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L’enseignement du Christ d’après Seth

Sa Mission

et

le drame psychique de la crucifixion

Quand le Christ parlait, il le faisait en fonction de son époque. Il se servait des symboles et du vocabulaire des gens à un moment précis de l’histoire.

Il partit de leur croyance et, se servant de leur système de référence, il essaya d’élargir leur champ de vision. Jane Roberts, La réalité personnelle, T-2, p. 271.

 

            C’est sous la forme de commentaires que Seth nous présente le sens véritable de l’enseignement du Christ. Il commence son propos en affirmant qu’à chacune de ses traductions, la Bible a changé de sens pour s’adapter au langage de l’époque. Un exemple frappant est celui des « bons et des mauvais esprits » auxquels croyaient alors les gens. À leurs yeux, ces symboles représentaient des réalités qui les affligeaient, comme les maladies ou les difficultés physiques ordinaires. Reprenant leur langage, Jésus leur démontra, qu’en guérissant les malades, les « mauvais esprits » pouvaient être vaincus[1].

 

            Il en est de même de la phrase : « Aime ton prochain comme toi-même ». Affirmation ironique, s’il en fut, car « dans cette société personne n’aimait son prochain, au contraire chacun était profondément méfiant. Mais cet humour du Christ a été perdu[2]. »

 

            Une autre expression, utilisée par le Maître dans le Sermon sur la montagne,  « les doux posséderont la terre » a été interprétée de façon superficielle. Jésus voulait dire : « Vous créez votre propre réalité », car ceux qui nourrissent des pensées de paix « se trouveront à l’abri de la guerre et de la dissension. Ils ne seront pas atteints. Ils s‘échapperont et hériteront de la terre[3]. »

Des pensées de paix, particulièrement au milieu du chaos, dégagent une grande énergie. Ceux qui peuvent faire abstraction de la guerre et développer à dessein des pensées de paix triompheront, mais selon votre définition, le mot « doux » est devenu synonyme de mou, médiocre, sans énergie. À l’époque du Christ, la phrase « les doux posséderont la terre » sous-entendait le recours à l’affirmation, à l’amour et à la paix énergisante[4].

 

            Jésus a utilisé des paraboles que les gens de cette époque comprenaient facilement. Par exemple, il « prenait les prêtres comme symboles d’autorité ». Il posa aussi des gestes qui sont aujourd’hui oubliés par des soi-disant bons chrétiens :

            1. À Cana, il changea l’eau en vin, et pourtant on oublie cet épisode et certaines personnes « pieuses » « jugent dégradante toute boisson alcoolisée ».

            2.  Il a côtoyé les pauvres et les prostituées et même ses disciples étaient des hommes de rien qui seront pourtant appelés les pères de l’Église. Que de personnes bien pensantes lèvent le nez sur tout ce qui n’est pas « respectable »! « Et pourtant nombreux sont ceux qui prétendent suivre le Christ et qui oppriment les marginaux qu’Il appelait ses frères et sœurs. »

3. Mais, Jésus, tout en acceptant un minimum d’organisation dans la société, « s’opposa aux dogmes tout comme aux prêtres qui devaient préserver les temples, ces lieux de la connaissance sacrée, mais qui étaient plutôt voués au culte de l’argent et du prestige. » Dans son enseignement, il mettait l’individu au-dessus de tout système. Tout son message affirmait que la réalité physique était l’expression du monde intérieur, que le « Royaume de Dieu » s’était manifesté sous forme matérielle : « Le Royaume de Dieu est en vous[5]. »

            4. Des documents semblables aux évangiles     furent écrits dans d’autres pays par des hommes de cette époque, mais ils ont disparu : « ils relataient des épisodes méconnus de la vie du Christ, épisodes qui n’ont pas été consignés dans la Bible. Ils représentaient des enseignements tout à fait différents qui pouvaient être acceptés par ceux qui, à cette époque, avaient des croyances différentes de celles des Juifs. » Quoique formulés autrement, ces messages soutenaient également l’affirmation du « soi », son existence continue dans l’au-delà ainsi que l’importance de l’amour[6]. Les textes dits « gnostiques » découverts en 1945 à Nag Hammadi en Égypte présentent ces caractéristiques.

