyances présentes peuvent réellement transformer le passé. Dans certains cas de guérison, par exemple la disparition spontanée du cancer ou de toute autre maladie, des transformations modifient la mémoire cellulaire, les codes génétiques et les schèmes nerveux du passé (11).

 

            La simultanéité du temps implique logiquement que nous vivons aussi dans d’autres dimensions à la fois. « […] vous vivez simultanément de nombreuses existences. Il vous est difficile d’imaginer que vous êtes à deux endroits à la fois et, plus encore, à des époques différentes. […] le temps n’est pas une suite de moments (12). Notre ego, notre personnalité physique, ne peut être conscient de ces autres dimensions dans lesquelles notre Moi profond agit également. Nous pouvons toutefois en être conscients pendant nos rêves, puisqu’alors notre ego est absent de la vie onirique.

 

Notes

 

 

(1) Ibidem, p. 186.

(2) Edgar Cayce, Lecture 2475-1.

(3) Jane Roberts, La réalité personnelle, T-1, p. 61.

(4) Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 68.

(5) Idem, La réalité personnelle, T-1, p. 55.

(6) Jane Roberts, Le livre de Seth, p. 204.

(7) Ibidem, pp. 298,301.

(8) Jane Roberts,  L’enseignement de Seth, pp. 389-390.

(9) Voir Penfield, W. et  Roberts, L., Langage et mécanisme cérébraux, P.U.F., Paris. 1963.

(10) Jane Roberts, La réalité personnelle, T-1, p. 75.

(11) Ibidem, T-2, p. 135.

(12) Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 77.

 

Illustrations