Chapitre 8
Le Retour du
Christ
Même
si nous pensons que la 2e venue du Christ, selon l’annonce
évangélique, aura lieu au cours du 3e millénaire, Seth affirme que
ce sera, en fait, la 3e apparition puisque la première s’était
produite en Atlantide avec Amilius (d’après Cayce
[1])
.
Nous n’en savons rien historiquement parlant, car les documents ont été
détruits et oubliés. Mes quelques survivants Atlantes en gardèrent le souvenir
qu’ils confièrent aux Égyptiens lors de leur migration après la destruction de leur
île[2].
Le
Christ est une entité qui s’incarne de temps en temps dans notre réalité
physique. Il a donc été reconnu comme tel une fois en Atlantide et une 2e
fois dans l’histoire du Christ, comme elle nous est apparue « avec toutes
ses distorsions ». « Ce n'est pas une personnalité, comme je vous
l'ai déjà dit, mais une entité hautement développée se manifestant parfois en
tant que fragment d'elle-même. »[3]
Il
est évident qu’au-delà des drames religieux, historiques et terrestres, comme
ces histoires de dieux et d’hommes qui s’introduisent sans cesse dans notre
monde physique, se tiennent des réalités spirituelles qui en sont l’expression.
Des entités plus puissantes que les acteurs terrestres les inspirent. À ce
compte, les religions qui surgissent au cours des âges « ne sont que des
ombres, mais dont l’utilité est indéniable ». Leur raison d’être consiste
à chercher la vérité dans ce qui nous apparaît sous la forme du bien et du mal
sans y parvenir complètement. Seul le soi intérieur, dans le calme de la
méditation peut entrevoir partiellement ces réalités intérieures inexprimables
en nos termes. Mais chacun perçoit
intuitivement ces valeurs selon son degré de compréhension, d’où les histoires
variées qui s’attachent à ces religions.
Par exemple, le personnage principal d'un drame religieux historique est plus ou moins conscient des voies par lesquelles l'information lui est donnée. Et pourtant, il croit avoir la connaissance, car la nature du dogme originel lui sera expliquée en des termes qu'il peut comprendre. Jésus savait qui Il était, mais Il savait aussi qu'Il représentait une des trois personnalités composant une entité. Dans une large mesure, Il partageait la mémoire des deux autres. La troisième personnalité mentionnée souvent par moi ne s'est pas encore manifestée - si l'on s'en tient à votre conception du temps -, bien que son existence ait été prophétisée comme la 'seconde venue' (Matthieu, 24). Ces prophéties furent exprimées en des termes correspondant à la culture courante de l'époque et donc adaptées. Toute déformation est déplorable car le Christ ne viendra pas à la fin des temps comme les prophéties l'ont annoncé.
Loin de revenir « pour récompenser les justes et punir les méchants » dans une apparition triomphale apparue dans le ciel, tel que la présente les évangiles et les autres textes apocalyptiques, il initiera plutôt un nouveau drame religieux. On ne le reconnaîtra pas sous cette étiquette, mais son action visera à redresser le christianisme qui aura régressé lors de son apparition. « Il mettra en place un nouveau système dont le monde aura douloureusement besoin.»
À cette époque, toutes les religions subiront, en leur sein, une grave crise. Son activité ne consistera pas à les réunir en une seule organisation mondiale. Au contraire, elle visera à saper leur base en mettant en lumière l’existence de Tout Ce Qui Est. Pour cela, il établira des méthodes qui permettent « à l’individualité d’établir un contact intime avec sa propre entité – une entité qui est, dans une certaine mesure, un médiateur entre l’homme et Tout Ce Qui Est. L’essentiel de sa mission sera déjà accompli en 2075. La dissolution de l’Église catholique ne sera pas la fin du monde comme l’a prédit Nostradamus, qui ne pouvait imaginer une autre civilisation sans elle.
La troisième personnalité du Christ sera un grand médium qui enseignera à l’humanité comment utiliser ses sens internes qui, seuls, rendent possible la vraie spiritualité. Quand par leur usage, la mémoire des vies antérieures émergera à la conscience, les rôles seront échangés : par exemple les bourreaux deviendront les victimes et vice versa. À mesure que l’homme accroîtra ses capacités, il reconnaîtra et prendra en considération le caractère sacré de toute vie.