5. L’autorité d’enseignant qu’on lui reconnaissait de son temps, faisait de lui « le symbole de la conscience émergente de l’homme ». La personnalité de Jésus de Nazareth,  incarnant l’entité Christ, manifestait concrètement « l’évolution de la conscience devant conduire l’humanité au-delà des concepts de violence du temps et transformer le comportement qui prévalait à cette époque. » Il est clair qu’au commencement la conscience de l’homme devait se disperser, se différencier sous diverses caractéristiques pour permettre à chaque humain, en utilisant sa créativité, d’affirmer son individualité. Mais, à l’époque du Christ « il fallait un principe unificateur qui fasse le lien entre toutes ces tendances et qui redonne aux individus un sens de solidarité humaine » Le Christ représentant le compendium de la connaissance du potentiel humain, son message « devait franchir les âges, mais cette interprétation est rarement donnée[7]. »

            6. L’événement de la « crucifixion » n’était pas nécessaire à l’accomplissement de  son œuvre, car « l’entité du Christ était trop vaste pour être contenue dans un seul homme ou se confiner dans une seule époque; ainsi l’homme que vous croyez être le Christ n’a pas été crucifié. » Il n’avait nullement l’idée de se sacrifier mais « désirait naître en un temps et un lieu, pour endosser votre nature, afin de traduire certaines vérités en termes physiques et ainsi vous servir de guide.[8] »

 

Le mythe de la crucifixion

 

            Le mythe de la crucifixion est né, dans l’esprit de juifs pieux (hassidim) : ces derniers interprétaient littéralement les prophéties anciennes concernant la Fils de l’homme, et surtout le chapitre 53 d’Isaïe prophétisant sur le serviteur souffrant.

 

Dans l’ensemble du drame, il importe peu que vous considériez cela comme un fait ou non, puisque la plus grande réalité transcende et crée les faits.

Vous avez votre libre arbitre. Vous pouvez interpréter ce drame comme vous le désirez. Cela vous appartient. Son immense pouvoir créateur existe toujours et vous l’utilisez à votre convenance, même en transformant le symbolisme avec le changement de vos croyances. Mais l’idée maîtresse est l’affirmation que l’être physique, le « moi » que vous connaissez, n’est pas annihilé avec la mort. Cela reste évident malgré les modifications[9]. »

 

Pour bien comprendre le propos de Seth sur le mythe de la Crucifixion, il faut prendre conscience que la réalité n’est pas que physique, que le domaine du rêve (cette autre dimension) est aussi réel que le monde physique qui peut être influencé au plus haut degré par les données du rêve. N’est-ce pas à la suite de rêves que les inventeurs et les créateurs (artistes, artisans, poètes, etc.) ont produits et produisent des chefs-d’œuvre ou des technologies de pointe. C’est dans le domaine du rêve ou de la « rêverie » que s’exerce l’imagination de l’homme : c’est la source de ses meilleures productions[10].

 

Le Mythe[11] est, au fond, une idée, qui peut influencer le monde physique dans son historicité. Dans ce sens, Seth dit que le mythe devient la réalité : « Le mythe devint plus réel que l’événement ce qui est bien sûr le cas de nombreux prétendus événements historiques importants.[12] » L’idée de « crucifixion », attribuée faussement au Christ historique (Jésus de Nazareth),  a pourtant influencé les 2000 ans d’histoire de la culture chrétienne occidentale. « Bien qu'elle n'ait pas eu de réalité physique, elle a influencé le monde plus encore qu'un événement purement physique n'aurait pu le faire.[13] »

 

 

            S’il en est ainsi pour le Christ, incarné en Jésus de Nazareth, on est, toutefois, en droit de se demander ce qui, en réalité, s’est physiquement passé en Judée il y a 2000 ans. Les récits évangéliques sont-ils, sur ce point, conformes à la réalité « historique » ou a-t-on « forcé la note » pour inventer un scénario et « fabriquer » une preuve de la réalisation des anciennes prophéties bibliques? Vu l’interrelation entre les différents niveaux d’existence dans lesquels nous agissons simultanément, Seth avoue lui-même que c’est un sujet difficile à expliquer[14], à cause, sans doute, de notre façon de penser linéaire. Que disent les évangiles sur les événements qui précédèrent la Crucifixion : Tout se résume dans les passages suivants de Marc et de Luc : Ayant appris que Jésus avait chassé les vendeurs du Temple « les grands prêtres et les scribes cherchaient comment ils le feraient périr. Car ils le redoutaient, parce que la foule était frappé par son enseignement » (Marc, 11, 15-18). « Et, ajoute Luc, Satan entra en Judas appelé Iscariote, qui était du nombre des Douze, et il alla s’entretenir avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Eux se réjouirent et convinrent de lui donner de l’argent. Il accepta et se mit à chercher une occasion favorable pour le leur livrer à l’écart de la foule » (Luc, 22, 1-6)[15]

 

Dans le texte des évangiles, c’est ainsi qu’on présente Judas comme un personnage vil et vénal, alors qu’il était un des disciples les plus intelligents et les plus fiables à qui Jésus avait confié la garde et le contrôle des finances du petit groupe des Douze. Ce n’est certainement pas dans l’esprit du Maître de semer des embûches pour prendre ses disciples en flagrant délit, lui qui venait prôner le respect de l’individu quel qu’il soit. Cela ressort clairement des explications que donne Seth des événements de la « Passion ». Voici comment ce dernier présente l’ « histoire » telle qu’elle se serait passée à cette époque.

