9

Témoignages

 

 

 Je donnerai maintenant dans un premier temps l’enseignement de Seth que je complèterai par quelques considérations d’Edgar Cayce, et d’autres communications médiumniques qui viendront corroborer l’existence de la réincarnation, dans des termes similaires ; puis l’opinion de Jung sur cette question.  Le but de la réincarnation a été défini dans l’exposé sur la Mort. Il reste maintenant à expliquer son fonctionnement dans le cadre de la créativité de l’individu.

 

L’enseignement de Seth

            Si vous avez intégré toute ce qui a été dit jusqu’ici, vous comprenez d’emblée  que la conception populaire de la réincarnation, cette conception linéaire selon laquelle une vie dépend de la précédente et véhicule un karma punitif, est tout à fait erronée. « Avec vos théories de culpabilité et de punition, vous imaginez souvent être défavorisés dans cette existence par la culpabilité de votre vie antérieure ; ou pire encore, par des actes répréhensibles accumulés au cours des siècles (1). » Cette conception suppose une coupure temporelle entre des réincarnations successives, comme un moment semble succéder à un autre. Elle applique à ce phénomène une réalité de causes et d’effets qui ne s’applique que dans un contexte tridimensionnel.  Or, le temps n’existe pas  en réalité ; il constitue une hypothèse de base, une structure psychique que notre conscience crée pour la perception sensible qui est essentiellement fragmentaire. Car l’ego, comme nous l’avons dit plus haut, ne peut embrasser la réalité globale que bribe par bribe.

 

            En réalité toutes nos réincarnations existent en même temps, dans un présent intemporel. Comme il a été dit plus haut, il est plus logique de parler alors d’ « incarnations multiples simultanées ». « Ces existences multiples sont cependant simultanées et extensibles. Votre pensée consciente se développe en assumant le rôle qui lui est dévolu dans une telle réalité multidimensionnelle (2). » Et Seth ajoute, selon cette logique : « Chaque jour est une incarnation, et je ne parle pas symboliquement, car grâce à la rencontre de l’âme et de la chair, chaque « soi » reflète quotidiennement ses soi « réincarnationnels » ou simultanés (3). »

 

 Une clarification importante s’impose ici concernant « ce qui s’incarne ». Ce n’est pas l’ego mais le Moi, l’entité, qui s’incarne dans diverses personnalités pour s’exprimer par sa créativité dans la réalité physique. Par exemple, ce n’est pas moi, dans mon idiosyncrasie (Marcel Mercier), qui se réincarne dans une autre vie, mais mon individualité globale, mon Moi profond, mon entité, dont chaque vie est un fragment, un ego différent, une autre personnalité physique.

  

            Seth nous invite à méditer sur cette réalité dans notre contexte tridimensionnel: « Ainsi les vies que vous avez vécues ne sont pas vous, alors qu’elles sont de vous. Fermez les yeux. Considérez chacune de vos respirations comme des vies, et vous comme l’entité à travers laquelle elles sont passées et passent encore. Alors vous sentirez votre état de grâce, et votre culpabilité artificielle vous paraîtra futile. Ceci ne vient pas nier l’intégrité suprême et complète de l’individualité, car vous êtes autant l’entité individuelle à travers laquelle coulent ces existences que ces vies uniques qui s’expriment par vous (4). »

 

L’enseignement d’Edgar Cayce

Ce que tu sèmes, tu le récoltes, à moins que tu n’aies passé de la loi charnelle, c’est-à-dire la loi du karma, à la loi de Grâce (Lecture 5075-1).

 

            Au début de sa carrière de médium, Cayce ne croyait pas à la réincarnation. Ce fut pour lui un choc lorsqu’il prit connaissance des premières communications qu’il donna, en transe médiumnique, pour un de ses amis, dont il donnait quelques vies antérieures. Ses amis ont dû le rassurer en lui indiquant des passages de la Bible où il en était clairement question. Beaucoup des Lectures de vie qu’il donnait pour les malades qui s’adressaient à lui retracent, pour ceux-ci, des vies antérieures qui avaient quelques liens avec leurs problèmes ou leurs dispositions actuelles.

 

            On le questionna également sur ses propres réincarnations. Les révélations qu’il donna à ce sujet étaient stupéfiantes, d’autant plus que plusieurs de ses vies antérieures étaient contemporaines de certaines réincarnations du Christ. Un exemple parmi d’autres : en Égypte, vers 10,500 avant .J.-C., l’entité Cayce s’était incarnée dans un grand-prêtre du nom de Ra-Ta , contemporain d’Hermès, incarnation de l’entité Christ. Tous les deux étaient impliqués dans la construction de la grande Pyramide.

