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Témoignages
Je donnerai maintenant dans un
premier temps l’enseignement de Seth que je complèterai par quelques
considérations d’Edgar Cayce, et d’autres communications médiumniques qui
viendront corroborer l’existence de la réincarnation, dans des termes
similaires ; puis l’opinion de Jung sur cette question. Le but de la réincarnation a été défini dans
l’exposé sur
L’enseignement de Seth

Si vous avez intégré toute ce qui a été dit jusqu’ici, vous comprenez d’emblée que la conception populaire de la réincarnation, cette conception linéaire selon laquelle une vie dépend de la précédente et véhicule un karma punitif, est tout à fait erronée. « Avec vos théories de culpabilité et de punition, vous imaginez souvent être défavorisés dans cette existence par la culpabilité de votre vie antérieure ; ou pire encore, par des actes répréhensibles accumulés au cours des siècles (1). » Cette conception suppose une coupure temporelle entre des réincarnations successives, comme un moment semble succéder à un autre. Elle applique à ce phénomène une réalité de causes et d’effets qui ne s’applique que dans un contexte tridimensionnel. Or, le temps n’existe pas en réalité ; il constitue une hypothèse de base, une structure psychique que notre conscience crée pour la perception sensible qui est essentiellement fragmentaire. Car l’ego, comme nous l’avons dit plus haut, ne peut embrasser la réalité globale que bribe par bribe.
En réalité toutes nos réincarnations existent en même temps, dans un présent intemporel. Comme il a été dit plus haut, il est plus logique de parler alors d’ « incarnations multiples simultanées ». « Ces existences multiples sont cependant simultanées et extensibles. Votre pensée consciente se développe en assumant le rôle qui lui est dévolu dans une telle réalité multidimensionnelle (2). » Et Seth ajoute, selon cette logique : « Chaque jour est une incarnation, et je ne parle pas symboliquement, car grâce à la rencontre de l’âme et de la chair, chaque « soi » reflète quotidiennement ses soi « réincarnationnels » ou simultanés (3). »
Une clarification importante s’impose ici concernant « ce qui s’incarne ». Ce n’est pas l’ego mais le Moi, l’entité, qui s’incarne dans diverses personnalités pour s’exprimer par sa créativité dans la réalité physique. Par exemple, ce n’est pas moi, dans mon idiosyncrasie (Marcel Mercier), qui se réincarne dans une autre vie, mais mon individualité globale, mon Moi profond, mon entité, dont chaque vie est un fragment, un ego différent, une autre personnalité physique.
Seth nous invite à méditer sur cette réalité dans notre contexte tridimensionnel: « Ainsi les vies que vous avez vécues ne sont pas vous, alors qu’elles sont de vous. Fermez les yeux. Considérez chacune de vos respirations comme des vies, et vous comme l’entité à travers laquelle elles sont passées et passent encore. Alors vous sentirez votre état de grâce, et votre culpabilité artificielle vous paraîtra futile. Ceci ne vient pas nier l’intégrité suprême et complète de l’individualité, car vous êtes autant l’entité individuelle à travers laquelle coulent ces existences que ces vies uniques qui s’expriment par vous (4). »
L’enseignement d’Edgar Cayce

Ce que tu sèmes, tu le récoltes, à moins que tu n’aies passé de la loi
charnelle, c’est-à-dire la loi du karma, à la loi de Grâce (Lecture 5075-1).
Au début de sa carrière de médium,
Cayce ne croyait pas à la réincarnation. Ce fut pour lui un choc lorsqu’il prit
connaissance des premières communications qu’il donna, en transe médiumnique,
pour un de ses amis, dont il donnait quelques vies antérieures. Ses amis ont dû
le rassurer en lui indiquant des passages de
On le questionna également sur ses propres réincarnations. Les révélations qu’il donna à ce sujet étaient stupéfiantes, d’autant plus que plusieurs de ses vies antérieures étaient contemporaines de certaines réincarnations du Christ. Un exemple parmi d’autres : en Égypte, vers 10,500 avant .J.-C., l’entité Cayce s’était incarnée dans un grand-prêtre du nom de Ra-Ta , contemporain d’Hermès, incarnation de l’entité Christ. Tous les deux étaient impliqués dans la construction de la grande Pyramide.