 

Un substitut au Christ

 

« Le Christ, le Christ historique, dit-il, n'a pas été crucifié… Il n'avait pas l'intention de mourir ainsi[16] ». Beaucoup de textes de Luc et de Jean semblent corroborer cette affirmation et/ démontrent une réaction très différente que celle qu’on lui attribue au Jardin des Oliviers. En voici trois qui me paraissent assez explicites :

Tous furent remplis de colère, dans la synagogue, en entendant ces paroles. Ils se levèrent, le jetèrent hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle était bâtie leur ville, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, alla son chemin[17].

 

Jésus continua à parcourir la Galilée; il préférait en effet ne point parcourir la Judée où les Juifs  cherchaient à le faire périr[18].

 

Alors, une fois de plus, ils cherchèrent à l’arrêter, mais il échappa de leurs mains. Jésus s’en retourna au-delà du Jourdain, à l’endroit où Jean avait commencé à baptiser, et il y demeura[19].

 

Cependant, « d’autres pensaient que pour réaliser ses prophéties, la crucifixion était une nécessité[20]. » On organisa alors une conspiration dont Jésus ne faisait pas partie mais dans laquelle Judas Iscariote était impliqué car il voulait protéger le Christ. C’était une tentative pour organiser un martyre sans le Christ. Les exemples ne manquaient pas alors de Zélotes prêts à fomenter une révolte contre la domination romaine pour délivrer le peuple juif dans l’esprit des prophéties anciennes[21]. Certains même se sentaient investis d’une mission messianique.

 

On avait donc le loisir de choisir un de ces extrémistes et de le faire passer pour le Christ en le convainquant qu’il était l’élu venu accomplir les prophéties et délivrer le peuple juif. Sa mission consistait à se sacrifier pour sauver le peuple. Pour faciliter les choses, on l’avait drogué. (Les terroristes actuels n’agissent pas autrement en convainquant les kamikazes de leur sublime mission en lisant les textes du Coran et en les droguant pour « exalter leur esprit »). Dans certaines religion et sectes on faisait alors usage de certaines substances hallucinogènes, comme le champignon Amanita muscaria, pour expérimenter un état d’illumination[22]. On a donc convaincu l’individu choisi qu’il était le Christ et il crut vraiment qu’il l’était. Il fut lui aussi trompé comme beaucoup d’autres qui n’étaient pas dans le coup. Il croyait fermement que l’accomplissement des prophéties lui revenait. Donc Judas « désignait aux autorités un homme auto-investi du rôle du Messie comme la victime, pour sauvegarder la vie du Christ historique. »

 

Le Christ savait pourtant, de façon claire, que d'une manière ou d'une autre, ces événements resurgiraient et des drames probables pourraient en résulter. L'homme impliqué ne pouvait être détourné de sa propre décision. Il voulait être sacrifié afin que les anciennes prophéties des Juifs se réalisent et rien ne pouvait l'en dissuader[23].

 

            Avec cet arrière-plan de la conspiration qui avait pour objectif de soustraire Jésus aux autorités juives qui voulaient sa mort, Seth donne une toute autre interprétation des événements de la « Passion » que celle présentée dans le texte actuel des évangiles. Parce que l’homme choisi avait  été drogué, on a dû l’aider à porter sa croix : ce fut Simon de Cyrène qui s’en chargea. Marie, pris de compassion pour l’homme qui, sous les effets de la drogue, la prenait pour sa mère, décida de le suivre et de l’accompagner jusqu’au gibet, incarnant ainsi la pitié et la miséricorde

 

