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Les
textes évangéliques
La Bonne Nouvelle
(évangile) est fondamentalement un message de Vie en plénitude que le Christ
incarné en Jésus de Nazareth, selon les évangiles synoptiques*, est venu nous
annoncer, à nous, ses frères et fils du Père, dont il est le
« Premier-né ». Rien n’est plus fluide et expansif que la vie et rien
n’est plus restrictif et sclérosant que le « dogmatisme ». Il faut
donc se garder des préjugés qu’un enseignement fondé uniquement sur la
« lettre » peut inculquer à nos esprits avides de connaissance et
dotés de libre créativité.
Malheureusement,
la « catéchèse » chrétienne officielle cultive ces préjugés qui ont
pour but apparemment de préserver la « pureté de la Foi », définie par
l’énoncé de vérités qu’on doit accepter sans en discuter la portée et le
bien-fondé. Cette mesure disciplinaire s’imposait, sans doute, dans un temps où
les « fidèles » étaient plus ou moins ignorants sur le plan
philosophique ou théologique, afin de garder une communauté de pensée au sein
d’un groupement religieux (église). Cette mesure disciplinaire n’a plus de
raison d’être aujourd’hui, La prolonger menace la liberté de pensée et
d’expression essentielle à l’être humain.
Ce qu’il y a malheureusement de dangereux dans le
mouvement de masse, même s’il est dirigé vers le bien, c’est qu’il favorise et
doit favoriser des croyances aveugles. L’Église ne peut pas expliquer les
vérités qu’elle présente sous une forme imagée, puisqu’elle ne reconnaît aucun
point de vue extérieur. Elle se meut donc toujours exclusivement dans le cadre
de ses images, et ses arguments demeurent des pétitions de principe. Le
troupeau d’innocentes brebis a constitué depuis toujours le prototype
symbolique de la multitude croyante. Sans doute l’Église connaît le loup
ravisseur recouvert d’une peau de brebis qui séduit la foi de la multitude pour
déchirer ensuite ses dupes. Le tragique est que la confiance aveugle qui
conduit à la perte est utilisée dans l’Église même et y est célébrée comme la
vertu suprême. Pourtant il a été dit : « Soyez donc rusé comme des
serpents » (Mathieu, X, 16) et la
Bible elle-même met en valeur la calliditas (ruse,
intelligence vitale) et l’astutia du serpent.
Cette mise en garde de Jung est des
plus justes et des plus opportunes concernant l’attitude traditionnelle des
autorités ecclésiales. Heureusement,
il n’en va plus de même à notre époque où les idées et les événements
atteignent toutes les classes de la société par des média technologiques des
plus sophistiqués : télévision, radio, cellulaires, et surtout ordinateurs
qui donnent accès à la grande toile de connaissance que constitue l’Internet.
Il
est certain que, si Jésus de Nazareth apparaissait de nos jours pour délivrer
son message d’amour fraternel et de joie spirituelle, il le ferait dans un langage
approprié à notre civilisation et avec des images différentes de celles qu’il
employait il y a 2000 ans. N’est-ce pas ce que nous devons faire nous-mêmes qui
voulons perpétuer son « Évangile ». Ce préambule m’est apparu
opportun avant de présenter les textes qui véhiculent, semble-t-il, son
enseignement, et que j’ai l’intention de confronter à une interprétation
différente de celle qu’on a traditionnellement retenue.
Les
évangiles canoniques*
Le
canon ou la liste des évangiles reconnus par l’Église comportent seulement
quatre textes : l’un attribué à l’apôtre Matthieu, un autre, à Marc,
disciple et secrétaire de l’apôtre Pierre; le troisième, à Luc, médecin et
compagnon de Paul de Tarse et le dernier, à l’apôtre Jean, le disciple
bien-aimé. Les plus importants manuscrits qui les véhiculent sont le Codex Vaticanus, conservé au Vatican et
le Codex Sinaïticus, trouvé dans un
monastère du Mont Sinaï et conservé au British Museum de Londres.
D’autres
manuscrits d’importance secondaire furent écrits en Syriaque, en copte (Égypte)
et en grec. Ils ont tout de même, avec les citations des Pères de l’Église,
permis à la critique textuelle d’approcher peu à peu les textes originaux
rédigés à partir de la tradition apostolique orale qui alimentait la prédication
et l’enseignement de la Foi
chrétienne jusqu’en 140 apr. J.-C. Les premiers textes écrits commencèrent à
circuler vers 150 et étaient officialisés en 170. Cependant certains
spécialistes sont d’avis que l’évangile de Marc aurait été écrit, pour les chrétiens
de Rome, entre 63 et 70, donc tout près des événements contemporains de Jésus
de Nazareth. Ce qui lui donne une plus grande proximité du texte original
lui-même Les manuscrits dont nous disposons présentement sont des copies des
originaux écrits en grec et certains même sont des copies de copies. Ce qui
laisse à penser, à juste titre, que certains copistes (moines) se seraient
permis de modifier quelque peu les textes soit pour les adapter sur le plan
littéraire, soit pour les conformer aux idées et croyances de leur temps. Ce
qui rend délicate et ardue la critique textuelle.
De
son côté, Seth affirme que de nombreux évangiles ont été écrits dans d’autres
pays relatant des épisodes méconnus de la vie du Christ. Ces épisodes n’ont pas
été consignés dans la Bible (NT) :
Ils
représentaient des enseignements tout à fait différents qui pouvaient être
acceptés par ceux qui, à cette époque, avaient des croyances différentes de
celles des Juifs. Les messages étaient formulés différemment, mais encore une fois,
ils n’en soutenaient pas moins l’affirmation du « soi » et la
continuité de son existence après la mort. Ils mettaient toujours l’accent sur
l’amour.
Puis, faisant allusion aux évangiles canoniques, Seth révèle que l’un des
évangiles est déformé parce qu’il a été écrit après les autres « et les
événements ont été faussés pour qu’ils apparaissent s’être déroulés dans un
tout autre contexte. En dépit de cela, le message du Christ reflétait toujours
l’affirmation personnelle ». Il s’agirait de la version actuelle de
l’évangile de Matthieu.
À ce moment,
le Christ a consolidé la conscience humaine pour les siècles à venir, La vision
du Christ n’était pas restrictive. À présent je parle votre langage. Cependant,
c’est cette même vision, ce même esprit qui a donné naissance à toutes vos
religions; des cadres diversifiés à travers lesquels, selon l’époque, les
peuples purent s’exprimer et se développer. Dans tous les cas, les religions
ont débuté avec la pensée de l’époque, adoptant les croyances populaires pour
s’étendre par la suite. Voilà l’aspect spirituel de l’évolution humaine. Les
idées-cadres de la vie psychique et mentale prirent beaucoup plus d’importance
que les aspects physiques, au fur et à mesure du changement et de la croissance
de l’espèce.
Cette dernière
phrase est à retenir pour comprendre, plus loin, les affirmations de Seth sur la Crucifixion et
l’Ascension du Christ. Revenons aux révélations de Cayce et voyons brièvement
la biographie qu’il trace de Jésus de Nazareth.
Notes