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Pourquoi la Vie et la Mort ?


La mort ne frappe pas à un moment précis, indivisible, séparé. La vie est un état en devenir et la mort fait partie de ce processus. Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 158.

 

       Seth répète à plusieurs reprises dans son enseignement que la mort fait partie du processus de la vie, et le passage de la vie à l’état de mort diffère peu du passage de l’état (1) Ce que nous vivons en rêve n’est pas différent de ce que nous vivrons après la mort du corps physique. Car c’est bien du corps physique dont il s’agit et non du Moi conscient qui continue à vivre sous une autre forme. Le moment de la mort est donc marqué par la perte de la conscience physique de façon prolongée. Il en est de même dans un coma profond pendant une NDE (Near Death Experience). Les récits de rescapés de la mort témoignent de cette existence extracorporelle consciente.

 

            Considérant que les cellules de notre corps meurent et se renouvellent constamment, Seth est justifié d’affirmer que nous sommes vivants au milieu d’une mort perpétuelle de nous-mêmes. Nous vivons en dépit et à cause des nombreuses morts et renaissances qui se manifestent dans notre corps physique.

Si les cellules ne mourraient pas et n’étaient pas remplacées, l’image physique ne pourrait pas – comme elle le fait actuellement -  continuer d’exister telle que vous la connaissez : une conscience rythmée autour d’une image corporelle en changement constant. (2)

 

            Comme la vie est une vibration, le corps physique existe selon un rythme vibratoire. À un instant donné, notre Moi conscient est vivant et concentré dans la réalité physique. L’instant suivant, il est concentré dans un autre domaine de réalité. Selon ce point de vue, il est, physiquement,  sans vie ou « mort », puis l’instant suivant, il est de nouveau en vie dans notre réalité. Mais notre sens de la continuité ne perçoit qu’une pulsation sur deux, parce que notre ego est focalisé sur le plan physique, et n’a pas conscience de cet instant de non-vie. Mais notre entité, notre Moi profond est toujours conscient de l’autre réalité.

 

            Comme notre corps et l’univers sont composés d’atomes et de molécules, ils sont tous deux soumis à cette alternance d’existence et de non-existence dans le monde physique. Le changement constant des atomes, des molécules et des cellules fait en sorte qu’ils sont tout autres au bout de quelques années. Notre corps meurt et renaît sans cesse.

Le processus se poursuit si doucement que vous n’en avez pas conscience. Les pulsations mentionnées plus haut sont d’une durée si brève que votre conscience les franchit joyeusement. Néanmoins, votre perception physique ne semble plus pouvoir combler l’écart quand le rythme de pulsation se fait plus long. Et c’est alors que vous percevez le temps comme celui de la  mort. (3)

 

            La mort, ce moment de non-vie dans le monde physique, n’est pas une réalité différente de la vie mais fait partie de son processus qui se manifeste dans plusieurs domaines de réalité d’un instant à l’autre. Les changements de forme se font si doucement et imperceptiblement que l’enfance meurt et disparaît à l’adolescence et celle-ci à la maturité. Mais la vie du Moi conscient est toujours présente à travers nos années, dans une réalité ou une autre, car, étant éternel, il ne peut «  mourir ». 

 

 

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Y a-t-il une vie ailleurs ?


 

Cette question est une extension et un complément de la précédente. Depuis toujours, dans toutes les civilisations, on a tenté de communiquer avec les dieux et l’au-delà. C’était, chez plusieurs peuples le rôle que jouaient les chamanes et les pythonisses. Dans notre civilisation, les tables tournantes et les séances de médiums en transe (channelling) ont pris le relais. Car cette curiosité concernant ce qui se passe après la mort est innée et inhérente à tout être intelligent qui recherche la vérité.

 

            Seth a décrit, dans le menu détail, ce qui se passe après la mort. On arrive dans l’au-delà avec le bagage de nos croyances qui créent cette nouvelle réalité comme nos pensées, nos émotions et nos croyances créaient notre réalité physique. Nous sommes dans l’au-delà ce que nous nous sommes faits ici-bas avec nos talents, nos buts et notre liberté. Sans doute, à cause du dépaysement de ce nouveau type d’existence, sommes-nous aidés par des guides à nous y adapter. Ces derniers sont la plupart du temps des amis et des parents avec lesquels nous avons partagé d’autres existences terrestres.

