Le point de vue de Seth
sur la médecine occidentale
Même dans les sociétés primitives, les sorciers et thérapeutes naturels ont compris que le point de pouvoir se situe dans le présent et ils ont utilisé l’hypnose naturelle comme méthode pour aider les individus à canaliser leur propre énergie. Tous les gestes, toutes les danses ou autres procédés sont des traitements de choc, sortant le sujet des ses habitudes et l’obligeant à se concentrer sur le moment présent. Cette désorientation ébranle tout simplement les croyances et les fait sauter les cadres établis. L’hypnotiseur, le sorcier ou le thérapeute introduit alors immédiatement les croyances qu’il pense nécessaires au sujet.
Dans ce contexte, des groupes entiers endosseront l’idée du thérapeute. Dans votre société, on utilise souvent la régression; le patient se souviendra et revivra une expérience traumatisante du passé. Cela semblera être la cause de la difficulté actuelle. Si l’hypnotiseur et le sujet nourrissent la même croyance, alors, sur ce plan, il y aura amélioration.
Si une culture favorise la pratique vaudou ou la sorcellerie, la thérapie sera vue dans ce contexte; une malédiction sera découverte et le sorcier la renversera en utilisant le présent comme point de pouvoir.
Cependant, en dehors du contexte de l’hypnose conventionnelle, les mêmes problèmes se retrouvent. C’est avec grande compréhension et compassion que je me permets de vous dire que la médecine occidentale est à sa manière une des méthodes hypnotiques les plus barbares. Le plus brillant des médecins occidentaux considérera avec horreur et consternation qu’un poulet soit immolé dans la case d’un sorcier, mais trouvera scientifiquement plausible, voire inévitable, qu’une femme sacrifie ses seins au cancer. Les médecins ne verront tout simplement pas d’autre issue, pas plus que patientes, malheureusement.
Un médecin occidental contemporain – avec le plus grand embarras, je vous l’accorde – informera son patient d’une mort prochaine, son cas étant désespéré, mais réagira avec mépris et dégoût en lisant qu’un sorcier a jeté un sort à une innocente victime.
À votre époque, les gens de la médecine, toujours avec une grande supériorité, examinent les cultures primitives et les jugent sévèrement; ils pensent que ces peuplades sot sous l’emprise des sorciers ou du vaudou. Pourtant, grâce à la publicité et à l’organisation de votre société, vos médecins vous convainquent du besoin d’un examen médical tous les six mois, sinon vous aurez le cancer, ou encore de la nécessité d’une assurance médicale, car vous serez certainement malade.
À maints égards, les médecins modernes sont des médiocres sorciers qui ont oublié leur art; ils sont des hypnotiseurs qui ne croient plus au pouvoir de guérison et dont les suggestions provoquent d’autres maladies prédéterminées.
On vous dit quoi chercher. Vous êtes aussi ensorcelés, plus même, que n’importe quel indigène d’un village reculé; seulement vous, vous perdez vos seins, des appendices et autres parties de votre anatomie. Les médecins ont leur propres conceptions, bien entendu, et dans ce système ils se sentent tout à fait justifiés et pleins d’humanité.
Dans le domaine médical plus qu’ailleurs, vous vous heurtez de plein fouet à vos croyances, car les médecins ne sont pas les mieux portants, au contraire, ils sont les moins vigoureux. Ils deviennent la proie des croyances auxquelles ils tiennent à tout prix. Ils se concentrent sur la maladie et non sur la santé. (…)
En d’autres mots, vos médecins sont aussi les victimes de leur système de croyances.
Ils s’entourent continuellement de suggestions négatives. Quand la maladie est vue comme un envahisseur qui brime, sans aucune raison, le « soi » dans son intégrité. L’individu paraît impuissant et la pensée consciente accessoire. Le patient se voit obligé parfois de sacrifier ses organes, l’un après l’autre, au profit de ses croyances, et de celles du médecin.
Heureusement pour vous, vous entretenez d’autres croyances, soit en la chiropractie ou en l’alimentation naturelle, soit même dans les charlatans. Elles offrent toutes des avenues différentes pour résoudre les problèmes en matière de santé.
Au moins, avec ces moyens, les drogues nuisibles sont bannies et le corps n’est pas empoisonné davantage.
