Nos différents corps
Il est parfois possible, au moment de la mort, d’être aperçu loin de son corps physique. C’est parce qu’au corps qui nous est familier en est adjoint un deuxième plus subtil qui en est comme le concept idéal : le corps astral, Ce deuxième corps est, lui aussi, un instrument pour la vie terrestre. Dissocié du corps physique il n’empêche pas la personne qui vient de mourir d’aller immédiatement où elle le désire en traversant tout ce qu’on appelle sur Terre des obstacles, et qui pour elle n’en sont plus puisque cette personne se trouve dégagée du système de relativités qui donne consistance au monde terrestre. Lorsque la pensée du nouveau désincarné se concentre sur un certain lieu il y va donc, et il se peut que son corps astral le rende visible aux vivants. Ce corps ne dure pas; il se résout complètement dans l’éther au bout de peu de temps.
Nous avons plusieurs corps les uns dans les autres. Ces corps sont de plus en plus subtils et vont probablement correspondre à des stades éloignés de notre évolution.
Ce
que nous pouvons constater de façon certaine c’est que lorsque nous quittons
Quand le corps astral devient impuissant, l’heure de la mort est venue inévitablement. Il se dissipe alors, son rôle étant terminé, mais nous gardons les autres corps. Nous les appelons LE corps éthérique, au singulier – car ils se fondent en un seul tout comme sur Terre. Ce corps éthérique varie beaucoup d’apparence. Il garde, pour tous, une certaine consistance, mais son aspect dépend de la vie mentale que poursuit le désincarné.
New York, Septembre 1953.
Le Corps éthérique
Oui,
on peut avoir ici l’air plus jeune qu’on ne l’était au moment de la mort, et
c’est souvent le cas. De plus, les êtres dont la vie spirituelle est belle ont
de merveilleux visages qu’on ne peut avoir sur
Nous pouvons avoir une apparence beaucoup plus nébuleuse que sur Terre, mais nous recevons nos amis sous les traits qui leur sont familiers. Il nous est possible de garder en permanence les traits de notre dernière vie terrestre; il suffit, pour les retrouver, d’être conscient du dernier corps physique laissé derrière soi. Les photographies que gardent les incarnés nous aident à reprendre, par les yeux de ceux qui les regardent, l’aspect que nous avons sur les photographies. Tout cela est plus simple que nous pouvons le dire. Ne te tourmente pas : ti nous retrouveras tels que tu nous connais. Tu finiras cependant par rechercher, tout comme nous, des manières d’être moins encombrantes et tu seras heureuse des résultats obtenus.
Oui, on peut toujours en revenir à l’apparence de sa dernière incarnation, ce qui est surtout désirable dans ses rapports avec les désincarnés qui viennent d’arriver dans l’Au-delà.
New York, Octobre 1953.
Morton, Marie-Louise, Où et comment retrouverons-nous nos disparus? Éditions JEP, Paris, 1957, pp. 70-73.