Conclusion
Sans être exhaustif, cet essai sur la réincarnation ne laisse aucun doute sur l’existence de ce phénomène, encore faut-il savoir de quoi l’on parle et, s’il y a lieu, « changer ses croyances erronées » sur le sujet. Si la méthode scientifique est impuissante à affirmer et à prouver l’existence de la réincarnation, l’usage de l’hypnose et les témoignages médiumniques nous fournissent des preuves suffisantes de son existence.
Mais comme le dit Seth, il ne faut pas se méprendre sur la signification des mythes que l’homme se crée pour exprimer des prises de conscience et des idées nouvelles qui surgissent au cours de son développement, du passage d’une vie inconscience à la conscience éveillée, de la vie instinctuelle à la vie consciente, indépendante et libre. Le questionnement de l’homme sur son origine, implique aussi le passage de la vie de l’esprit à une vie physique et inclut l’existence des vies antérieures.
Ainsi, on sera plus à même de comprendre la véritable nature de l’être humain, créé dans un état de grâce permanent, que cachent trop souvent, à l’individu, ses propres croyances erronées sur la culpabilité et sur son autoresponsabilité de créateur de son corps et de son environnement. Il n’y a de limites à sa créativité que celle qu’il s’impose consciemment.
Le phénomène de la réincarnation nous oblige à réfléchir sur notre
véritable nature d’entité d’essence énergétique émanée de Tout Ce Qui Est dont
elle tire son existence et sa vitalité. Il faut donc le considérer hors du
temps où nos réincarnations sont en réalité des incarnations multiples simultanées, exprimant notre être profond,
notre entité, évoluant constamment en se créant plusieurs rôles, plusieurs
personnalités. Le but de notre vie n’est rien moins qu’un exhibitionnisme égocentrique
qui nous sépare des autres dans un concours de compétition. C’est un Jeu
exaltant : celui de
L’Éternel m’a possédée au commencement
de sa voie, avant ses œuvres d’ancienneté.
Dès l’éternité je fus établie, dès le
commencement, dès avant les origines de la terre.
Quand il n’y avait pas d’abîmes, j’ai été
enfantée, quand il n’y avait pas de sources pleines d’eaux.
Avant que les montagnes fussent établies
sur leurs bases, avant les collines, j’ai été enfantée, lorsqu’il n’avait pas
encore fait la terre et les campagnes, et le commencement de la poussière du
monde.

Quand il disposait les cieux, j’étais là
; quand il ordonnait le cercle qui circonscrit la face de l’abîme, quand il
établissait les nuées en haut, quand il affermissait les sources des abîmes,
quand il imposait son décret à la mer, afin que les eaux n’outrepassassent
point son commandement, quand il décrétait les fondements de la terre : j’étais
alors à côté de lui son nourrisson, j’étais ses délices tous les jours,
toujours en joie devant lui, me réjouissant en la partie habitable de sa terre,
et mes délices étaient dans les fils des hommes[1].
Document F
Fausse définition
de la réincarnation
François Brune consacre un chapitre entier
(VIII), soit 33 pages à réfuter le phénomène de la réincarnation. Le lecteur ne
sera pas long à s’apercevoir que ce prêtre parapsychologue donne des coups
d’épée dans l’eau. Sa définition de la réincarnation, en effet, est étrangère à
celle qui fait l’objet de mon essai. Car il suppose que, selon le phénomène de
la réincarnation, la personnalité décédée reviendrait sur terre dans un nouveau
corps. Ce qui est absurde, puisque son idiosyncrasie serait différente, comme
je l’ai montré dans cet ouvrage. Sur ce point, je suis d’accord avec lui.
C’est
au sujet de l’histoire évangélique de l’aveugle-né, qu’apparaît son erreur de
façon flagrante :
Quant au Christ, explique-t-il, il ne saisit
pas du tout l’occasion de leur révéler la réincarnation. Il leur répond
simplement que le problème est mal posé : « Ni lui, ni ses parents [sont
en cause]. Pas de vie antérieure!
Cette
conclusion péremptoire de sa part est conforme à sa logique. Comme je l’ai
expliqué, c’est l’entité, le Moi profond, et non la personnalité temporelle, qui
se crée un nouveau corps pour continuer à développer sa conscience au moyen
d’autres expériences initiées par sa créativité dans les trois dimensions de la
vie physique. C’est ce que François Brune aurait compris s’il avait approfondi
l’enseignement de Seth transmis par le médium Jane Roberts.
OUVRAGES CONSULTÉS
Brown, Rosemary, En communication avec l’au-delà, J’ai Lu, Paris, 1971.
Brune, François, Les morts nous parlent, France Loisirs, Paris, 1993.
Chandon, G., Récits tirés du théâtre grec, Fernand Nathan, Paris, 1959.
Church, W.H., Les retours d’Edgar Cayce, Mortagne de poche, Boucherville, 1994.
Hemmert, D. et Roudène,
A., Histoire de la magie, de l’occultisme et des rites secrets dans Le
dossier de la réincarnation, T-VIII,
Éd. Famot, Genève, 1974, p. 207.
Jovanovic, Pierre, Enquête sur l’existence des Anges gardiens, France Loisirs, Paris, 1994.
Jung, Carl G., Ma vie, Gallimard, Paris, 1973.
Koechlin de Bizemont, Dorothée, L’univers d’Edgar Cayce, T-1, Robert Laffont, Paris 1985.
Langley, Noël, Edgar Cayce et la réincarnation, Éditions Select, Montréal, 1982.
MacLaine, Shirley, L’amour foudre, J’ai Lu, Paris, 1988.
Miroir secret, Michel Lafon, Paris, 1988.
André Couture et autres, Précis sur la réincarnation, Éditions Saint-Yves Inc., 1980.
Montgomery, Ruth, Au-delà de notre monde, J’ai Lu New Age, Paris 1990.
Montgomery, Ruth with
Moody, Dr.Raymond, La vie après la vie, France Loisirs, Paris, 1977.
Newton, Michael, Un nouveau corps pour mon âme, Québec Loisirs Inc., Montréal, 1996.
Penfield, W., et Roberts, L., Langage et mécanisme cérébraux, PUF, Paris, 1963.
Roberts, Jane, The Seth Material, Prentice-Hall, Inc.,
Le livre de Seth, J’ai Lu New Age, Paris 1990.
L’enseignement de Seth, J’ai Lu New Age, Paris 1991.
La réalité personnelle, Éditions de Mortagne, Boucherville, 2 tomes 1991-92.
Stearn, Jess, Edgar Cayce, le prophète, Québec/Amérique, Montréal, 1978.
Stevenson, Ian, 20 cas suggérant le phénomène de réincarnation, Sand, 1985.
Wambach, Helen, La vie avant la vie, J’ai Lu, Paris, 1979.
Watts, Alan, Le livre de la sagesse, Denoël/Gonthier, Paris 1966.
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