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ne synthèse de la vision jungienne. Mon intention n’est pas d’exposer in
extenso la pensée de Carl G. Jung sur l’homme tel qu’il l’a défini au
travers de ses nombreux écrits psychologiques. Il suffira ici d’un résumé des
traits essentiels caractéristiques qu’il attribue à la nature humaine. Pour en
savoir davantage, on pourra consulter mon ouvrage La santé
psycho-spirituelle. (Chez
Louise Courteau Éditrice.)
Pour Jung, l’homme possède d’abord un Moi
conscient qui affleure progressivement d’un inconscient impersonnel ou
collectif partagé par tous les individus et qui cherche à devenir conscient.
Dans les rêves, il est souvent représenté par l’eau, élément fluide, informe et
diluant qui peut se transformer en mer ou en océan : l’inconscient
collectif est « comparable à une mer sur laquelle la conscience du moi
voguerait, semblable à un bateau. » (C.G. Jung, L’homme à la découverte de son âme, p.
61.) Jung assimile l’inconscient aux archétypes de la mère
et de l’anima qui dispensent l’eau de
vie, l’eau alchimique, l’eau de
transformation (C.G. Jung, Psychologie et Alchimie, pp. 97-100.)
Cet inconscient est
peuplé d’instances psychiques appelées archétypes* qui sont doués d’une
puissance de fascination, que Jung compare au mana des sorciers et des medicine-men
polynésiens, et qui peut ensorceler le Moi conscient au point que ce dernier
développe une sorte d’inflation psychique le poussant à vouloir dominer
l’inconscient et faire ainsi obstacle à son intégration à la conscience. L’un
de ces archétypes est le Soi*, qui est la source du Moi qu’il englobe, qu’il
influence et auquel il veut s’intégrer consciemment, il est aussi le centre de
la personnalité totale. Les archétypes sont en relation avec les instincts
vitaux de l’individu et cherchent à devenir conscients dans sa vie pour
l’amener à sa pleine réalisation. Ils sont des manières d’expressions que
l’humanité a développées à partir de ses multiples expériences millénaires, et
qui, tout en étant des symboles universels, peuvent se manifester différemment
selon les races, les civilisations et les individus. Tels sont l’anima* et l’animus*, le héros,
Il s’établit donc, dans la dynamique de la vie humaine, un dialogue constant entre le Moi et le Soi par le truchement des archétypes qui peuplent la psyché de l’homme. C’est donc en prenant conscience de ces archétypes qui agissent en lui et en les acceptants comme siens propres que le Moi conscient assimilera l’inconscient. Jung insiste sur le rôle essentiel de l’anima et de l’animus dans ce dialogue entre le Moi conscient et le Soi inconscient. C’est d’abord par l’anima chez l’homme et l’animus chez la femme que l’inconscient, surtout dans ses rêves, parle au Moi conscient sous la forme d’une personnalité féminine chez l’homme et masculine chez la femme, qui s’efface progressivement au fur et à mesure que le Moi conscient intègre l’inconscient et devient une simple fonction psychique de relation s’exprimant par des intuitions significatives.
Le Moi conscient répondra aux avances de
l’inconscient selon une attitude introvertie ou extravertie et, aussi, par
l’une ou l’autre de ses fonctions psychiques qu’il aura privilégiée au cours de
son développement, à savoir : la sensation, l’intuition, la pensée et le
sentiment. Ces fonctions qui s’opposent deux à deux, l’une dans le conscient,
l’autre dans l’inconscient, illustreront
leur complémentarité dans le jeu ou dialogue du Moi et du Soi et tout
particulièrement dans la vie onirique de la personne où se joue la fonction de
compensation qu’exerce l’inconscient par rapport au Moi conscient. Dans les
rêves, comme dans l’état d’éveil, les archétypes mènent une vie indépendante,
car ils y ont leur propre existence tant qu’ils ne sont pas intégrés à la vie
consciente et que le Soi n’ait pas remplacé le Moi comme centre de l’individu
réalisé, ou plus précisément, selon Seth, tant que le Moi intérieur n’ait pas
remplacé le Moi extérieur (l’ego*)
comme centre unificateur et directeur de l’individu. Car le Moi intérieur (ou
l’entité) est la source d’énergie du Moi extérieur. Ce que Jung explique en
disant que, lorsque l’individu est réalisé, le Moi conscient se sent alors
comme une planète orbitant le Soleil du Soi (Galates, 2, 20. Dans Ma vie, pp. 320-321, Jung affirme que le Christ, comme le Bouddha,
est une incarnation du Soi.)