Au sujet de l’existence d’une dette karmique, Cayce affirme à un
consultant: Seulement celle que tu construis dans ta propre conscience (Lecture
1298-1). Qu’est-ce qu’une dette karmique ? Tu mélanges tout ! Tu
embrouilles cette idée dans ton esprit ! Qu’est-ce que
Jésus seul est le modèle structurel de chaque âme. Il est ton karma, si tu veux bien mettre ta confiance en Lui (Lecture 2067-2). On peut affronter son karma en soi-même, soit en Lui. (Lecture 2990-2)
Gardez toujours une attitude bienveillante, joviale, pleine d’espoir. Chaque jour, faites rire de grand cœur au moins trois personnes en leur racontant quelque chose de drôle. Non seulement cela vous aidera, mais cela aidera aussi les autres (Lecture 789-1). Car sachez que seuls ceux que Dieu a comblés de ses faveurs possèdent l’aptitude à rire, même au milieu des nuages de doute et de toutes sortes d«’épreuves. (Lecture 2984-1)
Car on n’entre pas par hasard dans le séjour matériel de
Car chaque cycle est un degré de plus dans l’expérience de l’entité, ou âme. Et lorsqu’elle doit le travailler, il lui vient le désir impérieux de s’incarner dans la matière à ce moment-là. (Lecture 1703-3)
(Cayce signale des vies sur d’autres planètes) Comme nous l’avons dit – et cela a été donné aussi pour d’autres – Arcturus est ce que l’on pourrait appeler le centre de l’Univers, à travers lequel les individus passent à la période de leur choix ; et là ils doivent choisir aussi où ils doivent retourner pour compléter leur stage – c’est-à-dire dans notre système planétaire, notre Soleil, avec notre Terre et son système de planètes… Ou bien s’ils passeront dans d’autres systèmes. (Lecture 5749-14)
Il est nécessaire de finir le parcours du système solaire […] Ce qui a
été commencé sur
Les individus sur
Chaque cycle amène l’âme-entité à une nouvelle croisée des chemins, où
elle se sent poussée intérieurement vers une ou plusieurs activités sur
Il est donc nécessaire que l’âme humaine se perfectionne à travers de multiples expériences ; elle doit parcourir tous les royaumes existants. Cela, afin que l’âme, ayant atteint la perfection, ne se trouve pas désaccordée au royaume de beauté, d’harmonie et de force divine où elle est appelée à devenir compagne/compagnon de cette Force créatrice
D’où la nécessité de ces expériences de vie, qui ne sont que des occasions de grandir ; en effet, quel que soit le niveau de conscience où chacun d’entre nous pense être parvenu, le Père désire que chaque âme continue à dérouler le fil d’or de sa force consciente, pour se hisser jusqu’à lui. (Lecture 805-4)
Chaque entité était, est appelée à devenir compagne/compagnon de cette
Force Créatrice que nous appelons Dieu. Ainsi, chaque entité est une enfant de
Dieu, et une partie du Tout. Aussi les désirs latents, et réalisés, sont-ils
des moyens de s’exprimer pour l’entité dans les différentes étapes de sa prise
de conscience. Dans le séjour matériel sur
Pourquoi ne nous souvenons-nous pas de nos vies antérieures ? À cela Cayce répond :
« Nous n’avons aucune raison de nous en souvenir. Nous sommes la somme globale de nos souvenirs (5). » Et Seth lui fait écho: Chaque soi intérieur qui prend une nouvelle forme lui impose ainsi qu’à sa structure génétique entière la mémoire des expériences physiques passées dans lesquelles il a été impliqué. […] Celui-ci dans son image corporelle actuelle détient donc la mémoire génétique des formes physiques passées du soi, de leurs forces et de leurs faiblesses (6). »
Certains pourraient voir une certaine antinomie entre le langage de Seth
et celui de Cayce concernant la réincarnation. Cayce parle souvent de dettes
karmiques et de péché, de punition mais également de la grâce qui libère de
toute punition. Cayce endormi répond aux questions de clients qui sont aux
prises avec certains problèmes. Il se met à leur portée et tente de leur
apporter une réponse qui puisse les aider à s’améliorer. Il part donc de l’ego,
de l’individu incarné sur Terre qui est aux prises avec ses propres croyances
fausses ou erronées, alors que Seth, Entité désincarnée, part du Moi profond et
enseigne à l’individu incarné, sa véritable nature d’un être conscient et
créateur de sa propre réalité par ses croyances. Si ces dernières sont fausses
et erronées, l’individu vivra son incarnation dans la disharmonie ; Il
empêche ainsi que sa grâce naturelle assure son harmonie physique et
spirituelle. Ces deux langages, loin d’être antinomiques, se complètent :
ce que Cayce appelle péché, désobéissance à
Autres communications médiumniques
Des personnalités sérieuses et reconnues pour la profondeur de leurs recherches psychiques, telles que l’actrice Shirley MacLaine (7) et la journaliste de réputation internationale, Ruth Montgomery (8) ont amené des millions de lecteurs à s’interroger sur cette question controversée. Les recherches sous hypnose menées par la psychologue Helen Wambach en 1978 et qu’elle relate dans son livre La vie avant la vie, peuvent être assimilées à des communications médiumniques dans lesquelles les sujets en transe hypnotique profonde revivent des événements antérieurs à leur naissance. Dans cet état, qui ressemble à celui de Cayce lors de ses Lectures, leur subconscient leur rappelle le choix qu’ils ont fait de renaître, le choix de leurs parents, le choix du sexe qu’ils ou qu’elles assumeraient dans cette nouvelle existence (9).
