Conclusion

 

 

L

es rêves, ceux dont on se souvient au réveil, sont des informations et des messages que nous envoie notre inconscient, c’est-à-dire notre Moi profond, le Soi. Ils ont pour but, non seulement de stimuler notre réflexion et d’attirer notre attention sur des aspects de notre vie qui menacent notre santé physique ou psychologique, mais aussi et surtout d’enclencher le processus d’individuation qui mène à notre réalisation personnelle.

            Les rêves, d’après Carl Gustav Jung, jouent un rôle de compensation et d’équilibrage de nos attitudes et comportements conscients qui sont souvent loin de favoriser notre propre réalisation. Jung présente le cas d’une de ses patientes, qui dans sa vie d’éveil affichait une attitude perfectionniste, collet monté, et suffisante : celle-ci, dans  un rêve, se voyait clocharde et ivre au fond d’un ravin. De même quelqu’un souffrant d’un complexe d’infériorité et timide, pourrait rêver qu’il est bravache, sûr de lui et imposant. Dans ces deux exemples, l’inconscient ne fait que compenser, par une situation extrême ou opposée, l’attitude consciente des rêveurs.

            Cet aspect compensatoire du rêve est important dans l’interprétation que nous voulons en faire. Et seul le rêveur peut trouver la signification juste et exacte de ses rêves, c’est-à-dire décoder le message symbolique que lui envoie son inconscient. Car le rêve correspond au vécu du rêveur. Il doit donc comparer son vécu au rêve et y chercher ce à quoi le message onirique correspond ou s’oppose.

Pour ce faire, il faut retenir que tous les personnages du scénario onirique sont des aspects différents du rêveur, symboliquement représentés, et non pas une rencontre avec des personnages réels que nous connaissons, sauf dans le cas de rêves télépathiques, c’est-à-dire des rêves où les rêveurs vivent, la même nuit, une scène identique. Les personnages qui apparaissent dans un rêve sont donc autant de personnifications de nos attitudes, de nos émotions, de nos croyances et de nos relations aux autres et peuvent exprimer, symboliquement, l’inverse des situations vécues à l’état d’éveil, si celles-ci doivent être changées ou modifiées, parce qu’elles retardent notre développement personnel, et souvent gaspillent inutilement notre énergie vitale.

S’il s’agit d’un problème important et qu’on hésite à remédier à la situation responsable ou qu’on retarde à le faire, l’inconscient se fera insistant en répétant le même rêve ou en ajoutant la somatisation du problème sous forme de malaise ou de maladie physique. L’interprétation de nos rêves, si nous acceptons le message qu’ils véhiculent, pourra donner lieu à une action thérapeutique entraînant une meilleure santé physique et psychologique voire spirituelle. Dans une série de rêves régulièrement analysés, soit personnellement ou au cours d’une thérapie psychologique, le processus évolutif de la personnalité se manifeste à travers les modifications progressives du langage symbolique  pour culminer, parfois, dans le vécu de « grands rêves » qui s’adressent aux instances humaines profondes de l’individu et non plus uniquement à ses problèmes ou situations personnelles de chaque jour.

Enfin, les grands axes de la fonction transcendante du rêve consistent dans les figures archétypiques que sont l’animus et l’anima dont l’assimilation harmonieuse assure  l’intégration au Soi total :

Lorsque les thèmes de la Femme inconnue et de l’Homme inconnu se présentent en rêve d’une manière persistante, il s’y trouve la nécessité de rendre consciente et d’intégrer la part opposée de l’être que ces thèmes expriment. L’homme assume alors sa propre féminité, qui correspond à l’archétype de la vie, tandis que la femme assume sa propre masculinité, qui correspond à l’archétype de l’esprit. Ils se fortifient ainsi l’un et l’autre, deviennent capables de voir les êtres de l’autre sexe, non plus au travers de leurs projections, mais tels qu’ils sont en eux-mêmes, et utilisent désormais ces projections retirées de l’extérieur à l’élaboration d’une sorte de guide intérieur qui les mûrit et les transforme en ces êtres « ronds » imaginés par Platon et qui ne sont qu’une image de la personnalité ayant déployé tous ses possibles[1]. »