Si le Moi conscient est le sujet des fonctions sensorielles et motrices
du système nerveux cérébro-spinal, Jung attribue à l’inconscient l’activité du
système nerveux sympathique et parasympathique qui s’acquitte, de façon
automatique, du bon fonctionnement de tous les organes du corps. Le Moi
conscient, délesté de cette activité physiologique, peut alors s’adonner plus
librement à son développement psychique et mental.
Le Moi possède aussi un inconscient
personnel, où sont enregistrés tous les acquis des sens, conscients ou
subliminaux, tous les traumatismes et toutes les réactions affectives refoulées
et oubliées, qui sont souvent la cause de complexes psychiques ou de névroses.
Cet inconscient personnel véhicule des « complexes à tonalité
affective » qui conditionnent sa vie consciente : l’ombre* et
la persona*. Le premier symbolise le moi réel avec ses valeurs et ses
imperfections et l’autre, le moi idéalisé répondant aux critères de la société.
L’inconscient qui exerce un rôle de compensation par rapport au conscient,
manifeste son action, dans la vie d’éveil, par des oublis, des lapsus, des
actes manqués et par des rêves symboliques pendant le sommeil ou des rêveries à
l’état d’éveil. L’action de ces derniers est double : elle est souvent
thérapeutique et pousse fondamentalement la personne à poursuivre sa pleine
réalisation par ce que Jung appelle le processus d’individuation. L’individu
réalisé est donc un être conscient de vivre une vie physique tridimensionnelle
s’exprimant à partir de ses racines psychiques, conscient à la fois des limites
de son ego qui concentre son attention sur le monde de la matière et de
l’infini du monde intérieur dont il émerge. (Voir C.G. Jung, Ma vie, Gallimard, p. 370.)
Voici des thèmes fondamentaux de
J’emploie l’expression d’ « individuation » pour désigner le processus
par lequel un être devient un « individu » psychologique,
c’est-à-dire une unité autonome et indivisible, une totalité (L’énergétique
psychique, p. 99).
La voie de l’individuation signifie : tendre à devenir
un être réellement individuel et dans la mesure où nous entendons par
individualité la forme de notre unicité la plus intime, notre unicité dernière
et irrévocable, il s’agit de la réalisation de son Soi dans ce qu’il a
de plus personnel et de plus rebelle à toute comparaison. On pourrait donc
traduire le mot d’ « individuation » par « réalisation de
soi-même », « réalisation de son Soi ».
Mais je constate continuellement que le processus
d’individuation est confondu avec la prise de conscience du moi et que par
conséquent celui-ci est identifié au Soi, d’où il résulte une désespérante confusion
de concepts. Car, dès lors, l’individuation ne serait plus qu’égocentrisme ou
autoérotisme. Or, le Soi comprend infiniment plus qu’un simple moi…
L’individuation n’exclut pas l’univers, elle l’inclut. (Les racines de la
conscience, p. 595).