 

Au sujet de l’existence d’une dette karmique, Cayce affirme à un consultant: Seulement celle que tu construis dans ta propre conscience (Lecture 1298-1). Qu’est-ce qu’une dette karmique ? Tu mélanges tout ! Tu embrouilles cette idée dans ton esprit ! Qu’est-ce que la Vie, sinon un don de ton Créateur, afin que tu puisses pleinement être Un avec Lui ? Tes relations à ton prochain, à travers les différentes expériences des incarnations terrestres, s’éclairent à la lumière des Forces Créatrices, dans ta relation à l’acte en soi. Et, plus précisément, pour tes relations personnelles avec ton père, ta mère, ton frère, ou n’importe qui d’autre, ce qui compte, c’est de te regarder en face, dans le cadre des relations mises en œuvre par tes proches. Il ne s’agit pas d’une dette karmique entre tes parents et toi, mais d’une dette karmique avec toi-même. Cette dette qui doit être travaillée au moyen des relations familiales qui existent aujourd’hui ! Cela est vrai pour toute âme (Lecture 1436-3).

 

Jésus seul est le modèle structurel de chaque âme. Il est ton karma, si tu veux bien mettre ta confiance en Lui (Lecture 2067-2). On peut affronter son karma en soi-même, soit en Lui. (Lecture 2990-2)

 

Gardez toujours une attitude bienveillante, joviale, pleine d’espoir. Chaque jour, faites rire de grand cœur au moins trois personnes en leur racontant quelque chose de drôle. Non seulement cela vous aidera, mais cela aidera aussi les autres (Lecture 789-1). Car sachez que seuls ceux que Dieu a comblés de ses faveurs possèdent l’aptitude à rire, même au milieu des nuages de doute et de toutes sortes d«’épreuves. (Lecture 2984-1)

 

Car on n’entre pas par hasard dans le séjour matériel de la Terre. Mais on y est né en vue d’un objectif précis. Et chaque âme est attirée ici par les influences qu’elle a pu visualiser depuis Là-Haut. (Lecture 3128-1)

 

Car chaque cycle est un degré de plus dans l’expérience de l’entité, ou âme. Et lorsqu’elle doit le travailler, il lui vient le désir impérieux de s’incarner dans la matière à ce moment-là. (Lecture 1703-3)

 

(Cayce signale des vies sur d’autres planètes) Comme nous l’avons dit – et cela a été donné aussi pour d’autres – Arcturus est ce que l’on pourrait appeler le centre de l’Univers, à travers lequel les individus passent à la période de leur choix ; et là ils doivent choisir aussi où ils doivent retourner pour compléter leur stage – c’est-à-dire dans notre système planétaire, notre Soleil, avec notre Terre et son système de planètes… Ou bien s’ils passeront dans d’autres systèmes. (Lecture 5749-14)

 

Il est nécessaire de finir le parcours du système solaire […] Ce qui a été commencé sur la Terre doit être fini sur la Terre. Le système solaire auquel appartient la Terre n’est seulement qu’une partie du tout. Car, en ce qui concerne le nombre des planètes qui gravitent dans le même système que la Terre, ces planètes forment un tout et sont reliées les unes aux autres. C’est le cycle système dans son entier, qui doit être fini, voyez-vous ? (Lecture 5749-14)

 

Les individus sur la Terre évoluent de cycle en cycle, dans leur propre ligne de développement, dans leurs relations avec les autres, et dans les activités qu’ils doivent comprendre dans telle vie terrestre. Chacun prend son chemin dans des circonstances bien définies. (Lecture 993-4)

 

Chaque cycle amène l’âme-entité à une nouvelle croisée des chemins, où elle se sent poussée intérieurement vers une ou plusieurs activités sur la Terre. Mais ces activités ont été choisies exprès pour que l’entité comprenne pourquoi elles sont une partie nécessaire de son expérience totale. (Lecture 3128-1)

 

Il est donc nécessaire que l’âme humaine se perfectionne à travers de multiples expériences ; elle doit parcourir tous les royaumes existants. Cela, afin que l’âme, ayant atteint la perfection, ne se trouve pas désaccordée au royaume de beauté, d’harmonie et de force divine où elle est appelée à devenir compagne/compagnon de cette Force créatrice

 

