Seth et les hôpitaux

 

Comme je l’ai déjà dit, vos pensées sont la réalité. Elles agissent directement sur votre corps. Vous pensez être très civilisés en plaçant vos malades dans des hôpitaux où ils peuvent être traités. Ce que vous faites, bien sûr, c’est isoler un groupe de personnes remplies de croyances négatives à propos de la maladie. Les croyances sont contagieuses. Manifestement, les patients sont dans des hôpitaux parce qu’ils sont malades. Malades et médecins travaillent sur ce principe.

 

(Très intense pour tout ce qui suit.) On impose le même environnement à la femme qui met un enfant au monde. Cela peut paraître plein d’humanité, pourtant votre système laisse croire que l’accouchement est bien plus le résultat de la maladie que de la bonne santé.

 

Les stimuli propices à la santé sont bloqués efficacement dans de telles organisations. Les malades sont regroupés, privés de toutes les conditions normales et des incitatifs naturels qui, seuls, suffiraient parfois à rétablir la santé si on leur en donnait le temps.

 

Cet isolement, jumelé à la prescription de médicaments, serait déjà assez pénalisant sans la froideur avec laquelle on les administre. Les proches sont admis au chevet du malade seulement à certaines heures. Ainsi ceux qui souhaitent le plus ardemment son rétablissement, ceux qui l’aiment le plus et qui lui sont chers, ne peuvent plus exercer une influence constructive et naturelle.

 

Finalement, les malades se trouvent emprisonnés. Ils sont alors forcés de se concentrer sur leur état. Tout cela entre en jeu, sans parler des autres effets dégradants, comme le surpeuplement, le non-respect de l’intimité et souvent la négation de la dignité.

 

L’individu est placé dans une position d’impuissance, à la merci des médecins et des infirmières qui n’ont souvent pas le temps ou l’énergie d’établir un rapport personnel ou de lui expliquer sa condition. Le patient se trouve alors forcé d’abdiquer son pouvoir, ce qui augmente ses souffrances et renforce le sentiment d’impuissance, cause première du délabrement de son état de santé.

 

De plus, les éléments naturels comme le soleil, l’air et la terre lui sont refusés. Il perd le sens de la continuité. Cependant, compte tenu de votre système de croyances, dans les situations graves, il vous faut vraiment aller dans les hôpitaux. Je ne nie d’ailleurs pas les efforts de nombreux médecins ou infirmières pour favoriser la santé et il s’opère certainement des guérisons; mais elles surviennent en dépit du système  et non grâce à lui. Dans plusieurs cas, la confiance du médecin en la capacité du malade ranime et ravive chez ce dernier sa croyance en lui-même. La foi du patient en son médecin renforce tout procédé médical et il peut alors espérer la guérison. S’il y a des processus naturels de guérison chez les animaux, il en existe aussi chez les humains.

 

Les maladies représentent généralement des problèmes que vous avez cherché à éviter et ces défis sont voulus pour votre plus grand accomplissement et enrichissement. Puisque le corps et l’esprit travaillent en harmonie, l’un cherchera à guérir l’autre et y arrivera souvent sans intervention extérieure. L’organisme a ses propres croyances en la santé qui demeurent inconscientes pour vous,

 

Vous faites partie de votre environnement. Vous le créez. Néanmoins, l’énergie qui vous forme, ainsi que votre environnement, prend vie en vous au contact du monde physique. Le soleil vous fait sourire. Le sourire en soi établit des circuits neurologiques, déclenche des activités hormonales et ravive de joyeux souvenirs. Il vous rappelle votre état naturel.

 

Les vieux sorciers œuvraient avec la nature, utilisant ses pouvoirs pratiques et symboliques de guérison de manière constructive.

 

Cependant, dans vos hôpitaux, vous retirez vos patients de leur contexte et vous leur refusez souvent le réconfort naturel. Le monde des émotions est à peine effleuré. Les personnes séniles, dans leurs efforts pour échapper à l’isolement des hôpitaux, démontrent souvent une plus grande santé mentale que la famille ou la société qui les ont emprisonnées dans ces endroits morbides. Elles ont intuitivement besoin d’être libres et elles souffrent de ce manque de communion mystique avec la terre qui leur a été enlevée.

 

De petits hôpitaux, situés sur des terrains spacieux permettant la liberté de mouvements à tous les patients, sauf aux grands malades, surpasseraient de beaucoup ce que vous avez actuellement. Mais dans le système que vous avez institué, cet environnement n’est possible que pour les mieux nantis. […]

 

Jane Roberts, La réalité personnelles, T-II, pp. 189-191,

 

 

Acharnement thérapeutique

 

            Chez de nombreuses espèces animales, l’individu malade s’isole lui-même pour prendre du repos; il est libre alors de chercher les conditions les plus propices à sa guérison. Il se déplace pour trouver certaines herbes ou se couche dans la boue ou l’argile au bord d’une rivière. Il est souvent aidé par les autres membres de son troupeau, mais il est libre.

 

            S’il est tué par ses frères, ce qui peut se produire, ce n’est pas un acte de cruauté mais de compréhension envers la créature agonisante; c’est une euthanasie naturelle où le « patient » donne son accord.

 

            Dans votre société, une telle mort naturelle est des difficiles à promouvoir, compte tenu de votre structure de pouvoir. La médecine ne peut sauver quelqu’un qui a décidé de mourir. Au plus profond de soi, l’individu comprend devoir quitter son corps à u moment ou à un autre, malgré un désir naturel de survie. Quand cet instant arrive, la personne le sait, et l’esprit vigoureux ne veut plus être emprisonné dans un corps souffrant.

 

            La profession médicale a cherché à développer une technologie d’avant-garde qui force le « soi » à rester uni au corps, alors qu’il est temps pour l’esprit et la chair de se séparer. Il y a des mécanismes naturels qui s’enclenchent et qui préparent le « soi à la mort, de même que des réactions chimiques qui facilitent le passage; ce sont des forces d’accélération qui propulsent normalement l’individu hors de son corps. Les drogues ne peuvent que nuire à ce phénomène.

 

            Certains médicaments peuvent vraiment aider, mais ceux prescrits dans vos hôpitaux enlèvent à la conscience sa propre compréhension et entravent les mécanismes du corps qui favoriseraient une transition en douceur. Bien sûr, vous faites la même chose dans vos prisons, en isolant des groupes de gens qui ont les mêmes croyances; en les privant ainsi de tous stimuli naturels, il se produit alors une plus grande propagation de croyances semblables. Vous les séparez de ceux qu’ils aiment et de toutes les conditions nécessaires à leur croissance et à leur développement.

 

Jane Roberts, La réalité personnelle, T-II, pp. 191-192.