Le Soi est une
entité « sur-ordonnée » au moi. Le Soi embrasse non seulement la
psyché consciente, mais aussi la psyché inconsciente et constitue de ce fait
pour ainsi dire une personnalité plus ample, que nous sommes aussi… Il
n’y a pas lieu d’ailleurs de nourrir l’espoir d’atteindre jamais à une
conscience approximative du Soi; car, quelque considérables et étendus que
soient les secteurs, les paysages de nous-mêmes dont nous puissions prendre
conscience, il n’en subsistera pas moins une masse imprécise et une somme
imprécisable d’inconscience qui, elle aussi, fait partie intégrante de la
totalité du Soi. (Dialectique du Moi et de l’Inconscient, p. 140)
Le Soi est non seulement le centre, mais aussi la
circonférence complète qui embrasse à la fois conscient et inconscient; il est
le centre de cette totalité comme le moi est le centre de la conscience. (Psychologie
und Alchemie, 2e éd. P. 69).
Le Soi est aussi le
but de la vie, car il est l’expression la plus complète de la combinaison du
destin que l’on appelle un individu. (Dialectique du Moi et de l’Inconscient,
p. 298).
Mandala signifie cercle, plus spécialement cercle magique, Les
mandalas ne sont pas uniquement répandus dans tout l’Orient, ils existent aussi
chez nous. Ils sont abondamment représentés au Moyen Âge. En particulier dans
le monde chrétien, ils sont nombreux au début du Moyen Âge : beaucoup
d’entre eux ont le Christ au centre et les quatre évangélistes, ou leurs
symboles, aux quatre points cardinaux. Cette conception doit être très ancienne
puisque Horus était représenté de la même façon avec ses quatre fils, chez les
Égyptiens… Le plus souvent le mandala a la forme d’une fleur, d’une croix,
d’une roue, avec une tendance marquée à prendre le quatre comme base de sa
structure. (Das Geheimnis der goldenen Blüte, p. 22.)
Comme l’expérience le montre, les mandalas apparaissent le
plus souvent dans les situations de trouble, de désorientation et de
perplexité. L’archétype de cette situation, par compensation, constelle,
représente un schéma ordonnateur qui vient en quelque sorte se poser au-dessus
du chaos psychique, un peu comme le réticule d’une lunette de visée, comme un
cercle divisé en quatre parties égales, ce qui aide chaque contenu à trouver sa
place et contribue à maintenir dans leur cohésion, grâce au cercle qui délimite
et qui protège les éléments d’une totalité en danger de se perdre dans un vague
indéterminé. (Un mythe moderne, p. 269.)
La quaternité est
un archétype en somme universel. Elle constitue le présupposé logique de tout jugement
de totalité. Pour que l’on puisse porter un tel jugement, il est nécessaire
que celui-ci ait un quadruple aspect. Par exemple, pour décrire la totalité de
l’horizon, nous nommons les quatre points cardinaux… Il y a toujours quatre
éléments, quatre qualités premières, quatre couleurs, quatre castes aux Indes,
quatre voies de développement spirituel dans le bouddhisme. C’est pourquoi il y
a aussi quatre aspects psychologiques dans l’orientation psychique… Pour nous
orienter, nous devons avoir une fonction qui constate que quelque chose est
(sensation); une seconde fonction qui établit ce que c’est (pensée); une
troisième fonction qui décide si cela nous convient ou non, si nous désirons ou
non l’accepter (sentiment); et une quatrième fonction qui indique d’où cela
vient et où cela va (intuition). Cela fait, il n’y a plus rien à dire… L’idéal
de la complétude est le cercle ou la sphère (voir mandala). Mais sa division
minimale naturelle est le carré. (Symbolik des Geistes, p. 399).
(Carl Gustav Jung, Ma vie, Glossaire, pp. 457, 458, 461 et 462.)
Une
synthèse de l’enseignement de Cayce sur l’homme. C’est
dans l’optique de la guérison des malades qu’Edgar Cayce, lecteur assidu de
Pour Cayce, la personnalité est l’image que
notre ego présente aux autres. Ce qui évidemment est un masque qui voile notre
véritable essence divine. Par contre, l’individualité, c’est notre vrai
moi : elle désigne notre nature profonde, notre âme. Il la définit comme
« la lampe intérieure », « ce qui brille du dedans, nous
différenciant les uns des autres» (Lecture 345-2); c’est l’être spirituel que
nous développons depuis le début de notre existence.