 

            Conseillé par ces amis de longue date, nous apprenons à vivre dans ce nouvel environnement avant de décider librement nos projets « futurs » qui nous permettront d’évoluer vers une plus grande conscience, soit en nous incarnant de nouveau sur le plan physique, soit en nous dirigeant vers d’autres domaines de réalité. Comme il n’existe qu’un présent intemporel, nous avons déjà, par rapport à notre existence dans le temps, vécu ces expériences pendant notre sommeil.

Les expériences après la mort vous sembleront moins étranges et incompréhensibles si vous vous rendez compte que des situations analogues font partie intégrante de votre existence présente. Dans le sommeil et les états de rêve vous êtes engagés dans la même dimension d’existence que celle qui sera la vôtre après la mort. Vous ne vous rappelez pas la plupart de ces aventures nocturnes, et celles dont vous vous souvenez vous paraissent, en général, bizarres et chaotiques. Ceci simplement parce que, à votre stade de développement, vous n’êtes pas capables de manipuler consciemment plus d’un environnement. (4)

Cette existence hors du corps a été expérimentée par plusieurs personnes dans un état comateux. Dans leur EMI (expériences de mort imminente) ou leur NDE (Near Death Experience), ces derniers ont rapporté des expériences qui ne laissent aucun doute sur leur réalité. En voici un exemple qui complètera ce chapitre.

En 1968, Nicole Dron fut hospitalisée et opérée d’urgence à la suite d’une hémorragie importante. Au cours de son opération, son cœur a cessé de battre pendant 45 secondes environ. Voici le récit de l’aventure qu’elle a vécue dans l’au-delà.

 

« D’abord, je me souviens m’être trouvée à la hauteur du plafond. J’étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions. J’ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j’éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d’être l’habitante de mon corps. Celui-ci était étendu sur la table d’opération. J’étais cadavérique, j’ai entendu le chirurgien s’exclamer : "Elle me pète entre les mains !". Ce qui m’a été confirmé un mois après par une infirmière ayant assisté à mon opération.

 

« Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d’opération, car j’ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d’attente. En pensant à eux, instantanément, je me suis trouvée près d’eux.

 

« Dans cette salle, je les voyais arpentant la pièce et j’essayais de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. J’éprouvais une sorte de désespérance, celle de ne pas pouvoir communiquer avec ceux que j’aimais. En désespoir de cause, j’ai posé la « main » sur l’épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps !

 

« Je prenais conscience d’une faculté nouvelle, celle de pénétrer tout ce qui est. Je n’ai jamais perdu la notion d’être" moi ", mais j’avais l’impression de prendre plus d’espace et je me suis trouvée dans le cœur de mon mari. Je connaissais toutes ses pensées, mais aussi l’essence de son être.

 

L’au-delà.

 

« Puis, je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J’étais seule au monde, dans un néant infini et j’aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? J’ai pensé : "Ca y est ma fille, tu es morte". Quelque chose en moi a appelé à l’aide et au loin, j’ai vu une lumière. J’y ai été propulsée à une vitesse prodigieuse, au fur et à mesure elle grandissait jusqu’à occuper tout l’espace. Je sentais des présences autour de moi sans les voir, distinctement, mais surtout une joie inouïe s’élevait de mon cœur, mille fois plus grande que toutes les joies que j’ai pu éprouver sur cette terre.

 

« Et je suis rentrée dans la Lumière, dans un océan d’Amour pur, celui qui s’offre et ne demande rien. J’étais immergée, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais et ceci de toute éternité et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle. Dans cette plénitude et aussi cette paix immense, j’ai compris le sens des mots : "Je suis".

 

« Dans cette lumière j’ai vu un jeune homme resplendissant venir vers moi. Mon cœur a bondi de joie car je reconnaissais mon frère décédé à sept mois, alors que j’avais 11 ans. Je lui ai « dit » : "Comme papa et maman seraient heureux de te voir !" Il m’a dit qu’il nous avait toujours suivis et accompagnés dans notre vie. J’ai compris que les liens d’amour ne meurent jamais...

 

Comment as-tu aimé et qu'as-tu fait pour les autres ?