Les chiropraticiens sont des hypnotiseurs. Certains, malheureusement, cherchent des compromis avec le monde médical; ils mettent l’accent sur le côté « scientifique » de leur travail et minimisent l’intuition et l’aspect naturel de la guérison. Les « charlatans », pour leur part, sont le dernier recours des gens sans espoir; des gens qui constatent l’inefficacité des autres systèmes de croyances, mais qui se sentent dépourvus et ne voient pas d’autres solutions.
Certains « charlatans » seront sans scrupule et malhonnêtes, mais la plupart d’entre eux possèdent une compréhension intuitive et peuvent provoquer la « guérison » par la transformation immédiate de la croyance.
Le corps médical se flatte en disant que de tels individus empêchent les patients de chercher le traitement approprié. Mais comme ces personnes n’ont plus confiance au système de croyances des médecins, ces derniers ne pourraient rien dans leur cas.
Pour un médecin, tout cela semblera de la pure hérésie, parce que la maladie sera toujours considérée comme un phénomène dissocié du corps, devant être traité et supprimé objectivement. Mais un homme qui se sent dépourvu de générosité, un « sans cœur » ne sera pas sauvé par une transplantation cardiaque des plus complexes, à moins que sa croyance ne soit d’abord changée.
(Jane Roberts, La réalité personnelle, T-II, pp. 168-171)
Nous sommes conditionnés par le système
médical
nous adoptons ses croyances
L’hypnose naturelle et les croyances conscientes donnent leurs propres instructions à l’inconscient, met en branle les mécanismes du corps en accord avec les croyances. Vous conditionnez donc votre corps à réagir d’une manière bien précise. Évidemment, ce n’est pas un problème facile à résoudre, parce que la première suggestion du « mal-aise » dépend elle-même d’une autre croyance. En Occident, par l’hypnose conventionnelle, vous pouvez régresser et découvrir le moment où la suggestion vous a été donnée pour la première fois. Par ailleurs, si l’hypnotiseur et vous-même croyez en la réincarnation, l’origine peut être découverte dans une autre vie.
Dans l’un oui l’autre cas, si la thérapie est appropriée, vos symptômes disparaîtront, dans la mesure où l’hypnotiseur et vous-même croyez implicitement en la situation et en ce cadre de référence
Mais il y a beaucoup plus, car si vous ne croyez pas en votre propre valeur comme être humain, vous aurez d’autres malaises à éliminer de la même manière, en trouvant d’autres événements « passés » comme excuse, et cela bien sûr si vous avez de la chance! Par contre, si vous n’avez pas de chance et que la maladie touche vos organes internes, peut-être alors les sacrifierez-vous les uns après les autres.
Tout cela peut être évité si vous prenez conscience que votre point de pouvoir est dans le présent, comme nous l’avons mentionné précédemment. Non seulement vous agissez selon vos croyances personnelles, mais aussi selon un système collectif auquel vous souscrivez d’une façon ou d’une autre. Dans votre société, une assurance-maladie est quasi nécessaire pour la plupart d’entre vous; je ne vous suggère donc pas de la résilier. Regardons de plus près la situation.
Vous payez d’avance pour les maladies que vous croyez avoir un jour. Vous faites tous ces préparatifs en fonction d’un état morbide futur. Vous pariez sur la maladie et non sur la santé. C’est une hypnose naturelle des plus néfastes, mais dans votre système, l’Assurance est vraiment nécessaire car votre atmosphère mentale est imprégnée de la croyance en la maladie.
Un très grand nombre de personnes tombent malades après avoir pris une telle « assurance », car pour elles l’acte en lui-même symbolise l’acceptation de la maladie. Les polices d’assurance pour personnes âgées sont encore plus regrettables, car elles sont établies selon des critères de santé et d’âge stéréotypés et biaisés. Il y a un lien étroit entre la sorte de polices que les gens contractent et les maladies dont ils sont atteints.
Encore plus fâcheuses sont les suggestions préventives données avec les meilleures intentions et dans des domaines bien précis de la santé. Il y en a deux en particulier dont j’aimerais vous parler.