Dans sa perspective thérapeutique, il explique
que « comme le corps est une structure composée d’atomes, qui sont des
unités d’énergie, les mouvements de ces énergies atomiques reproduisent dans
leur schéma la structure de l’Univers ». Ces énergies, ajoute-t-il,
programmées pour être reliées et unies aux énergies spirituelles de l’Univers,
travaillent constamment « à revivifier, à reconstruire le bilan
énergétique ». Et comme l’âme ne peut pas mourir parce qu’elle est divine,
le corps peut toujours être revivifié et rajeuni (Lecture 262-85). De plus, les rêves, selon Cayce, remplissent
plusieurs buts, entre autres celui d‘aider à notre guérison ou à notre
édification (Jung dirait à notre évolution et réalisation, assurée par
l’individuation et l’unification de notre être). (Jess Stearn, Edgar
Cayce, le prophète, p. 191.)
Dans les fonctions du
corps, Cayce insiste beaucoup sur le rôle essentiel des sept principaux centres
glandulaires: pinéal, pituitaire, thymus, thyroïde, surrénales, cellules de
Lyden et gonades mâles et femelles. Il leur attribue le rôle d’intermédiaires
entre la physiologie du corps et l’action de l’esprit, « car, dit-il, les
énergies glandulaires (hormones) sont, pourrait-on dire, les sources à partir
desquelles l’âme peut habiter à l’intérieur d’un corps. (Lecture 281-38. Pour
plus de renseignements sur la manière de guérir et de se guérir, selon Edgar
Cayce, consulter mon ouvrage La santé psycho-spirituelle, chez Louise
Courteau Éditrice.) Et comme l’esprit est le bâtisseur (Mind is the builder) (Lecture 3337-1) la pensée d’un
individu crée et guérit son corps par sa faculté de visualisation*.
Comment Seth voit l’être
humain. À
cause de son statut d’entité désincarnée, Seth voit l’être humain dans toutes
ses dimensions existant au-delà du temps. Il le définit, dans cette
perspective, comme une personnalité énergétique multidimensionnelle. Il
lui attribue d’abord l’appellation d’entité* qui signifie l’âme dans sa
totalité comprenant toutes les personnalités qu’elle revêt dans la simultanéité
du temps (ses diverses incarnations dans le temps séquentiel). L’âme ou
l’esprit se crée des corps physiques pour expérimenter différentes formes
d’énergie dans la matière tridimensionnelle. Ainsi, le corps est
« l’esprit dans la chair », car il est la manifestation physique de
l’âme. À ce titre, il crée, par sa conscience (pensées, croyances, sentiments,
émotions et attentes), la santé et la maladie de son corps pour apprendre à
manipuler l’énergie (qui le constitue) par ses nombreuses expériences. En
d’autres mots, la santé et la maladie de son corps et la nature de son
environnement reflètent ses croyances concernant la réalité.
Pour guérir son corps ou
pour changer son environnement et ses comportements insatisfaisants, l’individu
doit donc changer ses croyances. Par exemple, il ne doit pas s’identifier à ses
émotions, mais les vivre pleinement car elles sont diverses expressions
d’énergie correspondant à ses pensées et générées par elles : elles
coulent en lui et les refouler ne ferait que créer des tensions psychiques qui
d’une façon ou d’une autre vont se manifester dans le corps par des malaises ou
la maladie. La personne humaine vit plus d’une existence à la fois, le rêve en
est une où elle n’est pas limitée par son ego à la réalité tridimensionnelle.