Avant la condamnation par Pilate de la personne substituée au Christ, Pierre suivait de près le déroulement des événements. Son reniement s’explique par le fait qu’il savait que le condamné n’était pas le Christ, mais sa version tronquée. Après la mise au tombeau, les conspirateurs enlevèrent le corps du crucifié : on trouva donc le tombeau vide, ce qui donna prise à la croyance qu’il était ressuscité. Et pourtant. Marie de Magdala a vu le Christ près du tombeau, puisqu’il n’était pas mort. Celle-ci n’était pas au courant du complot de la substitution. Elle avait accompagné Marie, la mère de Jésus, au pied de la croix où mourut la victime de remplacement. Elle venait, au tombeau, après le sabbat, pour compléter l’embaumement du corps. Comme le tombeau était vide, tout en pleurant, elle se mit à chercher le corps disparu. Voyant un homme qu’elle prend pour le gardien du jardin, elle lui dit

« Seigneur, si c’est toi qui l’as enlevé, dis-moi où tu l’as mis et j’irai le prendre. » Jésus lui dit : « Marie ». Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabbonni », ce qui signifie maître. Jésus lui dit : « Ne me retiens pas! Car je ne suis pas encore remonté vers mon Père. Pour toi, va  trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu! » Marie de Magdala vint donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur, et voici ce qu’il m’a dit. » [24]

 

Même s’il n’avait pas trempé dans le stratagème ourdi par Judas, Jésus a dû, dès lors, adapter ses gestes et sa conduite pour garder le contact avec ses disciples et leur donner l’explication du vrai sens de la résurrection dans la suite du discours de la Cène :

 

Le Christ était un grand médium. Il a fait apparaître des plaies sur son propre corps. Elles devinrent visibles aux yeux de ses disciples à la fois sur le plan physique et au cours d'état hors-du-corps. Il tenta pourtant d'expliquer ce qui était arrivé ainsi que sa situation. Mais ceux qui n'étaient pas dans la conspiration ne comprirent pas et firent une mauvaise interprétation de ses déclarations[25].

 

 

            Dans cet embrouillamini d’opinons, de pensées et de croyances au sujet des événements de la Passion, on se mit à imaginer différents scénarios… de là l’origine du mythe de la Crucifixion. On a construit dans la dimension du rêve, une suite d’événements probables donnant raison aux attentes de ceux qui voulaient croire à l’accomplissement des anciennes prophéties concernant le serviteur souffrant[26].

 

Sur le plan symbolique, l'idée de crucifixion donna corps, dans la psyché humaine, à des dilemmes et à de multiples interprétations. C'est ainsi que la crucifixion per se devint une réalité plus importante que les événements survenus à cette époque. Voyez-vous, seuls les gens victimes d'une persécution courent le risque d'un tel sacrifice, ou le trouvent nécessaire. Seuls ceux qui sont limités par les idées de crime et de châtiment sont attirés par ce genre de drame religieux et reconnaissent en lui les échos profonds de leurs sentiments[27].

 

Quant au vrai Christ, il avait, à la veille de la « Passion » de son substitut, indiqué à ses disciples, lors d’un repas (la Cène) qu’il était indépendant de son corps et qu’il pouvait le quitter à volonté, comme Melchisédech, une des incarnations antérieures du Christ[28].

 

Au cours du dernier souper, quand le Christ dit: 'Ceci est mon corps, ceci est mon sang', il voulait faire la démonstration que l'esprit était dans toute matière, interconnecté bien que détaché - que son propre esprit était indépendant de son corps, et par là même suggérer, à sa manière, qu'il ne fallait pas plus longtemps le confondre avec son corps car il savait que le corps martyrisé ne serait pas le sien[29].

 

            Mais devant leur incompréhension de ce qui s’était réellement passé, le Christ (Jésus de Nazareth) « changea alors sa façon de se comporter ». Il apparut plus souvent à ses disciples quand il était hors de son corps[30], sous forme astrale : « Effrayés et remplis de crainte, ils pensaient voir un esprit[31] ». Jamais auparavant il ne l’avait fait à ce point : il tentait ainsi de leur dire qu’il n’était pas mort, mais ses disciples choisirent d’interpréter ses dires sur le plan symbolique. « Ils voulaient croire qu’il avait été crucifié et qu’il était ressuscité[32]. » Ils étaient tellement convaincus qu’il était mort couvert de plaies, que le Christ se voyait contraint de se présenter ainsi : « Les plaies allaient donc devenir un mode d’identification », sans quoi ils ne croiraient pas à sa présence. Toujours pour leur prouver qu’il était encore vivant, il mangea avec eux; mais les disciples l’interprétèrent comme si l’esprit pouvait participer aux nourritures terrestres[33].  En raison des circonstances, sa présence physique non seulement n’était plus nécessaire, mais devenait même embarrassante. C’est pourquoi il préférait rester hors de son corps et apparaître ainsi à ses disciples pour tenter de leur expliquer sa véritable situation et leur donner ses dernières instructions[34]. Sa mission était accomplie et sa disparition physique[35] laissait maintenant la place au rôle que devait jouer à son tour la troisième personnalité du Christ, incarnée dans Paul de Tarse.