Ces figures de l’anima et de l’animus, explique Seth, sont deux facettes, ou mieux deux composantes du Soi qui, séparées lors de l’incarnation, tentent de se réunir, de se fondre en une seule pour réaliser la personnalité totale. L’individu qui expérimente ces deux instances psychiques, codées dans ses gènes, se développera positivement en équilibrant l’agressivité de l’animus par la créativité de l’anima. Les indications symboliques de ses rêves et la relation amoureuse qu’il entretiendra avec son conjoint, du sexe opposé, l’aideront à prendre conscience de cette unité fondamentale de son être. En la réalisant, non seulement il se « sentira mieux dans sa peau » mais ses relations sociales deviendront plus agréables et plus valorisantes, en s’attirant ainsi le respect et la reconnaissance des autres et en leur manifestant une plus grande compréhension et empathie.

 

 

DOCUMENT A

 

Signification de certains symboles oniriques

d’après Cayce

 

D

ans l’interprétation des rêves, il faut savoir que le sens des symboles peuvent différer d’un individu à l’autre. Mais certains symboles représentent des motifs qui s’interprètent presque toujours de façon identique, même s’ils s’appliquent différemment selon les individus. En voici quelques-uns signalés par Cayce.

 

L’eau : source de vie, esprit, subconscient; bateau, voyages durant la vie.

Le feu : colère, destruction, purification.

Feuilles mortes : excréments humains, déchets, scorie, fange.

Mauvaises herbes : nécessité d’une purification.

Apparition d’une personne nue : manque de sécurité, personne que la critique atteint.

Poisson : symbole du Christ, du christianisme, de la spiritualité.

Le rêveur attribue aux personnes qui lui apparaissent en songe ses propres sentiments. Les vêtements qu’il porte révèlent généralement de quelle manière il s’envisage, comment il se juge lui-même.

Les animaux apparus en songe reflètent des phases du moi rêveur, selon les sentiments qu’il éprouve pour ces animaux. Par exemple, s’il juge que le renard est un animal rusé et trompeur, et qu’il rêve d’un renard, c’est sans doute qu’il estime, au fond de lui-même, qu’il possède les mêmes défauts. Ce genre de rêve peut indiquer qu’il existe d’importants conflits intérieurs latents. La représentation qu’un homme se fait d’un animal dépend également des différences raciales, des groupes ethniques et sociaux. Pour un Hindou ou un Oriental qui pratique le yoga, un serpent apparu en rêve est symbole de sagesse – mais évoque également le sexe. Les glandes sexuelles, l’activité sexuelle s’expriment souvent sous le symbole du taureau.

 

            Beaucoup d’autres symboles apparaissent dans les interprétations de Cayce. Dans le domaine du rêve surgissent regrets, désirs refrénés, conflits intérieurs, soucis cachés, qui se manifestent par des symboles.

Un gorille peut représenter nos bas instincts.

Un fou peut révéler une angoisse diffuse.

Un capitaine de vaisseau, un pilote représentent notre moi plus évolué, nos principes moraux.

Une maison où l’on a vécu autrefois révèle souvent des expériences traumatisantes.

Une route encaissée évoque un travail astreignant ou une difficile quête mentale.

            Souvent la force morale nous fait défaut pour regarder en face nos défauts ou nos mauvaises dispositions. Grâce à leur symbolisme protecteur, les rêves nous servent de soupape de sécurité et nous donnent accès à ce moi caché – qu’il nous est loisible de reconnaître ou d’éluder. […]

            De toute évidence, la symbolique du rêve dépend beaucoup de la personnalité du rêveur. C’est donc lui qui saura le mieux l’interpréter. Certains symboles gardent une portée plus générale et l’on peut en tirer certaines déductions.

