Peintures inspirées (2)

(William Blake)

William Blake, ce poète-peintre et mystique a puisé son inspiration autant dans les mythes anciens que dans la Bible. En voici  quelques exemples.

Dans la Bible

Le premier tableau représente l’enseignement si souvent répété dans l’Ancien Testament concernant le péché et la mort qui en est le fruit. Dans 1Cor, 15, 22, saint Paul parle de l’aiguillon de la mort

 

William Blake. Satan, le péché et la mort

 

Il ne manque pas de souligner aussi l’enseignement de l’Évangile, comme dans ce tableau de la parabole des Vierges sages et des Vierges folles.

 

William Blake. Les Vierges sages et les Vierges folles

 

Dans la mythologie

Le tableau qu’il a intitulé Hécate paraît, à mon sens, ambigu. Il pourrait aussi bien représenter les trois Moires ou Parques, ces déesses de notre Destin. Profitons de l’analogie entre ces deux sortes de déesses pour « revisiter » les deux mythes gréco-romains.

 

Hécate. Originaire de Thrace, fille d’Astéria et du Titan Persès, elle apparaît comme une divinité polyvalente, une déesse tricéphale (une tête de lion, une de chien et une de jument, symbole des trois phases de la lune – des trois niveaux de l’évolution vitale, un aspect terrifiant de la Terre-Mère; elle est parfois assimilée à la terrible Artémis, ou à Perséphone, divinité du monde souterrain et associée aux femmes et à la lune, considérée comme le séjour des morts.

 

Maîtresse de l'ombre, elle suscitait les cauchemars (on appelait hécatées les fantômes qui se manifestaient pendant les fêtes de la déesse) et terreurs nocturnes (symbole des désirs secrets ou refoulés dans l'inconscient). Elle avait pour compagnes les Érinyes (personnification des remords de conscience). Les peupliers noirs lui étaient consacrés.

 

Déesse lunaire et chthonienne, elle est liée aux cultes de la fertilité. Sa légende et ses représentations à trois corps et à trois têtes se prêtent à des interprétations symboliques de différents niveaux. Déesse lunaire, elle pourrait représenter les trois phases de l'évolution lunaire (croissance, décroissance, disparition) et les trois phases correspondantes de l'évolution vitale. Wikipedia

 

William Blake. Hécate

Elle possède deux personnalités opposées. Elle est bonne et bienfaisante elle favorise la germination, protège les accouchements ainsi que les navigateurs.

Elle donne la prospérité, la victoire, les pêches et les moissons fructueuses.

Par contre elle est la déesse des hallucinations, et des angoisses de la nuit. Elle est maîtresse de la sorcellerie, des fantômes et des monstres. On la vénérait mais on la craignait tout autant!

Zeus lui donnera le pouvoir sur la mer, la terre et le ciel.

Hécate est représentée avec trois têtes portant des torches et entourée de chiens, parfois comme une femme à  trois corps ou comme trois femmes adossées à  une colonne.

Déesse lunaire et chthonienne, déesse de la fécondité mais aussi des morts, elle préside aux apparitions des fantômes et aux sortilèges. C’est Hécate qu’évoquent les magiciens. Elle tient des torches à  la main. Elle est accompagnée de chiens et de louves. Ses pouvoirs sont encore plus redoutables la nuit. Wikipedia

La triple déesse (assimilée à la Lune) est aussi représentée sous un autre aspect.

En grec, ce sont les Moires, en latin, ce sont les Parques ou Fata (c'est-à-dire les Destinées), nommées aussi les Tristes Filandières.

Ce sont les trois déesses du destin, en rapport avec les trois phases de la Lune, le nom de Moire signifiant « quartier » (ou « phase ») de la Lune.

Les Moires sont la personnification de ces trois phases.

Selon la Mythologie., les Moires ou Parques étaient trois sœurs, filles de Nyx (la Nuit) ou de l'Érèbe, ou bien de Jupiter et de Thémis, ou, selon quelques poètes, filles de la Nécessité et du Destin. L'obscurité de leur naissance indique qu'elles ont exercé leurs fatales fonctions dès l'origine des êtres et des choses ; elles sont aussi vieilles que la Nuit, que la Terre et le Ciel. Elles se nomment Clotho, Lachésis et Atropos (respectivement Nona, Decima et Morta en latin, bien que leurs noms grecs semblent plus utilisés), et habitent un séjour voisin de celui des Heures, dans les régions olympiques, d'où elles veillent non seulement sur le sort des mortels, mais encore sur le mouvement des sphères célestes, et l'harmonie du monde. Wikipedia