Les rêves et la mort

 

[…]Ainsi, les expériences que nous faisons la nuit en dormant, ces voyages dans le rêve doivent-ils être considérés comme bien réels. Vous est-il déjà arrivé d'embrasser quelqu'un en rêve? Quelqu'un qui correspondait, en effet, à une personne vivante ou à quelque chose émergeant de votre subconscient, c'est-à-dire de la mémoire de votre âme? Qu'est-ce qui vous a le plus marqué? Le rêve ou la « réalité »? Tout, ici, est significatif. Parfois, - et j'en ai fait l'expérience - c'est le rêve qui fait l'impression la plus durable. Il serait intéressant de savoir pourquoi - et, à partir de ce moment-là, nous pourrions utiliser les rêves dans notre vie éveillée, jour après jour. Lorsque, dans le sommeil, nous relâchons la conscience de notre corps physique, nous nous trouvons dans l'état le plus proche possible de celui de la « mort » - mis à part certaines sorties hors du corps - lors d'un coma, par exemple, qui amène cette même perte de conscience du corps physique.

 

Mais le sommeil est l'expérience la plus proche qui soit de la mort et c'est la plus courante.

 

On peut alors se poser la question : lorsque nous sombrons dans le sommeil, qui prend soin de nous? Car nos organes fonctionnent « normalement », notre cœur bat régulièrement; nous nous réveillons reposés, notre organisme physique a été reconstruit, et nos énergies renouvelées (mais le contraire peut également se produire). À quoi est-ce dû? Voilà une question à laquelle personne ne sait encore répondre avec assez de précision. Est-ce dû à la Nature ou à notre « mental »? Et qu'entend-on par ces deux mots d'ailleurs? Qu'est-ce qui est « naturel », là-dedans? Ce processus étonnant, quand on y songe, nous paraît banal, parce qu'il se renouvelle tous les jours - mais il reste mystérieux. Quand on pense que la moitié de notre temps d'existence se passe à dormir, cela vaut tout de même la peine d'y réfléchir. N'est-il pas étrange que cette moitié de notre vie se passe dans des mondes inconnus, alors que nous ne sommes même pas capables, pendant ce temps-là, de gérer les divers mécanismes de notre corps physique.

 

Car il existe un subconscient, une intelligence de l'âme qui « régit » l'intelligence du corps physique. Et je considère que c'est un cadeau du Ciel à chaque petit d'humain, pour lui permettre de se rapprocher de Dieu pendant la nuit - ou de s'en éloigner! C'est notre « moi » réel qui se libère pendant le sommeil. Le moi qui anime notre vie; il est capable d'agir à travers l'expérience du sommeil, tandis qu'il prend soin, en même temps, de tout notre organisme, ce qui est admirable.

 

Eh bien, il se passera la même chose après notre mort. Et si, de votre vivant, vous avez pris soin de votre âme, elle sera capable de se diriger toute seule et de se développer ensuite. Car « C'ESTTOUJOURS VOTRE ESPRIT QUI EST LE CONSTRUCTEUR », qu'il s'agisse du mental, c'est-à-dire de l'intelligence discursive, ou bien de l'intelligence de l'âme, ou bien de « l'intelligence des cellules » propres au corps physique - (lequel a une intelligence bien à lui); bref, qu'il s'agisse du « subconscient » ou du « superconscient » - comme vous voudrez. Les rêves mettent en jeu les trois étages de notre intelligence - physique,l cérébrale et spirituelle.

 

Edgar Cayce, Ma vie de prophète, mémoires, pp.289-290.

 

Ibidem, pp. 320-321.