            Cayce le dit, une maison représente souvent le corps du consultant. Une maison en flamme pourrait donc être synonyme d’angoisse, ou signifier un divorce, si la maison brûle entièrement. Un rêve peut être interprété de différentes façons. […]

            Souvent les symboles interprétés par Cayce sont faciles à comprendre et s’adaptent facilement à tous les rêves. Par exemple, rater un train ou un bus signifie : dépêchez-vous de mettre de l’ordre dans votre vie. De mauvais chemins, ou un parcage entouré de barbelés annoncent : « difficultés en vue ». Un soulier : un petit legs, ou un petit cadeau. Tourner à droite : prendre la bonne route; tourner à gauche : prendre la mauvaise voie. Un castor représente une personne travailleuse ou un travail; le bouc annonce un scandale ou du « linge sale »; le lapin est symbole de timidité ou de sexe; une paroi constitue un barrage en face d’idée nouvelles, un manque d’ouverture d’esprit; réparer une vieille maison signifie modifier ses opinions, ses conceptions; traverser un fleuve ou une rivière pronostique le début d’une nouvelle entreprise.

 

            Un bébé - ou un enfant – représente généralement un nouveau départ dans la vie ou, s’il se trouve mêlé à certains problèmes, il s’agira toujours de problèmes mineurs.

Voir Jess Stearn, Edgar Cayce, le prophète, Éditions Québec-Amérique, 1975, pp. 194-198, passim.

 

 

 

DOCUMENT B

 

Des actions typiques dans les rêves

 

 

I

l est vrai qu’il existe des rêves et des symboles isolés (que je préférerais appeler des « motifs ») qui sont typiques, et reviennent souvent. Parmi ces motifs, on trouve la chute, le vol, les rêves où l’on est poursuivi par des animaux sauvages ou des hommes hostiles. Où l’on est insuffisamment vêtu dans des endroits publics, où l’on est pressé, ou perdu dans une foule tournoyante, ceux où l’on se bat avec des armes inutilisables ou sans pouvoir se défendre, ceux où l’on court sans arriver nulle part. Un rêve typique de l’enfance est celui où le rêveur devient infiniment petit ou infiniment grand, ou passe de l’un à l’autre des deux extrêmes comme, par exemple, dans Alice au pays des merveilles. Mais je dois souligner de nouveau que ces motifs doivent être considérés dans le contexte du rêve, et non pas comme les chiffres d’un code qui s’expriment d’eux-mêmes.

 

Carl G.Jung, Essai d’exploration de l’inconscient, p. 66.

 

 

 

DOCUMENT C

 

Symboles archétypiques

 

L

es images suivantes sont des symboles archétypiques ou découlant des archétypes. Leur sens général peut aider à interpréter un rêve en ce qu’il fournit un éclairage sur la situation personnelle de l’individu. Mais le sens peut être très différent selon l’application qu’on en fait à chaque rêveur. Par exemple, le symbole du feu peut être signe d’angoisse pour quelqu’un qui a peur des incendies et un signe de vitalité pour qui aime la chaleur du soleil. Un même symbole peut donc signifier deux choses opposées selon le contexte de celui qui rêve.

Symboles masculins. Soleil, ciel, lumière, arbre, serpent, glaive, foudre, feu, la droite.

Symboles féminins. Lune, terre, mer, nuit, dragon, baleine, eau, la gauche.

Symboles sexuels :

        Relatif à l’homme. Armes et outils, le chiffre 1 et les chiffres impairs, pieds, orteils, doigts, nez, langue, oreilles, barbe, cheveux, phallus, serpent, poucet, dactyles, cabires, nains, clefs, baguette magique, crosse épiscopale.

          Relatifs à la femme (son corps). Coffre, le chiffre 2 et les chiffres pairs, armoire, église, prison, cercueil, grotte, maison, porte, serrure, navire.

Autres symboles :

            de l’inconscient collectif : l’archétype du père peut être symbolisé par le Vieux Sage ou Dieu le Père; l’archétype de la mère, par la Magna Mater (Déesse Mère). Si celle-ci est source d’angoisse, il prendra la forme d’une sorcière ou d’une araignée; l’enfant sera, pour une jeune femme, symbole du désir de la grossesse, alors que pour la femme ou l’homme âgés il désignera les œuvres de l’esprit ou une vie nouvelle. La femme en tant que mère, porteuse de vie, est souvent symbolisée par une vache ou un cheval dans des rêves féminins. Le symbole du cheval, dans les rêves masculins, symbolise la vie instinctive du rêveur.