D’où la nécessité de ces expériences de vie, qui ne sont que des occasions de grandir ; en effet, quel que soit le niveau de conscience où chacun d’entre nous pense être parvenu, le Père désire que chaque âme continue à dérouler le fil d’or de sa force consciente, pour se hisser jusqu’à lui. (Lecture 805-4)

 

Chaque entité était, est appelée à devenir compagne/compagnon de cette Force Créatrice que nous appelons Dieu. Ainsi, chaque entité est une enfant de Dieu, et une partie du Tout. Aussi les désirs latents, et réalisés, sont-ils des moyens de s’exprimer pour l’entité dans les différentes étapes de sa prise de conscience. Dans le séjour matériel sur la Terre, ces désirs trouvent leur expression et leur réalisation à travers trois dimensions : corps, esprit et âme pour chaque entité. Ces dimensions, ou étapes, représentent les trois attributs spirituels, qui sont accessibles à l’intelligence de ceux qui se sont incarnés sur le plan terrestre. Cependant, au fur et à mesure que le mental et le spirituel gagnent en expression et en force, en contrôlant de mieux en mieux les expériences terrestres, l’entité s’éveille à d’autres dimensions pendant son séjour sur la Terre. Par suite, l’âme arrive de mieux en mieux à s’exprimer à travers et au moyen de la matière, elle manifeste de mieux en mieux son esprit et son âme. Bien que le corps soit dépendant de toutes les influences matérielles, il peut être contrôlé, et les émotions aussi, par le mental. Et le mental doit être dirigé par l’esprit. L’esprit est cette portion de la cause première, qui trouve son expression dans tout ce qui est durable, dans notre mental et aussi dans la matière. (Lecture 2533-1)

 

Pourquoi ne nous souvenons-nous pas de nos vies antérieures ? À cela Cayce répond :

            « Nous n’avons aucune raison de nous en souvenir. Nous sommes la somme globale de nos souvenirs (5). » Et Seth lui fait écho: Chaque soi intérieur qui prend une nouvelle forme lui impose ainsi qu’à sa structure génétique entière la mémoire des expériences physiques passées dans lesquelles il a été impliqué. […] Celui-ci dans son image corporelle actuelle détient donc la mémoire génétique des formes physiques passées du soi, de leurs forces et de leurs faiblesses (6). »

 

Certains pourraient voir une certaine antinomie entre le langage de Seth et celui de Cayce concernant la réincarnation. Cayce parle souvent de dettes karmiques et de péché, de punition mais également de la grâce qui libère de toute punition. Cayce endormi répond aux questions de clients qui sont aux prises avec certains problèmes. Il se met à leur portée et tente de leur apporter une réponse qui puisse les aider à s’améliorer. Il part donc de l’ego, de l’individu incarné sur Terre qui est aux prises avec ses propres croyances fausses ou erronées, alors que Seth, Entité désincarnée, part du Moi profond et enseigne à l’individu incarné, sa véritable nature d’un être conscient et créateur de sa propre réalité par ses croyances. Si ces dernières sont fausses et erronées, l’individu vivra son incarnation dans la disharmonie ; Il empêche ainsi que sa grâce naturelle assure son harmonie physique et spirituelle. Ces deux langages, loin d’être antinomiques, se complètent : ce que Cayce appelle péché, désobéissance à la Loi, Seth en parle en termes de fausses croyances qui ne correspondent pas à la vraie nature de l’individu créant ainsi la disharmonie dans sa personnalité. Mais tous les deux se réfèrent à la grâce naturelle (Seth) ou à la Loi de Grâce (Cayce) pour rétablir l’harmonie et la joie de vivre.

 

Autres communications médiumniques

            Des personnalités sérieuses et reconnues pour la profondeur de leurs recherches psychiques, telles que l’actrice Shirley MacLaine (7) et la journaliste de réputation internationale, Ruth Montgomery (8) ont amené des millions de lecteurs à s’interroger sur cette question controversée. Les recherches sous hypnose menées par la psychologue Helen Wambach en 1978 et qu’elle relate dans son livre La vie avant la vie, peuvent être assimilées à des communications médiumniques dans lesquelles les sujets en transe hypnotique profonde revivent des événements antérieurs à leur naissance. Dans cet état, qui ressemble à celui de Cayce lors de ses Lectures, leur subconscient leur rappelle le choix qu’ils ont fait de renaître, le choix de leurs parents, le choix du sexe qu’ils ou qu’elles assumeraient dans cette nouvelle existence (9).