L’usage de la transe hypnotique pour fouiller le subconscient des sujets fut largement utilisé par d’autres psychologues ou psychiatres pour élucider le sujet brûlant de la réincarnation : on se rappelle du volume, controversé en son temps, de Morey Bernstein, À la recherche de Bridey Murphy (1956), suivi dix ans plus tard par Nos vies antérieures de Joan Grant et Denys Kelsey et leur méthode de psychothérapie par la régression d’âge. Plus récemment, le Dr Michael Newton (Un autre corps pour mon âme) a démontré qu’avec l’hypnose on pouvait avoir accès à la surconscience (10) (ou conscience de l’âme elle-même) et la questionner sur ses activités entre deux vies et sur sa réincarnation.
Un médium qui nous a transmis de la musique de l’au-delà, Rosemary Brown, questionna un jour Franz Liszt, son principal interlocuteur psychique, sur cet épineux problème de la réincarnation. (11)

Voici la synthèse des informations qu’elle en a reçues. Elles vont dans le même sens que les affirmations de Cayce et de Seth.
a) Les théories terrestres sur la réincarnation ne correspondent pas à la réalité. La même personne ne revient jamais deux fois sur terre, car cela est impossible. Par exemple, si Rosemary Brown était destinée à renaître, elle devrait avoir des parents différents, des ancêtres différents, un cerveau différent, mais une partie du moi pourrait être infusée dans le nouvel être. Lorsque le corps physique cesse de fonctionner au moment de la mort, cette qualité essentielle qui est infusée retourne à son tout originel. Il y a donc, en un sens, réincarnation, mais ce n’est pas la « répétition » de la même personne.
b) Sur terre, les hommes se considèrent comme des êtres complets, alors qu’il n’y a qu’une partie de leur être qui se manifeste par l’intermédiaire du corps et du cerveau. Le reste demeure en esprit mais est relié à l’homme terrestre avec lequel il ne forme qu’un tout.
c) L’homme ne forme pas réellement une « unité ». Chaque personne est une âme avec de nombreux aspects, comparable à la structure d’un atome. Les parties séparées (protons, neutrons) sont maintenues ensemble dans le noyau. Mais chaque partie peut être isolée, et ce sont les parties isolées du noyau de l’âme, pour ainsi dire, qui peuvent se manifester dans le monde terrestre, sous la forme de diverses personnalités.
d) Toutes les « incarnations » sont absolument volontaires. Personne n’est lancé dans le monde contre son gré. On ne peut venir sur terre qu’un nombre restreint de fois, peut-être une fois seulement. Il y a une infinité de possibilités et aucun principe catégorique. Mais une fois incarné, l’être oublie la raison de sa venue et il n’y a qu’une part de celui-ci qui arrive sur terre : cette partie de l’âme qui s’est portée volontaire peut-être pour y venir apprendre quelque nouvelle leçon.
Je comprends mal comment, François Brune, dont j’ai parlé au début, puisse se servir des propos de Liszt pour nier la réincarnation. Le texte ci-dessus ne peut pas être plus clair pour corroborer les enseignements de Seth et de Cayce à ce sujet.
L’opinion
de Jung

C’est dans son autobiographie, que Jung parle du phénomène de la réincarnation. J’en ai fait allusion au début de cet essai. Mais voici ses considérations plus détaillées. Je cite ce long texte parce qu’il situe bien le questionnement que se fait l’homme sérieux et désireux de se connaître dans sa nature profonde.