Dans ses rêves, l’individu peut contacter l’une ou l’autre de ses personnalités
passées ou futures (fragments de son entité) pour améliorer sa santé ou
développer sa nature spirituelle. Voici comment Seth explique la nature et le
but des rêves :
Les pensées et les rêves de l’homme ont plus de
conséquences qu’il ne croit. Ils existent dans plusieurs autres dimensions; ils
affectent des mondes dont il n’est pas conscient. Ils sont aussi concrets, en
réalité, que n’importe quelle construction. […]
Il n’y a qu’un seul soi et il focalise son attention dans
plusieurs dimensions. Durant l’éveil il se concentre sur la réalité physique.
Dans le rêve il est concentré dans une dimension différente.
Cela ne signifie pas que nous ne quittons pas parfois nos
corps et voyageons pendant le rêve en d’autres lieux physiques.
Quand vous fonctionnez dans la réalité physique, vous devez
respecter un ensemble de règles très simples. Dans la réalité du rêve, il y a
une plus grande liberté. Le rêveur crée ses rêves selon ses intentions,
choisissant uniquement des symboles qui ont un sens pour lui.
Chaque rêve commence avec l’énergie psychique que
l’individu transforme en une réalité qui est aussi fonctionnelle et réelle que
la réalité physique. Il y a une forme dans la réalité du rêve, mais la forme
potentielle existe dans l’énergie psychique, bien avant sa matérialisation. Par
nos rêves nous changeons la réalité physique, et notre expérience physique
quotidienne altère notre expérience onirique. Il y a interaction constante.
Notre conscience est simplement dirigée dans une réalité différente quand nous
rêvons, une réalité aussi vive que la vie d’éveil.
Sur un (autre) niveau la personnalité tente de résoudre des
problèmes par la construction d’un rêve… et souvent celui-ci libère des actions
qui ne peuvent s’exprimer dans les limites de la vie d’éveil.
L’action onirique PEUT servir à réaliser des attentes
constructives, qui vont réaliser un changement pour le mieux! Les rêves peuvent
être utilisés de façon créative pour améliorer sa santé, avoir de
l’inspiration, restaurer la vitalité, résoudre des problèmes et enrichir les
relations familiales. Vous pouvez avoir un rêve plaisant et joyeux qui vous
redonnera complètement votre bonne humeur et votre vitalité.
Dans la vie onirique nous visitons aussi d’autres niveaux
d’existence, et développons des habiletés dont nous avons besoin.
L’ego est absent dans la réalité du rêve. La conscience
d’éveil n’est pas l’ego. L’ego est seulement cette partie de la conscience
d’éveil qui œuvre dans la manipulation de la matière. […]
Comme une personnalité est changée par toute expérience,
elle est changée par les rêves. Nous pouvons oublier nos rêves, mais ils font
toujours partie de nous. L’expérience des rêves est directement ressentie par
le soi intérieur. Les rêves ont leur propre actualité, non seulement ils
existent indépendamment du rêveur, mais ils ont aussi une forme tangible,
quoique pas dans la forme de matière qui vous est familière. Ils sont pour
toujours contenus comme données codées électriquement dans les cellules de
l’organisme physique. […]
L’énergie derrière un « mauvais rêve », c’est
l’énergie des peurs cachées, qui peuvent être formées par n’importe qui car il
y a des peurs chez n’importe qui.
Le mal
n’existe pas en dehors du rêveur, et même la maladie ou la peur ne devraient
pas être considérées comme des ennemies, mais plutôt comme des aides pour
comprendre et des moyens pour atteindre un but plus élevé. En termes plus
larges, il n’y a pas de mal, seulement une perception déficiente de votre part.
(Andy Hughes, Seth
dans ses propres mots, Site Internet, www.spiritual-endeavor.org/Seth
Pavilion. Il s’agit d’une synthèse d’une intervention de Seth au cours d’une
classe d’ESP de Jane Roberts. L’élève qui l’a faite ajoute ceci : il ne
manque que la touche d’humour de Seth.