 

            L’usage de la transe hypnotique pour fouiller le subconscient des sujets fut largement utilisé par d’autres psychologues ou psychiatres pour élucider le sujet brûlant de la réincarnation : on se rappelle du volume, controversé en son temps, de Morey Bernstein, À  la recherche de Bridey Murphy (1956), suivi dix ans plus tard par Nos vies antérieures de Joan Grant et Denys Kelsey et leur méthode de psychothérapie par la régression d’âge. Plus récemment, le Dr Michael Newton (Un autre corps pour mon âme) a démontré qu’avec l’hypnose on pouvait avoir accès à la surconscience (10) (ou conscience de l’âme elle-même) et la questionner sur ses activités entre deux vies et sur sa réincarnation.

 

Un médium qui nous a transmis de la musique de l’au-delà, Rosemary Brown, questionna un jour Franz Liszt, son principal interlocuteur psychique, sur cet épineux problème de la réincarnation. (11)

 

Voici la synthèse des informations qu’elle en a reçues. Elles vont dans le même sens que les affirmations de Cayce et de Seth.

 

a)      Les théories terrestres sur la réincarnation ne correspondent pas à la réalité. La même personne ne revient jamais deux fois sur terre, car cela est impossible. Par exemple, si Rosemary Brown était destinée à renaître, elle devrait avoir des parents différents, des ancêtres différents, un cerveau différent, mais une partie du moi pourrait être infusée dans le nouvel être. Lorsque le corps physique cesse de fonctionner au moment de la mort, cette qualité essentielle qui est infusée retourne à son tout originel. Il y a donc, en un sens, réincarnation, mais ce n’est pas la « répétition » de la même personne.

b)      Sur terre, les hommes se considèrent comme des êtres complets, alors qu’il n’y a qu’une partie de leur être qui se manifeste par l’intermédiaire du corps et du cerveau. Le reste demeure en esprit mais est relié à l’homme terrestre avec lequel il ne forme qu’un tout.

c)      L’homme ne forme pas réellement une « unité ». Chaque personne est une âme avec de nombreux aspects, comparable à la structure d’un atome. Les parties séparées (protons, neutrons) sont maintenues ensemble dans le noyau. Mais chaque partie peut être isolée, et ce sont les parties isolées du noyau de l’âme, pour ainsi dire, qui peuvent se manifester dans le monde terrestre, sous la forme de diverses personnalités.

d)      Toutes les « incarnations » sont absolument volontaires. Personne n’est lancé dans le monde contre son gré. On ne peut venir sur terre qu’un nombre restreint de fois, peut-être une fois seulement. Il y a une infinité de possibilités et aucun principe catégorique. Mais une fois incarné, l’être oublie la raison de sa venue et il n’y a qu’une part de celui-ci qui arrive sur terre : cette partie de l’âme qui s’est portée volontaire peut-être pour y venir apprendre quelque nouvelle leçon.

 

Je comprends mal comment, François Brune, dont j’ai parlé au début, puisse se servir des propos de Liszt pour nier la réincarnation. Le texte ci-dessus ne peut pas être plus clair pour corroborer les enseignements de Seth et de Cayce à ce sujet.

 

 

 

L’opinion de Jung

C’est dans son autobiographie, que Jung parle du phénomène de la réincarnation. J’en ai fait allusion au début de cet essai. Mais voici ses considérations plus détaillées. Je cite ce long texte parce qu’il situe bien le questionnement que se fait l’homme sérieux et désireux de se connaître dans sa nature profonde.

 

« Le problème du karma m’est resté obscur, de même que celui de la réincarnation personnelle ou de la métempsychose. Libera et vacua mente (l’esprit libre et sans idée préconçue), je prends note avec respect de la profession de foi indienne en faveur de la réincarnation et je regarde autour de moi, dans le champ de mon expérience, me demandant si n’importe où et n’importe comment ne se produit pas un événement qui puisse légitimement évoquer la réincarnation. Il va de soi que je laisse de côté les témoignages, relativement nombreux chez nous, de croyance à la réincarnation. Une croyance me prouve seulement l’existence du « phénomène croyance », mais nullement la réalité de son contenu. Il faut que celui-ci se révèle à moi empiriquement, en lui-même, pour que je l’accepte. Jusqu’à ces dernières années, bien que j’y eusse apporté toute mon attention, je n’avais pas été à même de découvrir quoi que ce soit de persuasif à ce sujet. Mais récemment j’ai observé chez moi une série de rêves qui, de toute apparence, décrivent le processus de réincarnation d’une personnalité défunte de ma connaissance. Il était même possible de poursuivre avec une probabilité non totalement négligeable, certains aspects de cette réincarnation jusqu’à la réalité empirique. Mais jamais plus je n’ai eu l’occasion de rencontrer ou d’apprendre quelque chose de semblable, de sorte que je n’ai aucune possibilité de comparaison. Mon observation donc étant subjective et isolée, je veux seulement mentionner son existence, mais non son contenu. Je dois avouer cependant que, depuis cette expérience, je considère d’un œil quelque peu différent le problème de la réincarnation, sans toutefois pouvoir, il est vrai, défendre une opinion avec certitude (12)

