Un peintre porté aux nus (3)

Un faune et sa famille
Avec "La nymphe à la source" (après 1537), Cranach est le premier artiste du nord à peindre une femme nue couchée, comme offerte. Mais elle tient à distance les satyres avec une inscription en latin dans un coin du tableau où elle demande que l'on ne "trouble pas son sommeil". Wikipedia.
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En voici deux autres versions sur les 12 nymphes qu’il a peintes en variant toujours les poses du sujet et le paysage.


« Divinités féminines de la nature, d’une rare beauté, généralement considérées comme les filles de Zeus et du Ciel, les nymphes grecques peuplent la plupart des lieux : forêts et bois, montagnes et bocages, sources et rivières, vallées fertiles et grottes... Elles sont souvent associées à des divinités supérieures comme la chasseresse Artémis (Diane), le devin Apollon, le maître des mers Poséidon, la déesse de l'agriculture Déméter, le dieu de la vigne Dionysos ou encore à des dieux plus rustiques comme Pan ou Hermès » Wikipedia.
Aussi la présence d’un arc et d’un carquois rempli de flèches près de la plupart des nymphes de Cranach laisse à penser que l’artiste les assimilait à Diane la chasseresse.
Un autre thème largement traité par les artistes de la Renaissance, fut Lucrèce, dame romaine qui se suicida après avoir été violée par le roi étrusque Tarquin le Superbe.
Cranach a fait de Lucrèce 35 tableaux aux poses variées, nue ou habillée. En voici deux exemples typiques:
Cranach peignit également 35 Ève avec autant de
variantes. Les deux tableaux suivants d’Adam
et Ève en Éden montrent un traitement bien différent du même sujet.

Enfin, pour suivre la tradition des « humanistes », il peignit également plusieurs tableaux du Jugement de Pâris. Pour bien marquer que ce jugement est à l’origine de la Guerre de Troie, l’artiste affuble déjà Paris d’une cotte de maille. La pomme d’or de la discorde est symbolisée par une sphère transparente que tient l’intendant de Pâris.

« Aux noces de Pélée et Thétis sur l'Olympe, tous les dieux sont invités excepté Éris, déesse de la Discorde. Pour se venger, elle leur jette une pomme d'or avec la mention : « Pour la plus belle » — c'est la « pomme de discorde ». Trois déesses revendiquent alors le fruit, Héra, Athéna et Aphrodite. Afin de mettre un terme à la dispute, Zeus ordonne à Hermès d'emmener les déesses sur le mont Ida, à charge pour Pâris de désigner la gagnante. Le jeune homme accorde finalement le prix à Aphrodite, qui lui a promis l'amour d'Hélène. » Wikipedia.
Pâris, prince troyen, vient donc en Grèce chercher son dû, promis par Aphrodite. Arrivé à Sparte, il est reçu par Ménélas. Profitant d'un bref voyage du roi spartiate en Crète, il séduit et enlève Hélène, sa femme, puis retourne à Troie avec elle et une bonne part du butin de Ménélas. Pour venger cet affront, Ménélas demande l'appui de tous les Grecs au nom du Serment de Tyndare, ce qui provoque la guerre de Troie. (D’après Wikipedia).
« Les dieux et les déesses de l'Olympe prennent chacun le parti d'un des protagonistes de ce conflit : Aphrodite (Vénus) est l'alliée des Troyens (elle est d'ailleurs mère de l'un d'entre eux, le prince Énée) tandis qu'Athéna et Héra, auxquelles Pâris a préféré Aphrodite, sont évidemment du côté des Grecs ». Wikipedia.