« Le problème du karma m’est resté obscur, de même que celui de la réincarnation personnelle ou de la métempsychose. Libera et vacua mente (l’esprit libre et sans idée préconçue), je prends note avec respect de la profession de foi indienne en faveur de la réincarnation et je regarde autour de moi, dans le champ de mon expérience, me demandant si n’importe où et n’importe comment ne se produit pas un événement qui puisse légitimement évoquer la réincarnation. Il va de soi que je laisse de côté les témoignages, relativement nombreux chez nous, de croyance à la réincarnation. Une croyance me prouve seulement l’existence du « phénomène croyance », mais nullement la réalité de son contenu. Il faut que celui-ci se révèle à moi empiriquement, en lui-même, pour que je l’accepte. Jusqu’à ces dernières années, bien que j’y eusse apporté toute mon attention, je n’avais pas été à même de découvrir quoi que ce soit de persuasif à ce sujet. Mais récemment j’ai observé chez moi une série de rêves qui, de toute apparence, décrivent le processus de réincarnation d’une personnalité défunte de ma connaissance. Il était même possible de poursuivre avec une probabilité non totalement négligeable, certains aspects de cette réincarnation jusqu’à la réalité empirique. Mais jamais plus je n’ai eu l’occasion de rencontrer ou d’apprendre quelque chose de semblable, de sorte que je n’ai aucune possibilité de comparaison. Mon observation donc étant subjective et isolée, je veux seulement mentionner son existence, mais non son contenu. Je dois avouer cependant que, depuis cette expérience, je considère d’un œil quelque peu différent le problème de la réincarnation, sans toutefois pouvoir, il est vrai, défendre une opinion avec certitude (12)
Je me permets de signaler ici les nombreuses
recherches de psychologues et de parapsychologues sur les cas de NDE (Near
Death Experience), ou d’EFM (Expérience aux Frontières de
Notes
(1) Jane Roberts, La réalité personnelle, T-1, p. 227.
(2) Ibidem.
(3) Ibidem,
T-2, p. 237.
(4) Ibidem, T-1,
p. 228.
(5) Cité dans Noël Langley, Edgar Cayce et la réincarnation, Éd. Select, 1982, p. 92.
(6) Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 246.
(7) Voir L’amour
foudre et Danser dans la lumière.
(8) Voir entre autres Au-delà de notre monde.
(9) Voir Document D : Témoignages de réincarnés.
(10) Voir Document E : La surconscience.
(11) Rosemary Brown, En communication avec l’au-delà, Éd. J’ai Lu.
(12) C. G.
Jung, Ma vie, Gallimard, p. 363.
(13) Voir les ouvrages de Raymond Moody, de Kenneth Ring, du Dr Melvin Morse et d’Elisabeth Kubler-Ross pour en citer quelques-uns.
(14) Voir les ouvrages très intéressants de Helen Wambach (La vie avant la vie) et de Michael Newton (Un autre corps pour mon âme).
Document D
Témoignages de réincarnés
Voici
deux témoignages tirés du volume de Helen Wambach relatant les résultats de sa
recherche sur le sur-conscient par l’hypnose en 1978.
Incarnation
masculine
« Oui,
j’ai choisi de naître. Quelqu’un m’a aidé à faire ce choix; et c’était une voix
en qui j’avais toute confiance. Elle était douce, très avisée et elle m’aidait.
J’étais très content à l’idée de renaître. Quand vous avez demandé pourquoi je
vivais. J'ai immédiatement pensé : pour accroître la conscience de mes
semblables. J’ai choisi ce siècle parce que c’est une époque de changement où
les gens ont besoin de beaucoup de stabilité intérieure. Je suis censé les
aider d’une manière ou d’une autre. J’ai choisi d’être un homme, parce que
c’est plus facile dans mon travail et c’est un rôle que j’aime bien. Ma mère
était ma femme dans une vie passée, et mon père était mon fils. J'ai quelques
images d’autres époux ou amants, mais rien de précis; quant à mes enfants et
aux parents éloignés, je n’ai vu qu’un oncle que je connaissais auparavant.
J’ai gardé beaucoup d’amis de mes vies antérieures. Je me suis rattaché au
fœtus quand je l’ai décidé, c’est-à-dire
peu de temps avant la naissance. Les sentiments de ma mère étaient affectueux.
Quand vous avez posé cette question sur la naissance, je me suis senti bizarre,
avec des sensations de chatouillis sur la peau. Après la naissance, j’étais
heureux; le docteur et ma mère semblaient très contents. Cette vie est une
chose très positive pour moi et cette séance m’a apporté une énergie
nouvelle. »[1]
Incarnation
féminine
« Oui, j’ai choisi de naître, et j’y ai
réfléchi avec l’aide d’une sorte de professeur. Je voulais vivre. Mais quand on
m’a demandé dans quel but, j’ai alors eu la sensation d’attendre quelque chose,
je ne sais pas quoi. J’ignore pourquoi j’ai choisi cette époque, par contre je
sais que j’ai voulu être une femme parce que j’avais été un homme dans
plusieurs vies antérieures. Je ne connaissais ni mon père ni ma mère dans des
vies passées. Mais je connaissais mon mari et certains de mes amis. Je me suis
rattachée au fœtus uniquement lorsque j’étais prête à naître. Je sentais que ma
mère avait très peur lors de la naissance. Tout ce que moi j’ai ressenti, c’est
une sensation de tourbillon et de chute. Après, j’ai vue une pièce blanche avec
des meubles de bois foncé. Ce voyage hypnotique a été une expérience bizarre.