Seth distingue un Moi intérieur, synonyme de l’entité qui s’est
partiellement incarnée dans sa personnalité physique actuelle qui, elle,
constitue le Moi extérieur (l’ego) qui organise son corps et son environnement,
alors que le Moi intérieur gère le monde inconscient et les archétypes dont
parle Jung. Et ce Moi intérieur, cette entité toujours consciente est à
l’origine de l’existence de l’anima et de l’animus ou de la
bipolarité sexuelle qui caractérise l’homme incarné. Elle gère et organise
également tout le matériel inconscient, les archétypes et leurs fonctions
psychiques, que le Moi conscient considère comme une partie inconsciente de
lui-même. C’est par l’agressivité, attribut
de l’animus, et par la
créativité, attribut de l’anima, que le Moi extérieur peut agir et
tendre à l’unification de son être (l’individuation selon Jung), en intégrant
cette partie inconsciente qui lui parle dans ses rêves.
Il apparaît clairement que ces trois auteurs, loin de se contredire sur la nature de l’être humain, nous présentent celui-ci sous des aspects différents. Tous les trois indiquent bien sa complexité : Jung, par le filtre de la psychologie moderne, le divisant en deux éléments fondamentaux, le conscient et l’inconscient qui cherchent à se réunir dans le processus d’individuation; Cayce, dans ses trois instances, corps, âme et esprit qui ne font qu’un être tendant vers son unité, pour assurer ainsi la santé physique, psychique et spirituelle de l’individu; Seth enfin qui fait ressortir sa nature profonde d’entité spirituelle, réservoir personnalisé d’énergie inépuisable lui permettant de créer des formes dans diverses dimensions d’existence. On doit en conclure que l’être humain est avant tout un Esprit qui se manifeste dans la matière physique pour y exercer sa créativité. Le rêve est une de ses activités, où il crée des formes en dehors du contexte matériel mais en relation essentielle avec lui, comme nous le verrons plus loin.
et la réponse du corps
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I |
l y a divers
états de conscience* que nous utilisons chaque jour : la veille,
l’endormissement, le sommeil léger, le sommeil profond et le sommeil onirique.
Il y a aussi d’autres états de conscience par lesquels nous passons parfois
inconsciemment, comme les absences (ou distractions), et consciemment comme la
transe, l’hypnose*, la sortie hors-du-corps (OBE*), etc. Voici d’abord un
tableau qui résume, de façon générale, les états de conscience habituels et
l’activité cérébrale qui les accompagne :
Enfin au Niveau IV le sommeil atteint sa
plus grande profondeur et les ondes delta atteignent leur plus haute
amplitude. Mais à ce Niveau, il se produit un curieux phénomène. Les ondes delta
sont entrecoupées, par bouffées, de fuseaux d’ondes alpha et bêta,
caractéristiques de l’état de veille diffuse et attentive. C’est ici, selon
Doit-on conclure de cette analyse que le
sommeil onirique ou paradoxal est le seul niveau où nous rêvons? Nullement, car
l’équipe du Dr Kleitman a observé que 20 fois sur 27, les dormeurs réveillée en
périodes de REMS affirmaient qu’ils rêvaient, alors que 19 fois sur 23, les
dormeurs réveillés en l’absence de REMS furent incapables de se rappeler le
moindre rêve (Le mystère des rêves, ENCYCLOPÉDIE PLANÈTE, P. 54.) alors
que 4 sur 23 l’étaient. De façon plus générale, « des sujets réveillés au cours
ou immédiatement après une phase de sommeil paradoxal se souviennent avec
beaucoup de détails de leur rêve, tandis que des éveils au cours de autres
stades du sommeil n’entraînent que des souvenirs flous ou pas de souvenir du
tout. » (Michel Jouvet, Le rêve, dans
Il appert donc, d’après ces affirmations des grands spécialistes (Il s’agit
surtout de l’équipe de Chicago (Kleitman, Aserinsky et Dement) et celle du Dr
Michel Jouvet en France.) de
Ces textes
