Ne pas se fier aux apparences

 

            Le but de la vie terrestre étant de développer la personnalité spirituelle de l’incarné en le mettant en contact avec ce qui le stimule et l’incite à agir, les épreuves qu’il subit vont souvent en raison directe de ses imperfections. C’est ainsi que la pauvreté ou la discorde sous ses pas sont généralement dues à son manque de vision, de confiance, ou de paix intérieure.

 

            Mais souvent aussi les choses prennent une apparence trompeuse dont on ne se méfie pas assez. La prospérité à la naissance, ou la beauté des traits, ou le talent, par exemple, peuvent devenir des pièges. Si l’on en jouit, on l’a mérité pour quelque raison profonde, et il faudrait remonter aux incarnations précédentes pour trouver cette raison, le lot de chacun étant ce qui lui correspond étroitement. Cependant il est essentiel, lorsqu’on semble privilégié, de comprendre le danger que l’on court à profiter de certains avantages sans tenir compte des responsabilités qu’ils entraînent. Ce n’est pas pour faire preuve d’égoïsme qu’on est riche, ni pour cultiver la vanité qu’on a du talent`c’est pour exprimer la générosité, l’harmonie, et faire rayonner son bonheur vers les autres. (Nous regrettons de prendre un ton si moral, notre désir n’est que de dire ce qu.il en est).

 

            Il se peut enfin que les épreuves à subir sur terre aillent en sens inverse de la spiritualité déjà acquise, ce qui semble injuste, mais il n’en est rien et nous reprendrons ce dernier point,

 

New-York, Octobre 1954.

 

Extrait de Marie-Louise Morton, Où et comment retrouverons-nous nos disparus, pp. 185-186.