Et surtout le symbole de l’anima, cette femme inconnue qui apparaît dans les rêves masculins et qui peuvent se présenter comme la mère, la sœur ou l’amante du rêveur; celui de l’animus, le héros masculin qui peut hanter les rêves féminins en prétendant être le père, le frère, l’amant ou tout cela à la fois. La figure de l’anima représente l’indice de la féminité en l’homme, comme l’animus celui de la masculinité chez la femme. L’anima peut prendre diverses formes féminines selon les dispositions psychiques du rêveur : amante, sorcière, prêtresse, prostituée, etc., comme l’animus peut également se présenter comme un noir, un Indien à plumes, un danseur, un champion de course automobile. Un boxeur, un chanteur, un prédicateur, un prix Nobel, un acteur séduisant, etc.

Au cours de l’évolution psychologique de la personnalité du rêveur, des symboles du Soi ou de la totalité peuvent apparaître dans les rêves sous forme d’une rose, d’une roue, d’un cercle, d’une étoile, d’un soleil, d’un trésor, d’un joyau, d’un diamant, d’un œuf ou d’un enfant. L’enfant exprime le Soi en formation. Et lorsque l’unification de l’être est atteinte de quelque façon, elle s’exprime en rêve sous la forme des figures géométriques que Jung a appelé Mandalas, ces dessins qui constituent des thèmes de méditation aux Indes et au Tibet.

            De l’inconscient personnel : le symbole de l’ombre fait souvent ressortir les tensions internes contraires (ou les conflits intérieurs) existant chez le rêveur. Dans les rêves, l’ombre est  toujours du même sexe que la personne qui rêve et c’est un symbole complémentaire. Ces figures d’ombre sont très souvent « des personnes de notre entourage réel que nous méprisons, jugeons avec sévérité ou envions secrètement ».Elle apparaît élégante ou sordide, libertine ou puritaine, sympathique ou antipathique selon le type d’attitude consciente qu’elle veut compenser : le bourgeois en pantoufles peut affronter, en rêve, un gangster ou un aventurier; un intellectuel désincarné rencontrera un libertin, un bohême, la figure d’un dandy; le héros sera confronté à un petit maître; la maîtresse de maison à sa bonne; la mondaine à sa femme de ménage; un Don Juan à un curé, etc.[2]

            On peut ajouter à cette liste l’araignée et le dragon menaçant ou encore la sorcière qui peuvent symboliser l’image de la mère (belle-mère, grand-mère) castratrice et infantilisante dans les rêves d’un sujet trop attaché à sa mère ou dominée par elle.

 

 

Mes sources

Becker, Raymond de, Interprétez vos rêves, Productions de Paris, N.O.E., 1972.

                                   Les rêves, dans Le Dictionnaire de la psychologie moderne, Marabout, T- 2, pp. 486-518.

Cayce, Edgar, Ma vie de prophète, Mémoires, Éditions du Rocher, 2003.

Ernst, Donald, Vie onirique et rêve prémonitoire, Les Éditions de l’Aube, Québec, 1984.

Fluchaire, Pierre, Guérir en rêvant, dans L’INCONNU, No 114, Nov. 1985, pp. 73-78

Jouvet, Michel, Le rêve, dans LA RECHERCHE N° 4, JUIN 1974. VOLUME 5.

Jung, Carl G., Essai d’exploration de l’inconscient, Éd. Denoël-Gonthier, 1964.

                      La guérison psychologique, Librairie de l’université, Georg & Cie S.A. Genève, 1970.

                     Ma vie, Gallimard, 1973.

Jung, C.G. et al. L’homme et ses symboles, Éd. Pont-Royal, 1964.

Jung, C.G., Ouvrage collectif, Le Disque vert.

Koechlin de Bizemont, Dorothée,  L’univers d’Edgar Cayce, T.I, Éd.. Robert Laffont, 1971.