 

Je me permets de signaler ici les nombreuses recherches de psychologues et de parapsychologues sur les cas de NDE (Near Death Experience), ou d’EFM (Expérience aux Frontières de la Mort) (13). Les ouvrages de Raymond Moody (La vie après la vie et Lumières sur la vie après la vie) ont alimenté la réflexion d’une large portion de la population mondiale parallèlement aux nombreux ouvrages sur la mort du Dr Elisabeth Kubler-Ross. J’ai déjà souligné plus haut d’autres chercheurs qui ont tenté, au moyen de l’hypnose, de sonder l’inconscient ou le superconscient de leurs patients, médiums ou pas, pour vérifier l’existence de la réincarnation (14)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes

 

(1) Jane Roberts, La réalité personnelle, T-1, p. 227.

(2) Ibidem.

(3) Ibidem, T-2, p. 237.

(4) Ibidem, T-1, p. 228.

(5) Cité dans Noël Langley, Edgar Cayce et la réincarnation, Éd. Select, 1982, p. 92.

(6) Jane Roberts, L’enseignement de Seth, p. 246.

(7) Voir L’amour foudre et Danser dans la lumière.

(8) Voir entre autres Au-delà de notre monde.

(9) Voir Document D : Témoignages de réincarnés.

(10) Voir Document E : La surconscience.

(11) Rosemary Brown, En communication avec l’au-delà, Éd. J’ai Lu.

(12) C. G. Jung, Ma vie, Gallimard, p. 363.

(13) Voir les ouvrages de Raymond Moody, de Kenneth Ring, du Dr Melvin Morse et d’Elisabeth Kubler-Ross pour en citer quelques-uns.

(14) Voir les ouvrages très intéressants de  Helen Wambach (La vie avant la vie)  et de Michael Newton (Un autre corps pour mon âme).

 

 

Document D

 

Témoignages de réincarnés

 

            Voici deux témoignages tirés du volume de Helen Wambach relatant les résultats de sa recherche sur le sur-conscient par l’hypnose en 1978.

 

Incarnation masculine

            « Oui, j’ai choisi de naître. Quelqu’un m’a aidé à faire ce choix; et c’était une voix en qui j’avais toute confiance. Elle était douce, très avisée et elle m’aidait. J’étais très content à l’idée de renaître. Quand vous avez demandé pourquoi je vivais. J'ai immédiatement pensé : pour accroître la conscience de mes semblables. J’ai choisi ce siècle parce que c’est une époque de changement où les gens ont besoin de beaucoup de stabilité intérieure. Je suis censé les aider d’une manière ou d’une autre. J’ai choisi d’être un homme, parce que c’est plus facile dans mon travail et c’est un rôle que j’aime bien. Ma mère était ma femme dans une vie passée, et mon père était mon fils. J'ai quelques images d’autres époux ou amants, mais rien de précis; quant à mes enfants et aux parents éloignés, je n’ai vu qu’un oncle que je connaissais auparavant. J’ai gardé beaucoup d’amis de mes vies antérieures. Je me suis rattaché au fœtus  quand je l’ai décidé, c’est-à-dire peu de temps avant la naissance. Les sentiments de ma mère étaient affectueux. Quand vous avez posé cette question sur la naissance, je me suis senti bizarre, avec des sensations de chatouillis sur la peau. Après la naissance, j’étais heureux; le docteur et ma mère semblaient très contents. Cette vie est une chose très positive pour moi et cette séance m’a apporté une énergie nouvelle. »[1]

 