 

En résumé, le drame religieux qui met en scène le Christ et ses disciples est un drame intérieur et c’est celui-là qui est réel : « Le Christ est devenu le Crucifié, Judas le traître, bien que le Christ n'ait pas été crucifié et que Judas ne l'ait pas trahi. La réalité appartenait donc au mythe. La réalité était le mythe. » Le mythe est fait d’archétypes[36] qui hantent l’inconscient collectif sous forme de symboles : ainsi le Christ est devenu le symbole du Crucifié, de la victime expiatoire et Judas, celui du traite qui l’a livré. «  Dans ces cas-là, les événements intérieurs l'emportent sur les faits physiques qui ne sont que les symboles de ces événements[37]. »

La Crucifixion a été une des réalités qui ont enrichi à la fois l'univers des rêves et l'univers de la matière, et elle a son origine dans l'univers des rêves. Ce fut une contribution majeure de ce système au vôtre, et qui pourrait être comparé à l'émergence d'une nouvelle planète dans l'univers physique. »[38]

 

Comme je l’ai dit ci-dessus, le mythe de la Crucifixion véhicule de façon accentuée trois enseignements fondamentaux prônés par Jésus de Nazareth : l’affirmation du moi personnel i.e. la prééminence de l’individu sur la masse et les systèmes; la continuité de son existence au-delà de la mort et la primauté de l’amour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1] Jane Roberts, La réalité personnelle, T-2, p. 272.

[2] Ibidem.

[3] Ibidem.

[4] Ibidem.

[5] Ibidem, pp. 273, 275.

[6] De nombreux textes apocryphes feraient partie de ces documents.

[7] Ibidem, p. 275.

[8] Ibidem, p. 273.

[9] Ibidem, p. 273.

[10] Tesla en est le meilleur exemple : il  créait et rodait, en imagination, ses propres inventions qui sont  à la base de tous les moteurs électriques et même de tous les appareils électroniques.

[11] Voir Document 3 : Mythe et archétypes.

[12] Ibidem, p. 273.

[13] Jane Roberts, Le livre de Seth, p. 256.

[14] Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 68.

[15] TOB, Nouveau Testament, Éditions du Cerf, 1972.

[16] Cette thèse avait été affirmée par Basilide, théologien gnostique du IIe siècle : il enseignait que Jésus n’avait pas été crucifié, mais qu’au dernier moment Simon de Cyrène lui avait été substitué.(Émile Besson, Les Logia Agrapha, p. 33. Cette thèse est reprise aujourd’hui par des personnes qui ont fait une expérience de mort imminente : « Je sus que le Christ n’était pas mort sur la croix et qu’il n’y a ni péché ni mal. (Patsy Davis, 1965).

[17] Luc, 4, 28-30.

[18] Jean, 7, 1

[19] Jean, 10, 39-40. Voir aussi Jean, 7, 44; 8, 59; 11, 54.

[20] Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 467.

[21] Flavius Josèphe, Antiquité judaïque et Les guerres de Judée.

[22] John M. Allegro, Le Champignon sacré et la Croix, Éditions Albin Michel, p. 192.

[23] Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 469.

[24] Jean, 20, 14-18.

[25] Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 468.

[26] Isaïe, 53.

[27] Ibidem, p. 469.

[28] D’après Cayce. Voir Lecture 2074-4. Melchisédech vint au monde en se matérialisant de lui-même; et se dématérialisa par le même processus.

[29] L’enseignement de Seth, p. 469.

[30] Voir Jean, 20-21; Matthieu, 28 et Luc 24.

[31] Luc, 24, 37.

[32] L’enseignement de Seth, p. 470.

[33] Ibidem.

[34] Voir Jean, 20, 17. Jésus décide de ne plus apparaître dans son corps physique, c’est pourquoi il dit à Marie-Madeleine : « Ne me retiens pas… dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père… »

[35] Dans cette optique, le volume Le tombeau de Jésus de S. Jacobovici et C. Pellegrino perd toute valeur « scientifique ».

[36] À ce niveau des archétypes, voir le magnifique exposé sur la pensée de Jung donné en Document B.

[37] Ibidem, p.493.

[38] Le livre de Seth, pp. 256-257.


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Marcel Mercier

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