D’abord, les campagnes publiques de dépistage du cancer, écrites ou télévisées, dans lesquelles sont présentés sept symptômes de la maladie. Malheureusement, dans le cadre des croyances, ces symptômes deviennent réalité chez de nombreuses personnes, notamment chez celles qui, en raison d’une quelconque expérience antérieure avec la maladie, ont une peur irrationnelle du cancer. La documentation et les annonces présentées deviennent de fortes suggestions négatives. Selon les caractéristiques de l’hypnose naturelle (processus de conditionnement), vous devez chercher des symptômes précis et examiner votre corps sous l’impulsion de la peur.
Chez des personnes ainsi conditionnées, de tels procédés peuvent causer des cancers qu’elles n’auraient pas eus sans cela.
Cela ne veut pas dire que ces individus ne succomberaient pas à une autre maladie, mais cela veut dire que par cette approche, la croyance dans la maladie est modelée et concentrée sur certains symptômes. Ne vous demandez pas pourquoi vous avez besoin d’assurance-maladie! La maladie n’est pas un agent étranger qui s’impose à vous, mais aussi longtemps que vous le croirez, ainsi en sera-t-il. Vous vous sentirez également impuissant à la combattre.
Le deuxième aspect de la santé dont je veux vous parler concerne les personnes âgées. Vos conceptions de la retraite vont généralement dans le même sens, car elles entretiennent une croyance insidieuse selon laquelle à un certain âge vos forces commenceront à diminuer. Ces idées sont habituellement acceptées par les jeunes et par leurs aînés. En y souscrivant, les jeunes commencent graduellement à conditionner leur corps et leur esprit. Ils en récolteront les résultats.
Particulièrement dans votre société où l’on se consacre pleinement à la poursuite de l’argent, ces croyances apporteront leur lot d’humiliations, surtout chez les hommes à qui l’on a souvent répété que la capacité de gagner de l’argent était signe de virilité. Il est donc aisé de comprendre qu’une fois cette capacité supprimée, ils se sentent castrés.
En général, ceux qui préconisent les « produits de santé » ou l’alimentation naturelle endossent certaines croyances semblables à celles des médecins.
Ils croient que les maladies proviennent de conditions extérieures. Leur politique peut se résumer ainsi : « Vous êtes ce que vous mangez. » Quelques-uns cependant adhèrent aussi à des idées philosophiques qui atténuent l’effet de ces concepts, car ils reconnaissent l’importance de la pensée, Là encore il ya de fortes suggestions à caractère très négatif qui font considérer tous les aliments, à l’exclusion de quelques-uns, comme nuisibles pour le corps et même comme des agents de maladies. Les gens ont peur de ce qu’ils mangent; se nourrir devient un combat.
(Ibidem, pp. 174-177)
Vous êtes ce que vous pensez et non ce que vous mangez; et, dans une grande mesure, ce que vous pensez de ce que vous mangez est encore plus important.
Ce que vous pensez de votre corps, de la santé et de la maladie conditionne l’assimilation de votre nourriture et aussi la façon dont votre chimie interne traitera les corps gras ou les hydrates de carbone, par exemple. Quand vous préparez les repas, votre attitude est prépondérante.
Il est vrai que physiquement votre corps a besoin de bien se nourrir. Mais, dans l’ensemble, la marge de manœuvre est grande, car l’organisme en lui-même a cette étonnante capacité de tirer profit même des compléments alimentaires et des succédanés. Le meilleur régime au monde, d’après vos plus hauts critères, ne vous gardera pas en bonne santé si vous croyez à la maladie.
La croyance en la santé peut vous aider de façon surprenante à tirer profit d’une alimentation « pauvre ». Si vous êtes persuadé qu’un aliment vous donnera un malaise précis, vous ressentirez ce malaise. (…)
Je ne dis pas de ne pas donner de vitamines aux enfants, puisque dans votre culture, c’est presque une obligation. Et vous trouverez encore d’autres vitamines pour traiter d’autres maladies.
Aussi longtemps que cette façon de faire semblera efficace, elle sera acceptée, mais le problème, c’est qu’elle ne l’est pas vraiment. (…)
Mais si vous persistez à croire en votre santé fragile, la contre-influence des vitamines n’aura bientôt plus d’effet.
Il en va de même pour les « avis publics » en ce qui concerne le tabac et les drogues. La suggestion que « fumer donne le cancer » est beaucoup plus dangereuse que les effets physiques de la fumée; cette suggestion peut donner le cancer à quelqu’un qui, sans cela, n’aurait pas été atteint (dit avec une grande fermeté).
(Ibidem, pp. 177-178)