Dans la perspective du temps linéaire, les attentes seront longues et plusieurs prophètes déballeront leurs prédictions « avant que la troisième personnalité du Christ n'émerge de façon évidente. »
Il conduira l’homme au-delà du symbolisme sur lequel la religion s’est appuyée pendant tant de siècles. Il insistera sur l’expérience spirituelle individuelle, l’expansion de l’âme et apprendra à l’homme à reconnaître les multiples aspects de sa propre réalité.[4]
Au cours du
siècle à venir, la nature intérieure de l'homme, compte tenu de ses
développements, se libérera des nombreuses contraintes qui l'ont entravée. Une
nouvelle ère débutera - ce ne sera pas le Ciel sur
La nouvelle
religion
La religion qui naîtra de cette nouvelle connaissance, ne sera pas « chrétienne », même si elle aura été initiée par la troisième personnalité du Christ. Même si cette personnalité se référera au Christ historique (Jésus de Nazareth) et reconnaîtra sa relation avec lui, les trois personnalités groupées en lui toutefois « formeront une nouvelle entité psychique et psychologique ». Parallèlement, une métamorphose débutera sur le plan humain « dans la mesure où évidemment les capacités intérieures seront acceptées et développées »
Le nouvel homme
L’évolution de l’homme donnera lieu à un nouveau mode d’existence. Beaucoup de nos problèmes actuels résultent de notre ignorance spirituelle, mais quand chacun prendra conscience que sa propre vie fait partie d’un ensemble, personne ne pourra alors en dominer un autre sous prétexte qu’il appartient à une race différente. De même quand chacun aura pris conscience que, dans ses vies antérieures, il a interprété quantité de rôles différents, certains en tant qu’homme, d’autres en tant que femme, « l’appartenance à un sexe ou le fait de tenir un rôle particulier ne pourra être considéré comme une marque de supériorité » La conscience de l’homme devenue sans limite percevra clairement ce qui l’unit aux autres êtres vivants. Tous prendront conscience de la continuité de la conscience. Il s’ensuivra une transformation de toutes les structures sociales et gouvernementales, qui présentement reposent sur nos croyances actuelles.
Une nouvelle personnalité humaine
L’individu jouira d’une conscience sans limite et disposera d’une liberté beaucoup plus étendue. Dès leur naissance, les enfants apprendront que leur Moi, leur identité de base, est indépendante de leur corps et que le temps est une illusion, car il sera conscient de ses vies antérieures et capable de s’identifier « avec le vieil homme ou la vieille femme que, selon vous, il deviendra ». La sagesse, attribuée maintenant aux personnes âgées, sera innée, mais les vieillards garderont toujours la fraîcheur intellectuelle de leur jeunesse. Quant aux incarnations futures, on les tiendra secrètes, pendant quelques temps, pour des raisons pratiques.
Pour que les changements en cours soient assimilés sur le plan physique, les savants réussiront à activer de nouvelles zones du cerveau. On en arrivera même à y localiser des zones « où la mémoire de la vie passée pourra être suscitée ».
Parallèlement à ces changements d’ordre spirituel, la religion prendra une nouvelle signification : elle n’aura pas besoin d’organisations car elle fera partie de la vie individuelle. Les tendances psychiques domineront les structures physiques et serviront de fondements à la nouvelle civilisation.
L'expérience de l'homme sera tellement étendue que votre espèce semblera avoir changé de nature. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y aura pas de problèmes mais que l'homme disposera de ressources plus abondantes. Cela présuppose une structure plus riche et plus diversifiées. Hommes et femmes se retrouveront dans une relation confraternelle, non seulement comme les gens qu'ils sont mais aussi comme les gens qu'ils furent.
Au sein même de la famille, se produiront éventuellement de profonds changements. Des échanges émotionnels, actuellement impossibles, pourront s’exprimer en toute liberté pour l’épanouissement de chacun. Cela sera dû au fait, que l’esprit conscient aura une connaissance plus claire du son matériel inconscient, estompant par là nombre de nos problèmes actuels qui ont leur origine dans notre ignorance spirituelle.
Cette métamorphose de la nature de l’homme et de la religion, engendrée par la troisième personnalité du Christ, sera si puissante et si efficace qu’elle exigera de l’humanité de développer des qualités qui sont déjà latentes en elle. Il s’agit, en fait, des sens internes qui ont toujours été présents chez les individus. Ainsi, on pourra dépasser la perception physique et développer de nouvelles voies d’existence.
La troisième personnalité du Christ représente cette ouverture qui manque à l’humanité présente. Il n’y aura pas de crucifixion dans ce nouveau drame, même mythique. « Cette personnalité sera évidemment multidimensionnelle, consciente de toutes ses incarnations. Elle ne sera pas orientée en termes de sexe, de couleur ou de race. » Et, pour la première fois, en la libérant, elle détruira notre idée terrestre de la personnalité. Elle pourra mettre en évidence l’éventail de choix offerts à chaque individu, même si plusieurs ont peur d’assumer la nature de leur propre réalité et de prendre conscience des dimensions de leur véritable Moi
Toutefois, ces événements futurs ne sont pas prédéterminés. Mais dans notre système de probabilités, le cadre en a déjà été dressé. « L’émergence de cette troisième personnalité affectera directement le drame historique originel du Christ tel qu'il est connu actuellement. Il y a et il doit y avoir interaction.[6] »
[1] Lecture 262-99.
[2] Au 4e siècle av. J.-C., un prêtre égyptien en fit le récit au sage Solon qui le raconta à un certain Critias, aïeul d’un disciple de Socrate, portant le même nom. Platon en fait état dans deux de ses Dialogues : le Timée et le Critias, où il met en scène Socrate et quelques-uns de ses disciples.
[3] Jane Roberts, Le livre de Seth,
p. 517.
[4]
Jane Roberts, L'enseignement de Seth,
pp. 417-420.
[5] Ibidem, p. 423.
[6] Jane Roberts,
L'enseignement de Seth, pp. 425-27.