Printemps tardif
Poème dédié à mon épouse Paulette Giroux
Quand je vois le soleil d’avril briller de tous ses feux
Sur la neige vieillissante et hésitante,
J’entrevois, avec espoir, la terre dégagée
De la froidure de l’hiver qui s’attarde,
Pour voir enfin poindre les premiers boutons floraux,
Annonciateurs des splendeurs ensoleillées de l’été
Et des vendanges bigarrées de l’automne.
Alors, je nous vois tous les deux arpentant
Les sous-bois ou les bords des chemins
À
la quête des richesses secrètes de
Avouant parfois mon ignorance sylvicole,
J’interroge ingénument ta sagesse de sorcière,
Qui sait distinguer les plantes médicinales
Des espèces toxiques et des comestibles.
Nos tendances écologiques nous incitent
À glaner ici et là des plants menacés
Pour les garder à l’abri de la disparition
Dans notre jardin multi-ethnique entretenu
Par nos sueurs et les ondées estivales.
Tels Adam et Ève cultivant leur jardin d’Éden
Avant d’en être chassés pour avoir écouté le Serpent.
Marcel Mercier (15-04-2008)
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