m’incitent à présenter l’hypothèse suivante : dès que nous sommes
endormis, nous rêvons, alors que le corps repose et récupère son énergie
dépensée pendant l’activité diurne. Le corps est inerte parce que la
conscience, totalement détachée du corps physique, visite d’autres dimensions
de la réalité, soit pour rencontrer d’autres moi réincarnationnels*, soit pour
aider d’autres personnes à régler leurs problèmes (le rêve de Mlle A.M.H. dans
l’Introduction), soit pour rencontrer d’autres entités qu’elle a connues en
d’autres temps. Lorsque le Moi profond ou le Soi veut agir sur la personnalité
physique, le dormeur revient au sommeil onirique (Niveau IV, celui des REMS) au
cours duquel la physiologie du corps est sollicitée pour lui permettre de se
souvenir des rêves dont le but est de rétablir son équilibre physiologique ou
psychique; d’où les mouvements rapides des yeux, l’accélération du pouls et les
mouvements du corps. Cette hypothèse est une déduction logique des observations
de
Quelles sont maintenant les caractéristiques, au niveau
cérébral, des autres états de conscience que nous avons signalés plus haut,
c’est-à-dire la transe (voyance), l’hypnose, la méditation profonde, le voyage
astral (OBE), etc. ? Voici ce que la recherche parapsychologique nous a appris
d’après l’étude de certains sujets qui les ont expérimentés.
Les tracés EEG des individus exerçant une activité psi comme la voyance,
la télépathie ou la projection astrale (OBE) (OBE=Out of Body Experience ou sortie
hors-du-corps, voyage astral.)ne semblent pas différer
beaucoup l’un de l’autre. C’est pourquoi certains parapsychologues pensent que
la voyance impliquerait une OBE. Toutefois dans la transmission de pensée, le
Dr Vassiliev a remarqué chez le percipient l’apparition dans L’EEG d’ondes
delta de grande amplitude mais de basse fréquence et des modifications des
tracés similaires à celles qu’on observe pendant le sommeil normal. Mais
l’étude des encéphalogrammes du médium anglais Matthew Manning au cours des
tests portant sur la psychocinèse*, la projection et la perception visuelle de
l’aura*, a révélé une onde spéciale qu’on a dénommée « fonction
rampe » qui semble avoir son origine dans une partie ancienne du cerveau
que l’on croyait morte, mais réveillée, semble-t-il, chez des sensitifs, par
des chocs électriques subis au cours de l’enfance. La mère de Matthew Manning, par exemple, avait subi une
électrocution avant la naissance de son fils et on avait craint qu’elle perdît
son bébé. (Voir mon ouvrage La vie étrange des médiums).
D’une façon générale, dans ces états de conscience le
cerveau des sujets émet des ondes de rythme alpha, comme pendant une méditation
calme, quoique certains sujets présentent un rythme plus lent (thêta)
jusqu’à 1½ cycle par seconde (Miss Z. et Ingo Swan). Quant au guérisseur
Alalouf, l’action de guérir suscitait, chez lui, des phénomènes physiologiques
curieux : dès qu’il imposait les mains, son EEG présentait au niveau
temporal gauche des bouffées de rythme lent thêta de 5 cycles/s et des
ondes delta à amplitude variable, ainsi qu’une accélération du pouls.
Quant à l’état hypnotique, les modifications de l’activité cérébrale ne
seraient pas différentes de celles du sommeil et du rêve.
Toutes ces réponses du corps accompagnant les divers états de
conscience, indiquent que le cerveau joue un rôle essentiel dans la production
des phénomènes normaux du rêve et des phénomènes paranormaux des autres
facultés psi*. Il en est de même dans les états psychédéliques causés par
l’ingestion de substances hallucinogènes (LSD), mais dans ces cas, le cerveau
est perturbé par les sécrétions désordonnées des médiateurs chimiques du
système nerveux. En conséquence de ces
désordres psychiques et mentaux, le Moi risque, selon Seth, d’être handicapé, voire
d’être supplanté par un autre Moi diminué (Jane Roberts, La réalité personnelle,
T-2, pp. 33-34.)