Kurth, Dr Hanns, Dictionnaire des rêves de A à Z, Éd. Québec-Amérique, Montréal, 1977.

Le Dictionnaire de la Psychologie moderne, Marabout, 2 tomes, 1987.

Michel, Aimé, La science des rêves, dans Encyclopédie Planète, Éd.  Planète, 1965.

                        « Examen d’un guérisseur » dans Planète No 35, juillet-août 1967, pp. 51-63.

Mishlove, Jeffrey, The Roots of Consciousness, A Random House, Bookworks Book, New York, 1975.

Ouellet, Chantale, Le Pouvoir des rêves, TVA éditions, 2001.

 Roberts, Jane, L’enseignement de Seth, J’ai Lu New Age, 3088, 1991.

La réalité personnelle, T. I et II, Éd. De Mortagne, 1991.

Smedt, Marc de, C.G. Jung, l’homme et son message, dans Planète Plus, 1970.

Stearn, Jess, Edgar Cayce le prophète, Éd. Québec-Amérique, 1975.

 

Stevens et Moufang, Le dossier fantastique du rêve, dans Encyclopédie Planète, Éd. Planète, 1965.

XXX, Les Extra-Sensoriels, Éd. Tchou-Laffont, 1976

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GLOSSAIRE

 

ANIMA, ANIMUS         Ces termes  désignent les archétypes inconscients agissant chez l’être humain comme complémentaires sexuels chez l’homme (anima) et chez la femme (animus). Seth enseigne que l’anima résume toutes les incarnations féminines de l’homme et l’animus, les incarnations masculines de la femme. Ces deux archétypes ou instances psychiques empêchent l’un et l’autre de trop s’identifier à son sexe actuel et permettent de mieux communiquer entre hommes et femmes. Une fois intégrés, ils se transmuent en une faculté favorisant l’intuition au cours de l’évolution de l’homme et de la femme. L’agressivité de l’homme est tempérée par la créativité de sa partie féminine intérieure; et la créativité de la femme est canalisée par l’agressivité de sa partie masculine intérieure.

 

ARCHÉTYPES              Voir Chapitre 1. L’archétype « n’est rien d’autre qu’une facultas praeformandi », une possibilité de former des représentations. On pourrait le comparer à un champ de forces. C’est l’imagination qui va faire apparaître, sous forme d’images, le schème archétypique.

 

AURA                                  Rayonnement coloré d’un corps résultant de l’émanation de

l’énergie vitale, perçu par une personne sensitive ou clairvoyante. Pour Edgar Cayce, l’aura exprime l’état physique et psychologique de l’individu.

 

CAYCE                        Edgar Cayce fut un des plus grands médiums américain. Il naquit le 18 mars 1877 et décéda le 3 janvier 1945. Il est célèbre pour les Lectures psychiques qu’il donna en transe médiumnique. Celles-ci concernaient la santé d’un consultant ou ses vies antérieures. Cayce a aussi donné des lectures sur l’Atlantide, l’Égypte, le Yucatan et prophétiser des changements géophysiques importants.

 

CLAIRVOYANCE         Faculté psychique d’une personne sensitive lui permettant de percevoir des personnes ou des événements d’une autre dimension ou d’une région éloignée.

 

E.E.G.                            L’électroencéphalographe est un instrument de mesure des ondes cérébrales, qui indique différentes formes d’ondes produites au cerveau par l’état physiologique et psychologique dans lequel se trouve le sujet examiné. Cet instrument a été inventé par Hans Berger en 1927. Il est relié par des électrodes à diverses parties du crâne pour capter les décharges électriques du cerveau. On distingue les ondes bêta relatives à l’état d’éveil attentive; les ondes alpha, relatives à un état de relaxation avec les yeux fermés; les ondes thêta qui apparaissent au cours de la somnolence et de certains états de perceptions ou d’opérations psychiques chez certains médiums; et les ondes delta relatives au sommeil.