 

« Puis j’ai revécu ma vie à l’envers, de mes 26 ans de 1’époque jusqu’à ma naissance. Près de moi il y avait un Être de lumière, un être que notre cœur connaît. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d’Amour qu’il dégageait. Je me suis aperçue par la suite qu’il avait aussi beaucoup d’humour. J’ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l’univers, une voix puissante et douce à la fois, mais qui n’a rien à voir avec de la sensiblerie. C’est une voix qui par la force et l’amour vrai qui s’en dégagent, est capable de restaurer les forces vives d’un individu. Cette voix m’a demandé : "Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ?". J’ai senti tout de suite l’exigence de la question. Simultanément, j’avais la vision d’une multitude d’êtres dont les bras étaient tendus vers le ciel et qui imploraient. Je savais que ces êtres souffraient dans leur corps ou dans leurs cœurs et je ressentais toutes leurs souffrances.

 

« Qu’avais-je fait pour eux ? Je n’avais pas été méchante, mais je n’avais rien fait de particulier. Cette question exigeait de moi plus de fraternité, d’ouverture, de disponibilité.

 

« Je comprenais simultanément que cela demandait beaucoup d’amour, de cet amour fort et éclairé qui libère la vie. Elle exigeait aussi de moi une croissance, une extraction du meilleur de moi-même afin que ma transformation et mon accomplissement puissent aider l’autre à s’accomplir lui même. Et je sentais l’humanité comme un seul être dont tous les membres étaient interdépendants pour leur progrès et leur survie. Je m’éveillais à une responsabilité toute neuve....

 

« Il m’a été montré ce que serait ma vie lorsque je reviendrai sur cette terre. Mais auparavant, "on" m’avait demandé si je désirais rester ou revenir sur terre. Mon âme voulait rester mais j’ai pensé à mes deux jeunes enfants. Il m’a été dit que lorsque je reviendrai, j’oublierai beaucoup de choses car il le fallait. Malgré mon désir de fixer toutes ces connaissances en moi, je sais que beaucoup d’entre-elles se sont effacées, je le regrette.

 

Une grande connaissance.

 

« Je me rappelle aussi avoir été en possession d’une grande connaissance. En 45 secondes j’ai vécu des millénaires. On me disait que Dieu était la force, la vie et le mouvement, que la vie existait partout dans l’univers, qu’à l’intérieur de notre terre il existait de grandes cavités... Que notre planète était une planète non sacrée, que le Christ, Bouddha et Mahomet travaillaient ensemble à la régénération de la terre.

 

« J’ai vu que notre terre serait l’objet de grands bouleversements et que nous traverserions de grandes épreuves, car nous avions une technologie avancée, beaucoup de science, mais peu de fraternité et de sagesse. Et l’on me montrait tout ce qui risquait d’arriver si on ne changeait pas.

 

« Et on m’a dit que le Christ allait revenir sur la terre et que c’était imminent. Je ne sais plus si c’est une entité telle que le Christ qui doit s’incarner sur cette terre physiquement ou si c’est sa conscience dont nous sommes chacun une étincelle en devenir que nous devons laisser s’épanouir en nous jusqu’à la dimension « Christ », mais j’ai pleuré car je comprenais que « sa » venue était la seule chose qui nous sauverait.

 

Le retour

 

« Je me rappelle avoir réintégré mon corps en passant par ma tête et m’y être glissée comme dans une chaussette.

 

« Toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir, et pour moi c’est cela le drame de l’existence. Fini la plénitude, fini la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. On rentre dans son corps comme si l’on rentrait dans une boite.

 

« On a dû me réveiller rapidement par une paire de claques. A mon réveil, j’avais dans les oreilles une musique sublime, une symphonie d’une grande amplitude, d’une grande douceur et qui me faisait fondre d’amour....

 

« Je sais désormais que le but de ma vie n’est pas uniquement d’acquérir avoir, savoir et pouvoir, mais surtout de retrouver cet état de plénitude et de le réaliser en soi, tout l’amour et toute la sagesse du ciel. » (5)



Notes


(1) Voir 2. Pourquoi l’homme se réincarne-t-il?

(2) Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 158.

(3) Ibidem, pp. 160-161.

(4) Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 180.

(5) Vous pouvez voir le témoignage de Nicole Dron dans son intégralité sur DVD en le commandant sur : www.debowska.fr rubrique Instants de Vie.


Illustrations

                    Poussin. Tombeau en Arcadie.

                    Jerome Bosch. Ascension des élus (détail).

                    Sortie-hors-corps.

                    Jérome Bosch. Ascension des élus.