Deux tableaux allégoriques
de
Sandro Botticelli
Botticelli compte parmi les chefs
de file des peintres de

Portée par une conque marine,
Vénus-Aphrodite, née de l’écume de la mer, (ce que le mot grec άφρος
signifie), aborde le rivage de
«Vénus sort des eaux debout dans la conque d'un coquillage (coquille Saint-Jacques) géant. Elle est entourée à gauche d'un groupe de deux divinités des vents (Zéphyr et Chloris). Du ciel, tombent doucement des roses, dont la naissance aurait coïncidé avec celle de Vénus selon une légende antique. À sa droite, elle est reçue par un personnage féminin, l'une des Heures, filles de Zeus et de Thémis ou la divinité du printemps tentant, malgré le vent, de la couvrir d'un voile rouge parsemé de motifs floraux, pour cacher une nudité déjà bien dissimulée par la déesse elle-même. La mer dont on aperçoit peu l'horizon (pouvant rappeler la mer dans laquelle les organes génitaux de son père Ouranos sont tombés, mutilés par son fils Cronos) est prolongée par un paysage de côtes qui se profile derrière Heure, et un bois de plusieurs arbres stylisés (tronc rectilignes) à feuilles assez grandes (type du magnolia) à l'extrême droite du tableau. L'ambiance générale de la scène est calme comme la mer qui supporte le coquillage, avec seulement quelques ondelettes elles aussi stylisées et régulièrement espacées surmontées de l'écume (aphros) donnant naissance à la déesse. » Extrait de Wikipédia.
Les principaux symboles de ce tableau sont d’abord, la mer, la « mère de tous les êtres vivants »; Éole et Chloris tenant lieu des éléments naturels assurant la croissance et les roses et les arbres, témoignant de toutes les formes de vie. La divinité des Heures près de Vénus s’appelle Flore, et rappelle le temps qui scande toute croissance du bouton naissant jusqu'à sa mort après son épanouissement.
Le Printemps


Ce tableau est lui aussi consacré
à célébrer
Sandro Botticelli a dissimulé plusieurs secrets dans l’un de ses tableaux les plus célèbres – et aussi l’un des plus mystérieux – Le Printemps .Située dans une clairière au milieu d’une forêt mythologique, la scène se déroule de droite à gauche, en commençant par le zéphyr, le vent du printemps qui métamorphose la nymphe Chloris (ou Doris) en Flore, symbole du printemps et de la fertilité.
Ensuite, au centre, entre deux étranges ouvertures dans la voûte des branches, se tient Vénus, la déesse de l’amour, Cupidon, les yeux bandés, plane au-dessus de sa tête, prêt à tirer sa flèche phallique sur l’une des trois Grâces (divinités gréco-romaines de la beauté : Aglaé, Thalie, Euphrosyne), celle du milieu, figure de la chasteté. Le dernier personnage, à l’extrême gauche et semblant détaché des autres, est Mercure, dieu du changement et de la sagesse cachée, qui éloigne quelques nuages menaçants avec son caducée. Jusqu’ici, personne n’a commenté les étranges trouées dans le branchage au centre, mais c’est précisément là que Botticelli a dissimulé la clé de l’œuvre tout entière. Si l’on observe attentivement la forme, l’angle et la juxtaposition des deux trouées, une image anatomique très nette se détache clairement : une paire de poumons humains.
Ce tableau, un cadeau de mariage, célèbre le cycle de la vie qui fut à
l’origine créée, selon la tradition judaïque et kabbalistique, par rouah HaShem, le
Souffle divin – ce même souffle de vie qui créa Adam, le premier homme. Si l’on
pouvait enlever la toile de son cadre et la rouler en un cylindre de sorte que
les deux bords se rejoignent, on s’apercevrait que les nuages que
Mercure/Hermès éloigne sur la gauche prennent la forme du zéphyr sur la droite,
montrant que le Vent divin, le Souffle de Vie, n’a ni commencement ni fin. Au
centre, exactement, encadrant Vénus et son pendentif en forme de cœur rouge, se
trouvent les deux poumons, pour réaffirmer le lien entre l’Amour et