 

EGO                              C’est l’instance psychique du Moi conscient qui est focalisé et limité à la tridimensionnalité. C’est un faisceau de la conscience limité lui permettant de saisir successivement, par les sens, l’ensemble des choses qu’elle crée et connaît (c’est-à-dire elle-même dans son corps physique et son environnement).

 

 

ENTITÉ                                 Ce terme désigne l’être spirituel radical, le Moi profond qui est la source de la personnalité physique (l’ego). La Tradition appelle Anges les entités qui ne sont pas réincarnées.

 

ÉTATS MODIFIÉS

DE CONSCIENCE               Ou états différents de conscience, comme le sommeil, le rêve, la transe hypnotique, etc.

 

HYPNOSE                     Ou état hypnotique est un phénomène où le sujet se comporte différemment de l’état vigile. Même si le nom suggère le sommeil (upnoς = sommeil), l’hypnose diffère du sommeil en ce que le sujet semble revêtir une nouvelle personnalité, alors que dans le rêve le rêveur garde son identité.

 

INCONSCIENT                    Partie de la psyché qui échappe au contrôle conscient, mais qui se manifeste dans la vie consciente, qu’il influence, notamment par les rêves, les intuitions, les actes manqués, etc.

 

INDIVIDUATION          Voir Chapitre 1.

 

JUNG                            Carl Gustav Jung, psychiatre suisse, s’est consacré à l’étude de l’âme et des maladies psychiques et en a tiré des connaissances et des formes de traitements qui constituent son approche de la psyché humaine, appelée la Psychologie analytique. Cette appellation distingue sa doctrine de la méthode psychanalytique de Freud, dont il a été un temps son plus proche disciple et collaborateur, mais dont il a dû se séparer à cause de divergences fondamentales sur les questions de la nature de l’inconscient et de la libido. Aujourd’hui, la plupart des écoles de psychologie s’inspirent des recherches et des écrits de Jung. Les données fondamentales de sa doctrine sont l’existence d’un inconscient collectif, les types psychologiques, les archétypes et le processus d’individuation.

 

MANDALA                   Figure ou dessin emprunté aux tibétains, sur lesquels les lamas invitaient leur disciples à méditer : ce dessin composé essentiellement d’un carré inscrit dans un cercle symbolisait leur état psychique. Pour cela, Jung en a fait un symbole de l’individuation, de la réalisation de Soi. Cette figure apparaît dans les rêves d’un sujet qui est en voie de transformation vers son unification ou individuation.

 

MANNING                           Matthew Manning, médium anglais, célèbre par les phénomènes de poltergeist qui encombraient son adolescence. Aidé par ses parents et plusieurs parapsychologues, il réussit à contrôler cette énergie psychique en l’utilisant pour réaliser d’autres phénomènes psychiques (écriture automatique, dessins automatiques, visualisation de l’aura, effet Geller, guérison psi). Les poltergeists disparurent complètement lorsqu’il s’adonna à la guérison paranormale. Matthew  Manning est aujourd’hui un des plus grands guérisseurs connus.

 

MÉDIUM                              « Psychic » en anglais. Il s’agit d’une personne « sensitive » qui sert d’intermédiaire pour la production de phénomènes psychiques : clairvoyance, psychokinésie, guérison psi, etc.

 

MOI

RÉINCARNATIONNEL         Dans l’enseignement de Seth, il désigne une des nombreuses personnalités qu’un sujet a revêtues au cours de ses réincarnations. Toutefois, il faut retenir que, d’après cette entité, nous vivons toutes nos réincarnations en même temps, dans un éternel présent. Nos vies antérieures ne suivent pas un schéma linéaire (illusion de notre mode de connaissance) mais se présentent comme diverses excroissances de notre entité globale, apparaissant dans les trois dimensions de la matière, pour lui permettre de vivre diverses expériences de créativité.

 

MYTHE                                         Le mythe est une image de la réalité, perçue à travers le prisme des sentiments et exprimée en langage poétique.  Jung enseigne que le mythe et la science sont deux modes de connaissance de l’homme qui lui permettent de saisir la réalité.