J’ai choisi cette vie à travers différentes possibilités, bien que
limitées. »[2]
Autre témoignage
Une femme me déclara en prenant la feuille [du
compte-rendu] :
« J’ai
ressenti une grande compassion pour ce bébé qui était moi ! Et quelle tristesse
j’ai éprouvée en quittant l’endroit où j’étais pour revenir à la vie physique !
J’ai eu beaucoup de mal à me contenter des limites de ce corps minuscule, ne
voulant pas perdre la légèreté et l’amour que j’avais connus entre mes deux
vies. » Elle rit en me montrant les larmes qui coulaient le long de ses
joues. Je la rassurai en lui disant que c’était une réaction normale et qu’elle
se sentirait de nouveau joyeuse.
« Je
suis joyeuse, dit-elle, mais je viens de me rendre compte que la naissance
n’est pas une chose heureuse. Les deux morts qui ont mis fin à ms vies passées
étaient des expériences très agréables. La tragédie, c’est de naître. »[3]
Document E
La surconscience
Comment
est-il possible d’entrer en contact avec l’âme grâce à l’hypnose ? Imaginez-vous l’esprit comme étant constitué
de trois cercles concentriques, chacun plus petit que le précédent, séparés les
uns des autres uniquement par différents niveaux de conscience. Le premier
cercle, à l’extérieur, représente le conscient, à l’origine de l’esprit
critique et analytique, ainsi que de la raison. Le deuxième représente
l’inconscient, réservoir de tous nos souvenirs de la vie présente et des vies
antérieures et auquel l’hypnose nous permet d’accéder en premier. Puis, Au
tréfonds de l’être, il y a le troisième niveau, qu’on appelle le surconscient
ou la surconscience. Ce niveau de conscience le plus élevé, le Soi, représente
l’expression d’un pouvoir transcendant.
La
surconscience, siège de notre véritable identité, constitue un prolongement de
l’inconscient, où se trouvent les souvenirs des nombreux alter ego assumés sous
différentes formes humaines. En fait, la surconscience n’est peut-être pas tant
un niveau de conscience que l’âme elle-même. Elle est le fondement de la
sagesse, et toute l’information que je détiens sur la vie après la mort
provient de cette source d’énergie intelligente.
Jusqu’à
quel point l’hypnose peut-elle constituer un moyen valable de recherche de la
vérité ? Les personnes sous hypnose ne rêvent pas et n’hallucinent pas. Nous ne
rêvons pas selon un ordre chronologique et nous n’hallucinons pas non plus
lorsque nous sommes en état de transe dirigée. Lorsque les sujets entrent en
transe, leurs ondes cérébrales ralentissent, passant de l’émission d’ondes Bêta
(état de veille) aux ondes Alpha (état méditatif) pour émettre, après avoir
passé par différentes niveaux, les ondes Thêta, À ce dernier stade, le sujet
est hypnotisé, mais il ne dort pas. Lorsque nous dormons, notre cerveau émet
des ondes Delta et les messages qui en proviennent sont dirigés vers
l’inconscient et déchargés sous forme de rêves. Il faut mentionner que, lorsque
le cerveau émet des ondes Thêta, l’esprit ne sombre pas dans l’inconscience, de
telle manière qu’il est toujours possible de recevoir et d’émettre des
messages, tous les canaux de la mémoire étant ouverts.
Les
gens sous hypnose témoignent des images et des dialogues en provenance de leur
inconscient. Incapables de mentir lorsqu’ils répondent aux questions qui leur
sont posées, ils peuvent cependant mal interpréter ce que leur inconscient leur
révèle, tout comme lorsqu’ils sont conscients. Dans cet état, les gens
composent difficilement avec ce qui va à l’encontre de leur croyance.[4]
[1] Helen Wambach, La vie avant la vie, J’ai Lu, pp. 32-33.
[2] Ibidem, p. 33.
[3] Ibidem, pp. 29-30.
[4] Michael Newton, Un autre corps pour mon âme, pp. 12-13.