Incarnation féminine

« Oui, j’ai choisi de naître, et j’y ai réfléchi avec l’aide d’une sorte de professeur. Je voulais vivre. Mais quand on m’a demandé dans quel but, j’ai alors eu la sensation d’attendre quelque chose, je ne sais pas quoi. J’ignore pourquoi j’ai choisi cette époque, par contre je sais que j’ai voulu être une femme parce que j’avais été un homme dans plusieurs vies antérieures. Je ne connaissais ni mon père ni ma mère dans des vies passées. Mais je connaissais mon mari et certains de mes amis. Je me suis rattachée au fœtus uniquement lorsque j’étais prête à naître. Je sentais que ma mère avait très peur lors de la naissance. Tout ce que moi j’ai ressenti, c’est une sensation de tourbillon et de chute. Après, j’ai vue une pièce blanche avec des meubles de bois foncé. Ce voyage hypnotique a été une expérience bizarre. J’ai choisi cette vie à travers différentes possibilités, bien que limitées. »[2]

 

Autre témoignage

Une femme me déclara en prenant la feuille [du compte-rendu] :

            « J’ai ressenti une grande compassion pour ce bébé qui était moi ! Et quelle tristesse j’ai éprouvée en quittant l’endroit où j’étais pour revenir à la vie physique ! J’ai eu beaucoup de mal à me contenter des limites de ce corps minuscule, ne voulant pas perdre la légèreté et l’amour que j’avais connus entre mes deux vies. » Elle rit en me montrant les larmes qui coulaient le long de ses joues. Je la rassurai en lui disant que c’était une réaction normale et qu’elle se sentirait de nouveau joyeuse.

            « Je suis joyeuse, dit-elle, mais je viens de me rendre compte que la naissance n’est pas une chose heureuse. Les deux morts qui ont mis fin à ms vies passées étaient des expériences très agréables. La tragédie, c’est de naître. »[3]

 

Document E

La surconscience

 

            Comment est-il possible d’entrer en contact avec l’âme grâce à l’hypnose ?  Imaginez-vous l’esprit comme étant constitué de trois cercles concentriques, chacun plus petit que le précédent, séparés les uns des autres uniquement par différents niveaux de conscience. Le premier cercle, à l’extérieur, représente le conscient, à l’origine de l’esprit critique et analytique, ainsi que de la raison. Le deuxième représente l’inconscient, réservoir de tous nos souvenirs de la vie présente et des vies antérieures et auquel l’hypnose nous permet d’accéder en premier. Puis, Au tréfonds de l’être, il y a le troisième niveau, qu’on appelle le surconscient ou la surconscience. Ce niveau de conscience le plus élevé, le Soi, représente l’expression d’un pouvoir transcendant.

 

            La surconscience, siège de notre véritable identité, constitue un prolongement de l’inconscient, où se trouvent les souvenirs des nombreux alter ego assumés sous différentes formes humaines. En fait, la surconscience n’est peut-être pas tant un niveau de conscience que l’âme elle-même. Elle est le fondement de la sagesse, et toute l’information que je détiens sur la vie après la mort provient de cette source d’énergie intelligente.

 

            Jusqu’à quel point l’hypnose peut-elle constituer un moyen valable de recherche de la vérité ? Les personnes sous hypnose ne rêvent pas et n’hallucinent pas. Nous ne rêvons pas selon un ordre chronologique et nous n’hallucinons pas non plus lorsque nous sommes en état de transe dirigée. Lorsque les sujets entrent en transe, leurs ondes cérébrales ralentissent, passant de l’émission d’ondes Bêta (état de veille) aux ondes Alpha (état méditatif) pour émettre, après avoir passé par différentes niveaux, les ondes Thêta, À ce dernier stade, le sujet est hypnotisé, mais il ne dort pas. Lorsque nous dormons, notre cerveau émet des ondes Delta et les messages qui en proviennent sont dirigés vers l’inconscient et déchargés sous forme de rêves. Il faut mentionner que, lorsque le cerveau émet des ondes Thêta, l’esprit ne sombre pas dans l’inconscience, de telle manière qu’il est toujours possible de recevoir et d’émettre des messages, tous les canaux de la mémoire étant ouverts.

 

            Les gens sous hypnose témoignent des images et des dialogues en provenance de leur inconscient. Incapables de mentir lorsqu’ils répondent aux questions qui leur sont posées, ils peuvent cependant mal interpréter ce que leur inconscient leur révèle, tout comme lorsqu’ils sont conscients. Dans cet état, les gens composent difficilement avec ce qui va à l’encontre de leur croyance.[4]

 

[1] Helen Wambach, La vie avant la vie, J’ai Lu, pp. 32-33.

[2] Ibidem, p. 33.

[3] Ibidem, pp. 29-30.

[4] Michael Newton, Un autre corps pour mon âme, pp. 12-13.