 

O.B.E                                    Out of The Body Experience (expérience hors-du-corps ou sortie hors-du-corps. Cette expression est utilisée en Parapsychologie pour définir le Voyage astral, ou l’expérience près de la mort (NDE) de personnes qui, tombées dans le coma et déclarées médicalement mortes, sont revenues à la vie.

 

OMBRE                         L’ombre est cet aspect de soi qu’on déteste et qu’on ne désire absolument pas montrer aux autres. Voir la persona ci-après. C’est un complexe à tonalité affective qui appartient à l’inconscient personnel.

 

PERSONA                     Pour bien paraître en public, nous utilisons, inconsciemment, un masque auquel nous nous identifions souvent, afin de camoufler notre être véritable que nous refusons de reconnaître. Ce masque, Jung l’appelle la persona (l’idéal du Moi). C’est l’identification à ce Moi idéal, issu des critères de la société, qui engendre l’ombre. Celle-ci n’est rien d’autre que l’ensemble de tous les traits non conformes à ces critères extérieurs et que, pour cela,  nous oublions et rejetons dans l’inconscient. La persona est donc une parade qui voile notre vrai Moi. La persona est aussi un complexe à tonalité affective comme l’ombre.

 

PSI                                Ce mot désigne tous les phénomènes paranormaux. Psi Inductive condition (circonstances favorisant la perception de ces phénomènes). Dans ce sens : la guérison psi indique une guérison obtenue par des moyens psychiques, ou guérison extramédicale.

 

PSYCHÉ                       Ce mot désigne l’ensemble ou compendium psychique de la personnalité. La psyché est composée, en général,  du conscient et de l’inconscient, dans lesquels on distingue en particulier: l’ego ou Moi conscient, l’inconscient et les archétypes, dont le Soi.

 

PSYCHOCYNÈSE        La psychocinèse ou la psychokinésie est un phénomène psychique qui caractérise le déplacement d’objets à distance par l’énergie psychique chez un médium. On dit aussi télékinésie.

 

RÊVE                           Activité psychique qui se manifeste pendant le sommeil. La Science des rêves enseigne que nous passons le tiers de notre vie à dormir et que  nous rêvons, en moyenne, 4 ou 5 fois pendant une nuit de sommeil de 8 heures.

 

ROBERTS                     Jane Roberts est un médium américain, née en 1929 et décédée en 1984. Elle a servi, comme médium de transe profonde, à transmettre l’enseignement  d’une entité qui se nommait Seth.

 

SETH                            Entité qui s’exprimait par Jane Roberts en transe profonde. L’enseignement qu’il dicte, par son intermédiaire, explique la nature de l’âme et l’essence de la réalité personnelle. Il se définit lui-même comme une « personnalité d’essence énergétique qui n’a plus de schéma corporel ».

 

SOI                               Voir Chapitre 1.

 

SOMMEIL          

PARADOXAL               Ou onirique. Phase du sommeil profond au cours de laquelle se produit la plupart des rêves dont l’individu garde le souvenir. Ceux-ci se manifestent par des tracés encéphalographiques d’ondes bêta (d’éveil attentive) au milieu d’ondes delta (onde de sommeil), accompagnés de mouvements rapides des yeux (REMS) d’une accélération du pouls et des mouvements du corps.

 

SUGGESTION                      Une idée ou un acte proposé à une personne pouvant influencer ses  pensées et ses actions.

 

TÉLÉPATHIE                Phénomène psychique par lequel deux ou plusieurs personnes communiquent entre elles non verbalement. Ce phénomène peut se produire pendant le sommeil; deux personnes font alors le même rêve. La télépathie se manifeste entre humains et entre humains et animaux (expériences multiples de l’auteur).

 

VISUALISATION         Fonction de la conscience qui lui permet de se remémorer des faits et des actions ou de créer des formes dans un but de les matérialiser. On dit alors : visualisation mentale. Cayce illustrait cette fonction en disant : Mind is the builder, le mental ou l’esprit est le bâtisseur.

 

 

 

 



[1] Raymond de Becker, Interprétez vos rêves, p. 134.

[2] Voir Raymond de Becker, Interprétez vos rêves, pp. 122-136.